Selon un processus d’annonce peu usuel, il est donc désormais certain que la BCE va baisser une première fois son principal taux directeur début juin, et ce alors même que la FED est restée beaucoup plus énigmatique quant à son propre calendrier de baisse des taux.
S’il s’agit là, en apparence, d’une bonne nouvelle pour les emprunteurs, par exemple les primo-accédants qui pourront acquérir leur logement à crédit moyennant un montant d’intérêts plus faible, le découplage des baisses de taux entre la FED et la BCE va faire fléchir le taux de change euro/dollar, cette baisse de l’euro contribuant à alourdir notre inflation importée (notre facture énergétique notamment), cependant que les flux de capitaux des investisseurs se renforceront outre-Atlantique…
Le secteur bancaire européen, par ailleurs déjà très fragilisé comme en attestent les clôtures inopinées de livrets d’épargne réglementés en France, devrait également continuer d’être mis sous pression (voir graphique ci-dessous) par cette volonté de la BCE de reflater si tôt – et même trop tôt !
Cerise sur le gâteau : le FMI vient de lancer un premier avertissement à la France en matière de finances publiques… A part ça, tout va bien au Royaume de Navarre.
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Florent Ly-Machabert a répondu mercredi 29/05 aux questions d’Eric Verhaeghe du Courrier des Stratèges concernant le coût annuel de l’UE pour chaque Français.
Dix-septième volet d’un débat économique désormais hebdomadaire.
Florent Ly-Machabert a répondu mardi 21/05 aux questions d’Eric Verhaeghe du Courrier des Stratèges concernant les effectifs de l’emploi public en 2023 et leur évolution sur le dernier quart de siècle.
Seizième volet d’un débat économique désormais hebdomadaire.
Florent Ly-Machabert a répondu mardi 14/05 aux questions d’Eric Verhaeghe du Courrier des Stratèges concernant les retraites du public comparées à celles du privé.
Quinzième volet d’un débat économique désormais hebdomadaire.
Ainsi donc deux des trois plus grandes agences de notation internationales, Fitch Ratings et Moody’s, n’ont pas estimé nécessaire de dégrader la note de la dette française, et ce en dépit de la situation dramatique dans laquelle se trouvent nos finances publiques. Les raisons en sont simples. D’abord, ces agences savent que le seul service public qui compte pour elles, c’est-à-dire le Trésor public (Bercy), est aussi le seul à fonctionner encore très bien : dit autrement, la capacité de la France à lever l’impôt est intacte ! Tout baigne donc ! Ensuite, ces agences savent aussi que le patrimoine financier des Français est très conséquent, supérieur à 6 000 Mds €, soit une manne considérable dans laquelle l’État n’hésitera pas, le cas échéant, à piocher pour rembourser sa dette. G Attal, vous le savez, a d’ailleurs confié au député Jean-René Cazeneuve une mission pour savoir, en juin prochain, quels produits financiers cibler prioritairement… Après avoir lancé un ballon d’essai autour du livret A et de l’assurance-vie, G Attal a finalement reculé devant la levée de boucliers observée et a, dans un premier temps, écarté ces produits du viseur du fisc.
Il faut à présent s’attendre à ce que les plus-values et les dividendes (taxés aujourd’hui à 30%), mais aussi les revenus locatifs soient à l’avenir davantage fiscalisés. La taxation d’un « loyer imputé » (fictif) pour les propriétaires, net des éventuelles charges de remboursement d’un crédit immobilier toutefois, est aussi à l’étude, même s’il s’agit d’un très vieux serpent de mer. Quoi qu’il arrive, et avec le degré d’autosatisfaction dont fait preuve la petite caste au pouvoir des hommes gris, vous devez rester vigilant, pour protéger vos droits de propriété, votre patrimoine, vos proches et vous-même.