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Nouvelle vidéo disponible !

Découvrez le 1er extrait de notre entretien avec Antoine Gavory (écrivain reconnu et conseiller municipal) !

Nous avons notamment traité du changement de la société en France, avec les dérives qui l’entourent. Merci à Antoine Gavory d’avoir répondu présent, et rendez-vous le 5 Juillet pour découvrir l’interview en intégralité

Notre dossier est disponible sur la boutique du Courrier des stratèges !

Suite à notre dernier partenariat avec le Courrier des stratèges, notre premier dossier payant est disponible en cliquant ici. Ce premier dossier pose les bases des prochains contenus. N’hésitez pas à nous faire part de vos retours ! Le prochain dossier sort le 3 Juillet prochain.

N’hésitez pas à consulter également notre tableau de bord de l’épargnant chaque semaine sur le site du Courrier des stratèges. Cliquez ici pour voir le dernier paru.

“ESG”, “ISR” : Quesako ?

Un processus d’investissement (ISR) basé sur des critères précis (ESG)

Par « ESG », on désigne 3 critères (Environnement, Social, Gouvernance) sur lesquels on base le processus d’Investissement Socialement Responsable (ISR).

Par Environnement, on entend la prise en compte des émissions de gaz à effet de serre (notamment CO2) de l’entreprise ou du secteur, de son niveau de pollution, de son utilisation des ressources naturelles, de sa consommation d’électricité, de la gestion de l’eau, du recyclage des déchets, de la prévention des risques environnementaux, etc.

Par Social, on entend la prise en compte de la rémunération du travail et de la santé des salariés (par exemple la prévention des accidents), de l’impact de la structure sur la société, de son respect de la réglementation du travail (notamment de pratiques non discriminatoires), de la qualité du dialogue social, de la formation du personnel, etc.

Par Gouvernance, on entend notamment le mode de rémunération du capital (actionnaires) et des dirigeants, la transparence fiscale de l’entreprise, ses pratiques anti-corruption, l’indépendance et la féminisation de son conseil d’administration, etc.

Comme le dit l’AMF (Autorité des Marchés Financiers), ces critères sont des critères « extra-financiers », permettant « d’évaluer un acteur économique en dehors des critères financiers habituels que sont la rentabilité, le prix de l’action, les perspectives de croissance, etc. ; […] ils prennent en compte son impact sur l’environnement et la société, la gestion des ressources humaines ou encore le traitement des actionnaires minoritaires par exemple ». Ils ont donc aussi leurs agences de notation, des « agences de notation extra-financières » qui sont des « sociétés chargées d’évaluer la politique sociale et environnementale d’un acteur économique et qui, après analyse, lui attribuent des notes sur différentes thématiques ». Les gérants de « fonds ISR » peuvent donc utiliser ces notes pour sélectionner les valeurs qui les composent.

La finance durable française

Mais il existe aussi des « labels », c’est-à-dire un « signe de qualité qui s’applique aux produits et sur lequel les consommateurs peuvent s’appuyer pour faire leur choix ».

En matière de « finance durable », il existe ainsi 3 labels français : le Label « ISR », le Label « GreenFin » et le label « Finansol ». Toutes les sociétés de gestion peuvent demander à faire labéliser leurs fonds.

  1. Le label ISR permet d’identifier des placements responsables et durables. Créé et soutenu par le ministère des Finances, il garantit aux investisseurs que le fonds a développé une méthodologie d’évaluation des acteurs financiers sur la base des critères ESG, et qu’il les intègre dans sa politique d’investissement.
  2. Le label GreenFin : créé par le ministère de l’Environnement, il veut garantir la qualité écologique des placements financiers, en raison de leurs pratiques transparentes et durables et est orienté vers le financement de la transition énergétique et écologique. Ce label a la particularité d’exclure les fonds qui investissent dans des entreprises opérant dans le secteur du nucléaire et des énergies fossiles.
  3. Le label Finansol concerne exclusivement les produits d’épargne solidaire, c’est-à-dire qui financent des activités de lutte contre l’exclusion, de cohésion sociale ou de développement durable (logement, emploi, environnement, solidarités internationales, etc.).

