Le premier institut de formation économique et financière

Économie, finance personnelle, médias libres

Assistez à notre conférence !

N’hésitez pas à prendre votre place pour notre prochaine conférence, qui aura lieu vendredi 11 Mars à 20h30 (et non plus 4 Mars) en cliquant ici

La conférence sera également disponible sur le Twitch de la chaîne de Me Di Vizio (cliquez ici).

Le sujet de cette conférence est le suivant : L’économie à l’épreuve du Covid. Nous présenterons cette conférence pour l’association Je ne suis pas un danger, fondée par Me Di Vizio.

Ragnar FRISCH, le négligé

Un grand économiste et économètre souvent négligé

Norvégien, Ragnar Anton Kittel FRISCH naît dans une famille d‘orfèvres célèbres. Poussé par son père à poursuivre une tradition familiale qui remonte au début du XVIIème siècle, il commence d’ailleurs lui-même comme apprenti orfèvre, avant d’être poussé par sa mère à étudier l’économie à l’Université d’Oslo, où il obtient sa licence à 24 ans. Ayant tôt fait de comprendre que les voyages et la diversité des cultures est une précieuse source d’enrichissements, il se rend en France entre 1921 et 1923 pour y perfectionner ses mathématiques. Il dira d’ailleurs souvent que la France est son deuxième pays. Puis, en 1923, il se rend en Angleterre, séjourne ensuite en RFA (1927-28), aux USA et enfin en Italie, avant de rentrer en Norvège pour y obtenir une chaire de professeur (1931) et de prendre ensuite la direction de l’Institut d’Economie, qu’il gardera jusqu’à sa retraite en 1965. Méconnu de nos jours malgré le prix Nobel qu’il partage en 1969 avec le Néerlandais Tinbergen.
Frisch n’a en effet guère œuvré personnellement à faire sortir ses travaux de l’Université d’Oslo, travaux fort mathématisés par ailleurs, ce qui a pu en rebuter plus d’un. Il jouit néanmoins d’une indiscutable stature internationale du fait de :

  • sa notoriété comme spécialiste de la statistique mathématique (publiant en français dans
    Compte-rendus de l’Académie des Sciences, 1924-26) ;
  • son article qui fera date sur les cycles économiques (1933) ;
  • l’ampleur de son œuvre de plus de 6 500 pages ;
  • sa contribution décisive à l’institutionnalisation de l’économétrie comme nouvelle branche de
    l’économie.

Il fondera d’ailleurs en 1931 la désormais célèbre Société d’Econométrie, à laquelle il associe deux ans
plus tard la non moins fameuse revue internationale qu’il dirigera jusqu’en 1966 : Econometrica.

Un pionnier de la modélisation quantitative, par ailleurs très éclectique

La communauté internationale a sélectionné plusieurs contributions majeures dans l’œuvre de FRISCH :

1ère contribution : en microéconomie
FRISCH a contribué à perfectionner la théorie du consommateur en étudiant les fonctions de demande de façon très poussée, ainsi que les élasticités13 de la demande par rapport aux prix. En matière de théorie du producteur, il a fait progresser l’estimation des fonctions de production et l’étude des mécanismes de substitution entre capital et travail.

2ème contribution : en macroéconomie
FRISCH est avec STONE le pionnier des comptes nationaux, c’est-à-dire de la représentation schématique et quantifiée de l’activité économique d’un pays, ce qui explique que la Norvège ait été l’un les premiers pays à adopter une telle approche, qui s’est depuis largement généralisée. Il a également étudié les politiques économiques et le cycle des affaires notamment. La question des points de retournement (donc des « crises » stricto sensu) l’a beaucoup occupé, de même que la recherche de tendances (trend) et d’emboîtement autour d’elles d’une composante cyclique (dite « réelle ») et d’une composante résiduelle (dite « erratique » ou « aléatoire »).
Il en déduit la théorie de l’impulsion et de la propagation des fluctuations suivante : on trouve, d’abord, à l’origine de la fluctuation des choix erratiques exogènes ainsi que les grappes discontinues d’innovations schumpétériennes ; puis, contribuent à propager les ondes de choc du cycle l’accélérateur d’investissement, les décalages dans la production des biens et l’imparfaite élasticité de la demande de monnaie et de l’offre ; enfin, il remarque que c’est la production de biens d’investissement (ou intermédiaires) qui est le plus soumise aux fluctuations.

