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Archives juin 2024

[Hebdo du Courrier] Arnault prend L’Epée contre Macron.

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°48), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : le métavers, l’informatique quantique & les nouvelles technologies.

Le prochain dossier va paraître dimanche 07/07/24 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il portera sur le luxe français.

Règle d’or : quel déficit public tolérer ?

Gabriel Attal invente une règle d’or digne de « Sciences (pi)Po » !

En déclarant vouloir inscrire dans la loi l’interdiction d’augmenter les impôts, le Premier ministre pour encore quelques jours a proposé une mesure à la fois improvisée, absurde, injuste et contradictoire.  

Mesure improvisée, car la macronie a elle-même été saisie par l’annonce de la dissolution le 9/6, l’ex-Présidente de l’Assemblée ayant même tenté de dissuader E Macron…

Mesure absurde car la vraie règle d’or consiste, dans une stricte orthodoxie budgétaire, à interdire constitutionnellement (et non dans une loi qui se fait et se défait) le déficit public (et non la seule hausse des impôts !), ce qui, compte tenu de notre médaille d’or en matière de prélèvements obligatoires (47% du PIB), nous contraindrait à réduire drastiquement nos dépenses publiques (57% du PIB), thème qui reste le grand tabou et le grand angle mort de ces législatives éclair…

Notons que, dans une version atténuée, la règle d’or consiste à limiter le déficit public au financement de l’investissement public et non de dépenses de fonctionnement comme c’est le cas aujourd’hui chaque année à compter de la mi-juillet. Rappelons que Bercy doit actuellement lever sur le marché obligataire près de 300 Mds € par an, dont 60% de déficit annuel et 40% d’amortissement de titres de dette qui arrivent à échéance. Dans ce contexte, une règle d’or digne de ce nom devrait consister à trouver d’abord 50 à 100 Mds € par an, à terme près de 150, pour ne plus avoir de déficit (ou à la rigueur) un « déficit d’investissement », ce qui suppose d’avoir tôt ou tard un vrai débat sur le périmètre de l’État et donc, de fait, sur notre système de protection sociale qui représente plus de la moitié des dépenses publiques (environ 850 Mds € annuels) : combien de temps va-t-on continuer avec un système de retraite étatisé à 100% ? Idem pour la santé et l’éducation…

Mesure injuste car elle nous condamnerait à un financement par l’emprunt et donc à la dette perpétuelle, qui n’est rien d’autre que de l’impôt levé sur les générations futures, ce qui contrevient au consentement à l’impôt !

Mesure contradictoire, enfin, avec les annonces du Gouvernement : qu’est-ce donc que la hausse du gaz de 12% en juillet prochain, sinon une hausse du droit d’accise, qui est un impôt indirect sur l’énergie, comme nous en avons vécu une sur l’électricité le 1er février dernier ?

Qu’est-ce qu’un bon système fiscal ?

Les caractéristiques d’un bon système fiscal sont connues ; en effet, il doit être :

– Simple à comprendre ;

– Peu coûteux (de parfaits contre-exemples sont l’ISF et la taxe Hollande à 75% qui n’a fonctionné que 2 ans) ;  

– Équitable : c’est là qu’il y a débat, car notre impôt sur le revenu est progressif en apparence, alors que du fait des niches fiscales, il taxe moins les ménages aisés que les classes moyennes, tandis que la TVA, impôt proportionnel par excellence, taxe davantage en pourcentage de leurs revenus les ménages modestes, puisqu’ils consomment 90% à 95% de leurs revenus là où les classes moyennes ou aisées, qui épargnent davantage, soustraient à la TVA le revenu non consommé.  

Nous sommes favorables à l’instauration d’un impôt sur le revenu de type « flat tax » à 20% et une baisse de tous les autres prélèvements obligatoires (pour en ramener la part dans le PIB à 30/35%), ce qui doit être financé, en face, par une coupe drastique des dépenses publiques (système de protection sociale à repenser, agences de l’État à supprimer, masse salariale des fonctionnaires à rationaliser, etc.).

