Pourquoi la dette latino en monnaie locale va humilier votre livret A en 2026

Pendant que l’épargnant européen se laisse euthanasier par des taux réels faméliques et une inflation qui grignote son capital dans un silence de cathédrale (le rendement du livret A est en effet annoncé en baisse de 12% pour 2026, de 1,7% à 1,5% !), le monde réel, lui, a déjà choisi son camp.

Le réveil brutal de la vieille Europe

Si vous attendez que la BCE ou la FED vous rendent riche, c’est que vous faites déjà partie du décor. La vérité macroéconomique, brute et sans fard, se trouve désormais au sud du Rio Grande.

Regardez en effet les chiffres : alors que les rendements moyens de la dette souveraine en zone euro, aux USA ou au Japon rasent la moquette (guère plus de 2%), les taux locaux en Amérique latine ont atteint leurs sommets depuis 2008 (plus de 8%… en moyenne !). Ce n’est pas un accident de parcours, c’est une stratégie de survie monétaire que nos banquiers centraux ont tout simplement oubliée. Les banques centrales latinos, elles, ont cogné fort et tôt contre l’inflation.

Résultat ? Un fonds comme LarrainVial Latam Local Currency Debt affiche un rendement nominal à l’échéance de 10,72%. Pendant ce temps, vous vous félicitez de vos 3% sur un compte à terme ? Soyons sérieux.

Le dollar a mangé son pain blanc

La messe est dite pour le billet vert. Mesuré selon le Dollar Index vis-à-vis d’un panier de devises, le dollar a atteint son pic cyclique, signe que les devises latino-américaines sont donc aujourd’hui massivement sous-évaluées en termes réels. En 2025, ce n’est pas seulement le portage (le fameux « carry ») qui a payé, mais une appréciation spectaculaire des monnaies de 13% en moyenne face au dollar. Le peso colombien a même bondi de 19%. On ne parle plus ici de spéculation de casino, mais d’un rattrapage fondamental massif, dont il est encore temps de profiter.

La thèse Neumann : le Brésil, ce coffre-fort à ciel ouvert

Parmi tous les pays latino-américains, comme le martèle Alex Neumann, le Brésil est le pivot de cette résistance financière. Avec des taux de rendement locaux qui ont frôlé les 14% et une compression des rendements de 230 points de base en 2025, le pays a généré des gains en capital que les marchés obligataires occidentaux, ruinés par leurs dettes publiques abyssales, sont désormais stucturellement incapables de produire.

Le « carry trade » brésilien n’est plus un pari exotique, c’est une assurance-vie contre la répression financière européenne. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le fonds a bouclé l’année 2025 sur une performance insolente de +32,58 % net de frais…

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