Comment les fonds sélectionnent-ils les actifs selon les critères ESG ?

Deux grandes approches existent :

  1. La « best in class (BIC) » consiste à prendre l’entreprise la mieux notée dans chaque secteur
    économique.
  2. La « best in universe (BIU) » consiste à prendre l’entreprise qui présente le meilleur profil ESG tous secteurs confondus, ce qui écarte de facto les firmes de secteurs peu « ESG compatibles ».

A noter toutefois que le poids dans les approches des différents critères ESG diffère selon les pays. Ainsi, les US privilégient le critère G là où l’UE surpondère le critère E.

Le CAC40 a ainsi été passé au crible par le Forum de l’Investissement Responsable (FIR) et les résultats figurent ci-contre (approche « BIU »). Nous trouvons sur le podium :

  • Médailles de bronze : MICHELIN / CREDIT AGRICOLE / BNP
  • Médaille d’argent : ORANGE
  • Médaille d’or : SCHNEIDER ELECTRIC

Eric Verhaeghe nous encense !

Merci à Eric Verhaeghe de nous avoir fait confiance pour ce nouveau partenariat. Retrouvez la vidéo d’explication complète sur ce sujet dans son article L’Union Européenne en panique face à un possible effondrement bancaire sur son sol.

N’hésitez pas à nous proposer des thèmes que vous souhaiteriez que nous abordions dans les prochains dossiers payants, ou bien dans les tableaux de bord de l’épargnant, sur le Courrier des stratèges.

Annonce importante !

Nous avons signé un partenariat avec le Courrier des stratèges, un média indépendant, dirigé par Eric Verhaeghe, sur la sécession patrimoniale.

Retrouvez toutes les semaines un article gratuit sur leur site, dont voici le 1er (cliquez ici), avec les conseils patrimoniaux de Florent, sur l’actualité économique pour les épargnants. Mais également un dossier payant toutes les 2 semaines explorant une solution concrète de placement sécessionniste !

L’école autrichienne d’économie

La première école autrichienne

La première école autrichienne d’économie s’est constituée autour de la notion d’« individualisme méthodologique » associée en toute logique à un subjectivisme radical fondant sa théorie de la valeur sur l’appréciation subjective par le consommateur final des coûts de production. Nous sommes ici bien loin de la position d’un Alfred Marshall qui tentait de concilier les coûts, d’une part (l’offre), et l’utilité, d’autre part (la demande). Au sein de cette école, on retrouve K Menger, F von Wieser, E von Böhm-Bawerk, suivis d’une seconde génération autour de L von Mises (voir notre article), J Schumpeter (voir notre article) et F von Hayek. Une 3ème équipe a fini par se constituer autour d’O Morgenstern, F Machlup, P Rosenstein-Rodan ou encore G Haberler.

Hayek & Mises

La seconde école autrichienne

La seconde génération s’est le plus souvent exilée au cours des années 30 : Mises quitte la Suisse en 1938, Schumpeter part aux USA en 1934, Hayek émigre à Londres en 1931, Morgenstern quitte l’Autriche en 1938, Machlup part aux USA en 1931, Haberler en 1932. Cette génération se distingue par une vision « chimiquement pure » de l’économie de marché, en droite ligne de la pensée libérale du XVIIIe s. Elle fait notamment de la rationalité des choix économiques un pilier de ses théories, prenant donc fait et cause contre les gouvernements qui paralysent les vrais prix de marché. Elle plaide systématiquement pour la concurrence et réfute toute 3ème voie entre le planisme et le marché, comme le proposera, d’une certaine manière, l’orthodoxie keynésienne dominante de 1945 à 1973, date à laquelle elle se fracassera sur le premier choc pétrolier…

Mais la seconde école de Vienne trouve aussi son carburant théorique dans la lutte contre les régimes autoritaires qui pullulent en Europe à l’époque : sa haine de l’Etat fort brimant l’individu nourrit son combat contre les idéologies totalitaires, nazie, fasciste, stalinienne. Leur rejet du socialisme est clair chez tous ces dissidents précoces d’une Europe qui bascule très vite dans l’arbitraire, l’extrémisme, l’anti-individualisme, ce qui débouchera sur une authentique phobie de l’Etat les conduisant à formuler des critiques vives y compris à l’encontre des « économies mixtes », sous la forme par exemple du travaillisme anglais, de la planification indicative française, de la social-démocratie allemande ou scandinave.