Florent Ly-Machabert


Quarante-huitième dossier disponible

Retrouvez notre 48ème dossier, disponible sur le site du Courrier de stratèges ! Après avoir posé les bases de notre stratégie (cliquez ici), puis abordé l’or, les métaux blancs, les matières premières, l’art-investissement, le secteur non coté, les devises étrangères, les actions françaises, les cryptoactifs, les obligations souveraines, l’assurance-vie, l’entreposage physique de l’or, la nature-investissement, les SCPI, la pierre et l’immobilier alternatif, les lois de défiscalisation immobilière, la débancarisation en cryptos, la gestion en bon père de famille et l’optimisation successorale, les principales stratégies de désendettement, la situation d’Air Liquide, la fiscalité des cryptos, le mode d’emploi des actions en bourse, l’achat d’or en période de crise et de guerre, la préparation de sa retraite, les banques digitales et autres courtiers en ligne, le Plan d’Épargne Logement (PEL), les ETF, les produits structurés, l’Impôt sur la Fortune Immobilière, les opportunités d’investissement en Inde, les actions et obligations émergentes, les opportunités d’investissement au Japon, les enchères, notamment immobilières, la négociation d’un crédit immobilier en 2024, une mise à jour du portefeuille d’actions que nous vous avions proposé dans le dossier N°8, une rétrospective des 23 dossiers parus en 2023, la création de rentes, la transmission du patrimoine sans en perdre le contrôle, les SCI, les stratégies légales d’évitement d’un contrôle fiscal, l’hydrogène, les labels ESG, les investissements santé, le match du long terme entre classes d’actifs, les nouveautés de l’impôt sur le revenu 2024, l’or comme actif vert et le retour en grâce des foncières, nous consacrons ce treizième dossier de l’année à la tech.

N’hésitez pas aussi à consulter notre dernier hebdo, disponible chaque samedi sur le site du Courrier des stratèges, ou notre dernier débat économique avec Eric Verhaeghe et à rejoindre notre chaîne “Stratèges en patrimoine”.

[Hebdo du Courrier] Vers une auto-dissolution de la macronie ?

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°47), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : le retour en grâce des foncières.

Le prochain dossier va paraître dimanche 23/06/24 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il portera sur la tech.

Combien le marché de la vérification d’identité pèse-t-il ?

Près de 16 Mds $ en perspective

La vérification d’identité, biométrique ou non, représenterait, selon le rapport « Identity Verification Market – Global Forecast to 2025 », un marché de quelque 16 Mds $ à horizon 2025, soit plus du double de ce qu’il était en 2020 (7,6 Mds $) et un taux de croissance annuel moyen (TCAM) de presque 16%.

Les perspectives mises à jour pour 2028 font désormais état de quelque 22 Mds $, soit un TCAM ralenti d’environ 11% entre 2025 et 2028.

Les principaux moteurs de croissance de ce marché comprennent l’augmentation des initiatives de numérisation, la croissance des activités frauduleuses et du vol (ou usurpation) d’identité au cours de la décennie 2010-2020, mais aussi la hausse des cas d’utilisation des identités numériques parmi les secteurs « verticaux » (grappes industrielles étroites).

Notons toutefois que la disparité des prix dans les solutions et services de vérification d’identité constitue l’un des principaux freins à la croissance de ce marché. 

Le boom de la biométrie

Par type, c’est le segment de la vérification d’identité biométrique qui croîtra au rythme le plus élevé au cours des prochaines années, les solutions biométriques consistant en des mécanismes de verrouillage et de capture de l’identité des individus sur la base de la reconnaissance des empreintes digitales, de celle de l’iris et de la reconnaissance faciale.

Sans surprise, l’Amérique du Nord devrait représenter le principal marché, suivi, en croissance, de l’Asie-Pacifique.

Le marché du jeu et du pari offre également des leviers de croissance importants.

En termes de firmes, au-delà des multinationales de la tech US (MAMAA[1]) ou chinoise (BATX[2]), une myriade d’entreprises de tailles variées ont fait irruption sur ce marché, y compris en France, à suivre d’autant plus près que la période Covid a révélé les appétences de la caste pour les dispositifs de tracing, de tracking, de crédit social, voire de monnaie numérique/programmable (CBDC[3]).

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Florent Ly-Machabert


[1] Microsoft, Amazon, Meta, Apple, Alphabet

[2] Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi

[3] Central Bank Digital Currency


[Hebdo du Courrier] L’Ouest balance entre métavers et dure réalité

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