3ème contribution : en économétrie
FRISCH a théorisé l’économétrie (créée en 1919 par Pawel Ciompia) qui consiste à tester (notion de « test statistique ») les modèles économiques et a fait progresser l’analyse de la corrélation multiple, en aidant à distinguer la multicolinéarité (c’est-à-dire l’interdépendance des variables agissantes) de la causalité véritable.

4ème contribution : en mathématiques appliquées
Enfin, FRISCH fait partie des fondateurs de la programmation linéaire, donnant notamment naissance à une méthode de résolution d’un programme linéaire dite du « multiplexe » et du « potentiel logarithmique », qui permettent toutes deux d’élucider des cas, fort nombreux en économie, où de nombreuses contraintes rendent le problème complexe.

FRISCH apparaît donc bien comme un auteur prolixe et un véritable pionnier, relativement éclectique, dans de nombreux champs à la fois théoriques et appliqués de l’économie.

Nouvelle vidéo YouTube !

Découvrez notre dernière vidéo YouTube, en collaboration avec Crypto invest !

L’épisode 3 de notre série ITW se déroule avec Yannick Legendre, de la chaîne YouTube Crypto 1nvest. Nous avons traité, en grande majorité du Bitcoin, mais aussi de l’identité numérique et du Web 3.0.

Nos prochaines conférences

Petit à petit, nous nous développons de plus en plus que ce soit par Twitter, YouTube ou bien le site, grâce à vous !

Aujourd’hui, nous sommes très heureux de vous annoncer les dates ainsi que les thématiques de nos prochaines conférences, qui auront lieu en Mars et Juillet 2022.

Le 23 Février 2022 :

Redevenir libres et souverains

Pour l’Université d’été Sophia Polis

Le 4 Mars 2022 :

L’économie à l’épreuve du Covid

Pour l’association “Je Ne Suis Pas Un Danger” (Me Di vizio)

Juillet 2022

La parole publique a-t-elle encore un sens ?

Pour l’Université d’été Sophia Polis

Juillet 2022

Comment redonner du sens à l’économie ?

Pour l’Université d’été Sophia Polis

Quand vendre une action ?

Approche théorique complémentaire de nos études (ESV, ESVod)

S’il est important de choisir son moment pour acheter une action, puisque c’est là en réalité que vous réalisez en grande partie votre plus-value (je rappelle ici que nos Etudes Synthétiques de Valeurs vous indiquent sur des valeurs que nous choisissons pour l’ESV ou que vous sélectionnez librement pour l’ESVod si le titre est 1/ digne d’être acheté et 2/ achetable au moment où l’étude est publiée).


Différents types d’actions

Il est tout d’abord primordial de comprendre que la même « règle de sortie » (c’est-à-dire de vente, quand on coupe une position) ne peut pas s’appliquer à toutes les actions, car tous les titres ne se comportent pas en bourse de la même façon. La seule règle générale valable est de se souvenir, en toutes circonstances, que la bourse est un placement long-terme, dont nous estimons la maturité minimale à 7 ans (comme pour un crédit immobilier pour acquérir sa résidence principale d’ailleurs). Nous allons ainsi distinguer trois cas très différents les uns des autres :

Les entreprises dont la droite de régression a une forte pente (positive)

Exemple : HERMES
Quand le cours de bourse d’une action oscille autour d’une droite de régression fortement croissante, il est absolument contreproductif de faire des allers-retours, et donc de vendre peu de temps après avoir acheté pour espérer attraper un plus-bas, au lieu de la conserver sur le long-terme. J’ai fait les calculs pour vous : faisons l’hypothèse que vous avez vendu en 1999 (+2 écarts-types) 1000 actions Hermès à 40€, réinvestis en 2009 à 56€ (-2 écarts-types) soit 714 actions, que vous revendez en 2011 à 2 écarts-types au-dessus à 246,50€, soit une vente à 176 000€ ; que vous ayez racheté 780 actions à 226€ en 2014 (1 écart-type en-dessous), que vous conservez jusqu’en 2021 où l’action cote 967€.