Ces situations intermédiaires leur apparaissent en effet comme des ersatz de politique économique keynésienne, articulés autour d’un Etat-providence généreux, d’une politique monétaire expansionniste et d’une relance budgétaire ; programmes auxquels la crise de mutation des années 70 mettra un grand coup d’arrêt, portant au pouvoir dans un grand nombre de pays des « libéraux » (Reagan, Giscard, Thatcher). C’est l’époque également où une autre école, monétariste, dite de Chicago, fait florès autour de la figure de M Friedman (auquel nous avons consacré cette rubrique en février 2021) et de son best seller : Les voies de la liberté (Free to choose). L’économie de l’offre (Laffer, Gilder) a désormais le vent en poupe, de même que l’école du Public choice (Tullock, Buchanan) qui se met à critiquer rationnellement l’intervention étatiste, donnant de nouvelles ambitions aux courants de pensée libéraux.

A la fin des années 80, l’école de Vienne et la nouvelle orthodoxie libérale qui s’est substituée au keynésianisme dominateur semblent cependant avoir échoué à fournir les recettes pour sortir de la stagflation. Mises et Hayek semblent toutefois avoir apporté un cadre de lecture d’une insondable fécondité, tant par sa cohérence d’ensemble que par la finesse du modèle d’économie de marché qu’il propose.

Quels titres ont le meilleur “Pricing Power” ?

Sélection diversifiée de 4 price makers pour jouer l’inflation en 2022-2023

Voici une sélection de 4 valeurs ayant un pricing power jugé fort :

Secteur des boissons : Keurig Dr Pepper (USA)

Il s’agit du 3ème producteur nord-américain de boissons sans alcool. Il commercialise des boissons gazeuses, eaux aromatisées, jus de fruits, concentrés et sirops. Le titre a progressé de 44% sur 3 ans. Avec un CA de près de 13 Mds $ et un PER de 26, le groupe, qui emploie 27 000 personnes à travers le monde, capitalise 52 Mds $, dont près de 60% de flottant. Le titre offre un rendement d’environ 2%, soit un dividende annuel moyen sur les 5 dernières années de 1,3€ par action. Quelques marques-phares : Orangina, Schweppes, Canada Dry, Evian.

Secteur pharmaceutique : Unitedhealth Group (USA)

Il s’agit de l’un des premiers fournisseurs US de produits et services de santé.
Le titre a progressé de 127% sur 3 ans. Avec un CA de près de 286 Mds $ et un PER de 26, le groupe, qui emploie 330 000 personnes à travers le monde, capitalise 434 Mds $, dont plus de 99% de flottant. Le titre offre un rendement d’environ 1,2%, soit un dividende annuel moyen sur les 5 dernières années de 3,53€ par action.

Secteur électronique (semi-conducteurs) :

1) ASML Holding NV (Pays-Bas)

Il s’agit de l’un des premiers fabricants mondiaux de matériel de lithographie destiné à l’industrie des semi-conducteurs. Les équipements du groupe sont destinés à l’impression de circuits intégrés sur des plaques très fines de silicium.
Le titre a progressé de 460% sur 3 ans ! Avec un CA de près de 19 Mds $ et un PER de 52, le groupe, qui emploie 29 000 personnes à travers le monde, capitalise 287 Mds $, dont plus de 96% de flottant. Le titre offre un rendement d’environ 0,5%, soit un dividende annuel moyen sur les 5 dernières années de 1,67€ par action.

