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4e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le nouveau site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°14), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : investir en SCPI.

Le prochain dossier va paraître dimanche 5/2 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera les perspectives de la pierre en 2023 et celles, notamment, des biens immobiliers alternatifs.

La retrospective 2022 est aussi disponible ici.

La France est au plus mal mais… [INÉDIT]

La France est au plus mal.

L’Europe aussi.

Les décisions s’enchaînent et contribuent toutes, avec une singulière constance, à détruire ce qui faisait jadis notre force, nos atouts, voire notre identité : notre programme nucléaire, conçu par le Général, est vieillissant et mal entretenu, alors qu’il promettait de nous garantir « une certaine souveraineté énergétique », comme eût dit son concepteur en personne ; nos artisans, notamment boulangers, souffrent, comme conséquence d’une guerre qui n’est pas celle de la France, d’une explosion de leur facture d’électricité qui les menace d’une faillite généralisée, comme ils sont désormais en train de le clamer haut et fort sous les fenêtres de Bruno Le Maire himself ; de petits télégraphistes, du style de Roselyne Bachelot, se croient intelligents, alors même que cette dernière était ministre de la culture quand Notre-Dame-de-Paris a brûlé, toujours mystérieusement jusqu’à aujourd’hui, de proclamer sur les ondes qu’« il y a trop d’églises en France », faisant réagir l’homme-sandwich du Président en matière patrimoniale : Stéphane Bern.

Et caetera. Et caetera. Ad nauseam.             

Mêmes nos alliés historiques, les Etats-Unis, n’ont plus que faire d’une Union européenne dont ils ont non seulement compris mais orchestré (qu’on lise, au hasard, une biographie de Jean Monnet) qu’elle devait devenir une UERSS : une Union européenne des républiques socialistes soviétiques. En témoigne le recul glaçant de nos libertés fondamentales depuis que s’enchaînent sur notre sol états d’urgence sécuritaire, sanitaire et, à bas bruit, climatique !

Regardez-les, depuis deux décennies, ces Présidents américains, de Bush à Biden en passant par Obama, exporter leur paix et leur démocratie à coups de canon mitrailleur, de chars, de « carpet bombing », de « frappes chirurgicales ». Pour du pavot. Pour du pétrole. Pour – horreur ! – extraterritorialiser leur « US dollar ». Et les voilà, à présent, qui volent au secours des entreprises européennes en les subventionnant grassement si elles acceptent, pour bénéficier d’une énergie moins chère, de s’implanter outre-Atlantique : le suédois Northvolt renonce à son projet teuton ; Siemens Energy part offshore aux USA ; Volkswagen mise sur le Tennessee.

En face, on est interdits.

On se terre.

On est confondus.

La caste a tout cassé.

Gâtée, elle sent que la salle de jeux a commencé à se vider de ses joujoux les plus drôles ; frustrée, elle pique sa crise pour tout détruire avant que ses ennemis, parfois du même camp, ne se servent.  

Quelle dose de malheur, de dissolution de notre narcissisme hexagonal faut-il atteindre pour revivifier, enfin, le pacte bimillénaire de la France avec la liberté ?

Jusqu’où l’esprit de corruption et l’empire du mensonge auront-ils raison de nos valeurs, de notre foi, de notre âme ?  

Qui sommes-nous si nous ne nous levons pas pour l’avenir du fruit de nos entrailles ?  

Que laisserons-nous à nos enfants et petits-enfants, si nous n’arrêtons pas, pacifiquement, légalement, ces malfaiteurs qui sentent bien, entre deux toasts à Davos, que la situation leur échappe.  

Puisons en nous-mêmes les forces insoupçonnées de la joie, de l’intuition, de la solidarité – la vraie, de l’effort collectif conjugué à la responsabilité individuelle pour relever la tête, d’abord, et rebâtir ensemble, ensuite.

Haut les cœurs !   


Florent Ly-Machabert

Quatorzième dossier disponible

Retrouvez notre 14ème dossier, disponible sur le site du Courrier de stratèges ! Après avoir posé les bases de notre stratégie (cliquez ici), puis abordé l’or, les métaux blancs, les matières premières, l’art-investissement, le secteur non coté, les devises étrangères, les actions françaises, les cryptoactifs, les obligations souveraines, l’assurance-vie, l’entreposage physique de l’or et la nature-investissement, nous consacrons ce deuxième dossier de l’année à l’épargne immobilière à travers les SCPI.

N’hésitez pas à consulter aussi notre 3ème tableau de bord de l’épargnant, disponible gratuitement chaque samedi sur le site du Courrier des stratèges.

3e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le nouveau site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°13), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : la nature-investissement.

Le prochain dossier va paraître dimanche 22/1 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera l’épargne immobilière au travers des SCPI.

La retrospective 2022 est aussi disponible ici.

Pourquoi les prix de l’électricité s’envolent-ils en France ? (extrait de Finance & Tic, N°24)

Il s’en est fallu de peu, début février 2022, pour que nous subissions une augmentation de 35% de notre facture d’électricité. Seul un blocage des prix, imposé par le gouvernement quelques semaines auparavant, a pu ramener la hausse à « seulement » 4% et à 15% en 2023. Comment se fait-il que la France, pays du nucléaire, connu pour son électricité bon marché, ait vu autant s’envoler les prix ? Que va-t-il se passer après le 1er juillet 2023, date de mise à mort par l’UE du “bouclier tarifaire” à la française ?

