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N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°5), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : L’art-investissement.

Le prochain dossier paraîtra dimanche 25/09 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera l’investissement dans les TPE, PME et PMI locales.

Qui supporte vraiment l’inflation ?

Question douloureuse mais réponse, hélas, très simple !

Les courbes ci-dessous représentent, en 1980 à gauche et en 2014 à droite, l’évolution des revenus réels, c’est-à-dire corrigés de l’inflation, des plus modestes aux plus riches. La rupture est saisissante, puisqu’en 1980, année qui a connu un taux de croissance annuel moyen des revenus de 2%, on voit clairement que ce sont les plus pauvres qui augmentent leurs revenus le plus vite (+3,5% par exemple pour les 5% de la population les moins aisés, contre une hausse des revenus inférieure à 1,5% pour les 20% les plus riches), alors que 34 ans plus tard, ce sont les 10% les plus aisés qui augmentent le plus, et exponentiellement, leurs revenus (jusqu’à +6% pour le top 1%), tous les autres enregistrant une hausse de leurs revenus inférieure au taux de croissance annuel moyen de 1,4%.

Source : LISC

Non seulement on peut en déduire que les inégalités entre riches et pauvres ont explosé entre les deux dates, mais la situation ne s’est pas arrangée depuis 2014 ! En effet, la politique monétaire expansionniste liée au Covid depuis 2020 (intervenue en réalité pour masquer la nouvelle crise financière qui couvait) a encore aggravé la situation en permettant aux ultra-riches de capter presque toute la « richesse créée », ou plutôt, en l’espèce, toutes les liquidités injectées par la banque centrale et qui sont venues alimenter les marchés boursiers et immobiliers, sur lesquels les riches étaient déjà très investis. 

Par ailleurs, le surplus d’épargne financière des ménages lié à la crise Covid et que nous voyons dans le graphique ci-dessous (avec projections pour 2022-2023) a été capté à près de 80% par les 20% – à  nouveau – des ménages les plus aisés, le reste des ménages français devant immédiatement mobiliser les aides gouvernementales voire leur épargne d’avant-crise pour faire face, notamment, aux confinements successifs.


Ajoutons à cela que la part des dépenses contraintes, qui, comble de malheur, concerne des secteurs actuellement très inflationnistes (l’énergie, l’alimentaire, mais aussi le logement dans une moindre mesure) est d’autant plus grande que les ménages sont modestes : elle est proche de 100% pour les premiers déciles qui ont une propension marginale à épargner quasi nulle et très faible pour les déciles les plus élevés qui se caractérisent par une propension marginale à épargner très grande.

Tout se combine donc actuellement pour continuer à appauvrir drastiquement les classes modestes, ce qui n’augure rien qui vaille pour la paix sociale. Mais il paraît que c’est le petit secret des politiques communistes…       

Florent Ly-Machabert

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Qu’est-ce que la “pentification”…

… de la courbe des taux d’intérêt ?

On désigne par « pentification de la courbe des taux », « pentification » tout court, voire « pentification des taux », la situation dans laquelle la forme de la courbe des taux d’intérêt obligataires se modifie pour passer d’une courbe concave (pointillé vert dans le graphique ci-dessous, où le financement court terme est moins cher que le long terme) à une courbe convexe voire une droite, du fait du redressement des taux d’intérêt long terme (quadrant en bas à droite).

Nous rappelons ici que le taux d’intérêt, lorsqu’il n’est pas comme aujourd’hui administré par les banquiers centraux, est un prix de marché : celui des fonds prêtables disponibles, mais aussi celui du risque pris par le prêteur et celui du temps, l’épargnant cherchant à compenser son renoncement à la liquidité par l’encaissement d’un taux d’intérêt. Dans ce contexte, il est donc logique que le taux d’intérêt soit une fonction croissante du temps (et du capital prêté), car plus l’investisseur emprunte sur une longue durée, plus le risque de défaut s’accroît et plus le prêteur renonce longtemps à la liquidité de son avoir. Aussi comprend-on mieux que l’autre nom de la pentification soit la « normalisation » de la courbe des taux. Ce phénomène s’observe lorsque les prêteurs exigent une rémunération d’autant plus élevée que l’échéance est lointaine, notamment pour se protéger du risque d’inflation. Toute pentification est donc associée à des anticipations de hausse de l’inflation à terme, ce qui est bien le cas actuellement. Les banquiers centraux sont toutefois contraints par les énormes encours de dettes publiques des pays occidentaux qui ont tous « monétisé le Covid », ce qui les dissuade de remonter les taux directeurs (courts) trop brutalement. Voire de les remonter tout court. L’Histoire dira. 

Y a-t-il donc actuellement pentification ? Non !