2) Broadcom (USA)

Il s’agit de l’un des spécialistes mondiaux de la conception, du développement et de la commercialisation de composants et de sous-systèmes analogiques, à signaux mixtes et optoélectroniques (amplificateurs de puissance, filtres radiofréquence, encodeurs, optocoupleurs, émetteurs-récepteurs à fibre optique, etc.).
Le titre a progressé de 170% sur 3 ans. Avec un CA de plus de 27 Mds $ et un PER de 35, le groupe, qui emploie 21 000 personnes à travers le monde, capitalise 219 Mds $, dont plus de 97% de flottant. Le titre offre un rendement d’environ 2,7%, soit un dividende annuel moyen sur les 5 dernières années de 9,82€ par action.

Pour connaître notre décision d’analyste, n’hésitez pas à nous commander une Etude
Synthétique de Valeur à jour (ESV) via notre site web pour choisir le bon moment
d’acquisition de l’un de ces quatre titres.

Nouvelle vidéo disponible !

Le 2nd extrait de notre entretien avec Chloé Frammery (enseignante suspendue) est disponible ! Nous avons pu aborder des sujets passés sous silence, comme le “scientisme”, le “complotisme”, ou l’effondrement de l’Etat de droit.

L’entièreté de l’interview sera disponible lundi 30 Mai. N’hésitez pas à nous faire part de vos retour concernant la vidéo !

Les 9 plus grosses capitalisations mondiales en 2022

Les matières premières en tête…

En tête du classement des 9 premières capitalisations mondiales, l’on trouve, sans grande surprise pour le lecteur assidu de Finance & TIC, 2 métaux précieux et 1 matière première.

Il s’agit bien sûr, d’abord, au rang N°1, de la « relique barbare », de l’or, qui capitalise près de 12 000 Mds $, alors même, rappelons-le au passage, que cet actif ne rapporte rien d’autre qu’une éventuelle plus-value à la revente (pas de coupon, ni d’intérêt, ni de dividende).

Au rang N°7, on trouve son cousin germain, l’argent, à la fois métal précieux et matière première utilisée dans l’industrie (comme l’or mais à plus grande échelle encore). Sa capitalisation mondiale totale s’élève à 1260 Mds $.

Enfin, au rang N°4, on retrouve le pétrole, à travers la plus grosse compagnie pétrolière mondiale, la Saudi Aramco, qui capitalise en bourse la bagatelle de 1887 Mds $.

… suivies de la tech US

Toutes les autres places sont trustées, c’est le cas de le dire, par 5 companies de la tech américaine :
1) Au rang N°2, mais loin derrière l’or, on retrouve Apple, qui capitalise un peu plus de 2800 Mds $ ;
2) Au rang N°3, on retrouve Microsoft, qui capitalise près de 2400 Mds $ ;
3) Au rang N°5, on retrouve Alphabet (Google), qui capitalise un peu plus de 1800 Mds $ ;
4) Au rang N°6, on retrouve Amazon, qui capitalise près de 1700 Mds $ ;
5) Au rang N°8, on retrouve Tesla, qui capitalise plus de 1000 Mds $ ;
6) Au rang N°9, on retrouve Meta (Facebook), qui capitalise aussi près de 1000 Mds $.

Le bitcoin arrive ensuite très vite avec une capitalisation mondiale qui oscille fortement entre 750 et 1200 Mds $.

Forte évolution des classements depuis 1980

Il est frappant, si l’on prend le classement des 10 plus grosses capitalisations boursières (sans les métaux précieux donc) sur chacune des décennies 80, 90, 2000, 2010 et 2020, de voir combien la destruction créatrice chère à J Schumpeter fait bien son œuvre et que les champions d’hier ne sont presque jamais les champions de demain. Vivent la compétition et la concurrence !

1980 : choc pétrolier !

1990 : le Japon conquiert le monde

2000 : la bulle Internet

2010 : le discret avènement de l’Empire du Milieu

2020 : le triomphe de la tech US (et chinoise)

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