On constate alors que malgré des allers-retours optimaux, vous avez dans la bataille « perdu » 220 actions (1000 – 780), qui vaudraient 967€ chacune si vous n’aviez pas touché à votre position depuis 1999, soit un coût de trading de presque 213 000 €, et ce du seul fait d’une forte pente de la droite de régression du titre (plus de 18% annuel).

On n’a donc en général jamais intérêt à faire des allers-retours sur le cours de bourse d’une très belle société comme HERMES, qui connaît une belle progression sur les marchés et qui a une belle croissance, car la pente de sa droite de régression annihile tous les efforts de trading réalisés, comme l’illustre notre exemple chiffré.

Les entreprises moyennement performantes et dont le cours de bourse est volatil

Exemple : SOCIETE GENERALE
Quand le cours de bourse d’une action oscille fortement autour d’une droite de régression faiblement croissante, il peut s’avérer rentable de trader la valeur en faisant des allers-retours : c’est le cas par exemple de la bancaire SG, dont la performance annuelle moyenne est de l’ordre de 5% (contre 18% pour Hermès) et donc le cours de bourse est très volatil. Du trading permettra de capter les plus-values liées aux oscillations sans être pénalisé par la pente de la droite de régression qui est plus faible d’un facteur 3,6 que celle d’Hermès. Ainsi, l’acquisition en mars 2009 de 1000 actions à 11€ (-1 écart-type), revendues à 23€ le mois d’après, pour racheter 1917 titres en décembre 2011 à -1,5 écart-type (12€), que vous auriez
revendus en 2013 à 30€, aurait gonflé votre ligne de 11 000€ à 57 500€. Trading gagnant dans ce cas.

On a donc en général intérêt à faire des allers-retours sur le cours de bourse d’une société moyennement performante comme SOCIETE GENERALE, dont le cours de bourse est par ailleurs volatile. Il faut donc combiner forte volatilité et faible performance moyenne (pente de la droite de régression) pour que le trading soit couronné de succès.

Les entreprises au cours de bourse imprévisible

Exemple : IMERYS
Enfin, quand le cours de bourse d’une action est imprévisible mais que sa performance est dans la moyenne supérieure, comme le leader IMERYS des matières premières minérales, dont la tendance annuelle est de l’ordre de 8%, il est périlleux de se livrer à des allers-retours. Par exemple, ce titre valait 31€ en novembre 2011 et seulement 20€ en avril 2020, sans que cela n’infléchisse la pente de la droite de régression.

On n’a donc en général pas intérêt à faire des allers-retours sur le cours de bourse d’une société comme IMERYS, même leader sur son marché, qui connaît une progression annuelle sur les marchés dans la moyenne supérieure, car la pente de sa droite de régression à tendance à réduire à néant la plupart des efforts de trading réalisés.

Conclusion : Dans 2 cas sur 3, il faut privilégier le long-terme aux allers-retours de trading.

Nouvelle vidéo YouTube

Découvrez notre dernière vidéo YouTube !

Pour notre 2eme vidéo de notre concept ITW, nous avons invité sur notre chaîne YouTube l’économiste Philippe Murer, dont voici le trailer :

Nous avons pu aborder de nombreux sujets, dont notamment le Frexit, le pass vaccinal et l’euro numérique.

N’hésitez pas à nous suggérer des personnalités à inviter dans les commentaires de cette vidéo.

Bon visionnage !

Quitter la version mobile