Toutefois, les anticipations haussières sur l’inflation sont actuellement neutralisées par les craintes de récession, si bien que la situation dans laquelle le marché obligataire se trouve d’ores et déjà outre-Atlantique est celle d’une “inversion” de la courbe des taux (en gris dans le quadrant en haut à droite), qui traduit que le risque court-terme, du fait de la menace que fait peser une récession hic et nunc sur l’économie américaine, est plus élevé (donc mieux rémunéré) que le risque long-terme. Cette anomalie est même utilisée comme signe avant-coureur de toute récession économique. Actuellement (au 22/08/22), le 2-ans US se rémunère 3,28% contre un 10-ans à 2,97%. CQFD.

Source : Lafinancepourtous.com

Florent Ly-Machabert

L’essor des chatbots dans le secteur de la santé

Une menace ?

Depuis la pandémie, les chatbots ont été utilisés pour communiquer des informations, par exemple, sur le virus, les symptômes, les mesures préventives, les soins personnels, etc. L’année dernière, le Forum économique mondial a réuni une communauté multipartite qui a co-créé « chatbots RESET », un cadre pour régir l’utilisation responsable des chatbots dans les soins de santé.

Plusieurs organisations ont piloté les chatbots. Le pilotage du bot se veut un moyen rapide de valider son contenu en termes de pertinence et de praticité. Les opportunités qui découlent de l’utilisation des chatbots dans les soins de santé sont nombreuses :

  • réduire le coût et augmenter l’accessibilité des soins de santé ;
  • réduire le nombre d’appels sans réponse et alléger le temps de traitement des incidents de santé publique.

L’une des raisons pour lesquelles les chatbots dans le secteur de la santé devraient être régis est la préoccupation d’ordre éthique lorsqu’il s’agit de répondre à un besoin critique sur le plan social, comme les soins de santé, sans intervention humaine.

Quelle valeur ajoutée des chatbots ?

Facilité d’utilisation, pertinence, exhaustivité et organisation des réponses apportées, aide au traitement de la sensibilité des données sont autant d’atouts de cet outil adossé à de l’intelligence artificielle.

Cependant, tous les principes n’étaient pas applicables dans tous les scénarios.   

Sur l’ensemble des entreprises pilotes, toutes sont unanimes concernant la « gouvernance » de cette application. Elle est nécessaire car le domaine est encore relativement nouveau. Par conséquent, les cadres de gouvernance sont indispensables pour combler les lacunes d’une réglementation qui n’a pas encore rattrapé les réalités du développement et du déploiement de produits dans ce domaine en évolution rapide. Par exemple, dans le cadre du Covid, les informations sont constamment mises à jour en raison des recherches en cours et des fluctuations du nombre de personnes infectées. La diffusion et l’accès à des informations objectives provenant de sources validées revêtent donc une grande importance.

La pandémie de COVID-19 a ainsi accéléré la transformation numérique des soins de santé dans le monde. En particulier, il y a une plus grande reconnaissance de la valeur des solutions de santé numériques qui permettent aux patients et aux membres du public de recevoir des conseils médicaux fiables et sûrs à leur domicile, réduisant ainsi le besoin de visites inutiles à l’hôpital.

Le cadre dans son ensemble ne prend pas en compte les différences potentielles de maturité numérique entre les développeurs et les fournisseurs, qui peuvent exister même lorsqu’ils collaborent sur le même projet.

Une maturité numérique plus faible peut entraîner des problèmes avec des attentes réalistes en termes de paramètres de développement/déploiement, tels que la portée et les délais, en grande partie en raison de l’inexpérience de la mise en oeuvre de solutions numériques telles que les chatbots.

Pour conclure, voici les bénéfices réels qui semblent être apportés par les chatbots santé aux différentes entreprises qui les ont expérimentés :

  • La diminution du taux d’appels sans réponse ;
  • Les questions/réponses peuvent être adressées rapidement, à tout moment et indépendamment des ressources humaines grâce à une disponibilité 24h/24 et 7j/7 ;
  • La disparition du temps d’attente et des rappels ;  
  • L’allègement de la charge des employés du centre de services en charge des appels téléphoniques ;
  • La réduction des coûts de personnel du centre de services ;
  • Une prise de décision jugée très bonne. 

En conclusion, nous pouvons rappeler que ni l’IA ni le progrès technologique ne sont en soi bons ou mauvais mais que ce sont les usages qu’on en fait et les fins qu’on sert qui comptent. Si les chatbots peuvent rendre des services sans déshumaniser le secteur où on les implante, alors ils sont une avancée. Dans le cas contraire, passons vite notre chemin.  

Florent Ly-Machabert

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