Un tarif protecteur

Les consommateurs français sont censés être protégés des variations du prix de marché. Côté particuliers et TPE (très petites entreprises), un tarif régulé de vente (TRV), exclusivement proposé par EDF, sert de référence de prix pour le marché grand public. C’est par rapport à ce tarif que les concurrents d’EDF mettent en avant des offres à -5% voire -10% pour essayer de grignoter des parts de marché. Le TRV est revalorisé par décret une fois par an, en février.

À côté de ce prix réglementé, le marché français est aussi régulé en amont, côté production, afin de faire bénéficier les entreprises comme les particuliers du nucléaire compétitif. La clé de ce dispositif s’appelle l’Arenh. L’Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique (Arenh) permet à tous les fournisseurs alternatifs de s’approvisionner en électricité auprès d’EDF dans des conditions fixées par les pouvoirs publics. Dans ce cadre, EDF vend à ses concurrents, à un tarif fixe et très modique de 42€ par mégawattheure, pas moins de 100 térawattheures (TWh) d’origine nucléaire sur une consommation française totale d’environ 470 TWh. Le reste est vendu par EDF en contrats long terme aux industriels électro-intensifs. Au final, la hausse des prix est amortie par l’Arenh, pour les particuliers.

Recours au marché

Mais la partie non amortie est de plus en plus importante et fait de plus en plus mal aux entreprises. Il y a quelques années, les 100 térawattheures satisfaisaient aux besoins des fournisseurs alternatifs, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Ayant gagné des parts de marché contre EDF, les concurrents ont davantage besoin d’électricité. Cet hiver, ils ont déposé un niveau de demandes record de 160 TWh au titre de l’année 2022. Ils ont par conséquent dû acheter les 60 TWh manquants pour la production française en décembre. Au moment où le cours de l’électricité battait tous ses records en France et en Europe.

Le surcoût lié a été pris en compte mécaniquement dans la formule de revalorisation annuelle du TRV. Ne pas le faire aurait conduit les fournisseurs, qui proposent des offres à prix indexés sur l’évolution du TRV, à la faillite. Ils verraient en effet leur coût d’approvisionnement s’envoler, vu les records sur les prix de vente, sans pouvoir augmenter leurs prix, entraînant une vente à perte conséquente. Le TRV est donc ajusté en tenant compte du marché qui flambe depuis des mois, et les 60 TWh achetés à prix d’or expliquent la hausse de 35% qu’aurait dû connaître le TRV.

Le mécanisme du TRV fonctionne donc bien quand les fournisseurs alternatifs ne demandent pas plus de 100 TWh d’Arenh. À partir du moment où il y a dépassement, l’évolution du TRV, censé protéger les consommateurs contre les variations de prix tout en les faisant bénéficier du nucléaire pas cher, est dépendant des prix de marché. Une partie de la formule de revalorisation du TRV prend en compte la moyenne des prix de marché lissée sur deux ans. Une autre prend en compte les prix de marché durant décembre, qui ont explosé en 2021.

Des réseaux nationaux interconnectés

Sur le marché de l’électricité, ce n’est pas le nucléaire, réputé bon marché, qui fait le prix, mais la dernière centrale mise en route pour satisfaire la demande (coût marginal). Ce rôle est rempli par les centrales tournant au gaz ou au charbon. Leurs coûts dépendent directement du cours du gaz (allemand) et de celui de la tonne de CO2. Quand ils battent des records historiques, comme c’est le cas depuis l’automne 2021, le prix du mégawattheure fait de même. Cette règle vaut pour tous les marchés nationaux européens.

Les réseaux nationaux sont d’ailleurs interconnectés, ce qui permet de combler les manques ponctuels dans un pays, en cas de pic de consommation hivernale en France, par exemple. En temps normal, cela contribue à rapprocher les prix entre pays voisins. Ainsi, sans ces connexions, reliant les réseaux des différents pays, le prix sur le marché serait plus cher dans les pays qui l’importent. Des interconnexions d’une capacité infinie déboucheraient sur un prix unique européen. Mais comme elles ont des capacités limitées, cela provoque des différences de prix entre pays. Au final, si un pays dispose d’excédents d’électricité pas chère, celle-ci sera exportée, contribuant à faire baisser le prix dans le pays qui l’importe. Dans la limite de ce que peuvent faire transiter les interconnexions.


Florent Ly-Machabert

Treizième dossier et rétrospective 2022 disponibles

Retrouvez notre 13ème dossier, disponible sur le site du Courrier de stratèges ! Après avoir posé les bases de notre stratégie (cliquez ici), puis abordé l’or, les métaux blancs, les matières premières, l’art-investissement, le secteur non coté, les devises étrangères, les actions françaises, les cryptoactifs, les obligations souveraines, l’assurance-vie et l’entreposage physique de l’or, nous consacrons ce premier dossier de l’année, accompagné comme chaque premier dossier du mois de la mise à jour du « baromètre Machabert », au capital naturel (vignobles, forêts, bétail, etc.).

N’hésitez pas à consulter aussi notre 2ème tableau de bord de l’épargnant, disponible gratuitement chaque samedi sur le site du Courrier des stratèges.

Enfin, si vous souhaitez vous procurer ou offrir les 12 dossiers bimensuels parus depuis au second semestre 2022, voici à un prix attractif la rétrospective 2022.

2e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le nouveau site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°12), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : Entreposer son or.

Le prochain dossier va paraître incessamment dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explore des pistes d’investissement dans la nature (vignoble, forêt…), couplées à la mise à jour mensuelle du baromètre de la sécession patrimoniale.

1er tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le nouveau site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°12), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : Entreposer son or.

Le prochain dossier paraîtra demain dimanche 08/01 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera des pistes d’investissement dans la nature (vignoble, forêt…), couplées à la mise à jour mensuelle du baromètre de la sécession patrimoniale.