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A venir prochainement !

A venir prochainement chez Samarie & Cie, un live YouTube sur la chaîne Gérard Info.

Pour les personnes ne pouvant pas assister au live, ne vous inquiétez pas. Une vidéo de celui-ci sera mise en ligne sur la même chaîne YouTube. Nous aborderons des sujets divers et variés, comme la résistance contre le pass sanitaire, le Great Reset, la crise énergétique qui vient, la faillite de notre civilisation, la question des libertés fondamentales en France, …

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Qu’est ce que “Blackrock” ?

Qui se cache derrière “Blackrock”

Un gestionnaire d’investissement hors pair

Première multinationale américaine de gestion d’actifs fondée en 1988 par d’anciens associés de First Boston (Crédit Suisse) et Lehman Brothers sous le nom historique de Blackstone Financial Management, BlackRock gère près de 8 000 Mds $ d’encours à fin 2020. Implantée depuis 2006 en France, la société y gère les fonds que des institutionnels lui confient : compagnies d’assurance, caisses de retraite, grandes entreprises, banques traditionnelles, fintechs, fonds de dotation, etc. Grâce à Gavekal Intelligence Software, la société de conseil de Charles Gave, BlackRock a notamment mis au point un puissant outil de gestion global d’actifs, ALADDIN (pour Asset Liability, Debt and Derivatives Investment Network). Elle s’est depuis imposé, via sa filiale BlackRock Solutions, comme l’un des outils technologiques les plus utilisés dans le monde de la finance (plus de 18 000 Mds $ supervisés chaque jour !)

Introduite en bourse en 1999 à 14 $ l’action, elle vaut aujourd’hui près de 890 $ soit un rendement annuel moyen (hors dividende) de 21,3% !! C’est le triple de la performance annuelle moyenne de la classe d’actifs des actions (hors dividende).

Le « seigneur du CAC 40 »

BlackRock détient aujourd’hui des titres dans près de la moitié des sociétés du CAC40, comme l’indique l’illustration ci-dessous. Selon une étude d’Euronext, ses participations représentent environ 2% du CAC, juste derrière les familles Arnault (LVMH), Bettencourt (L’Oréal) ou encore l’Etat français. Pour un peu moins de la moitié de ses participations, BlackRock détient moins de 5% de leur capital (par exemple 4,58% du capital coté d’Air Liquide ou 4,93% de celui de Schneider Electric) et pour les autres légèrement plus de 5% (à l’exception d’Unibail-Rodamco-Westfield dont elle est actionnaire à hauteur de près de 10% et de Safran pour plus de 6%), afin de bénéficier, pour le moins en France, du régime fiscal dit « de la maison-mère » (très avantageux pour déclarer les dividendes perçus).

Source : TVL, Boursorama, l’Opinion

Un vent de diversification souffle sur ses activités

Ni fonds spéculatif, ni fonds de pension, BlackRock investit en leur nom sur les marchés financiers les actifs que des institutionnels lui confient. Depuis la crise de 2007, elle s’oriente aux deux tiers vers la gestion indicielle de ses encours (via des ETF, voir la rubrique I WOULD LIKE MY MONEY BACK de février dernier) et ouvre en 2018 à Palo Alto son premier laboratoire dédié à l’intelligence artificielle. Très proche de la Commission Européenne auprès de qui elle dépense chaque année 1,5 M€ en lobbying. La firme tente d’influencer les directives européennes en matière de taxation et de régulation des marchés financiers. Elle remporte ainsi en 2020 un appel d’offres de la Commission pour la réalisation d’une étude sur la prise en compte des enjeux climatiques par les superviseurs bancaires de l’UE, et ce alors même que BlackRock détient de grosses positions dans les majors pétrolières, et notamment Chevron, qui, contrairement à TotalEnergies, ne montre guère de préoccupation climatique.

Qui sont ses propres actionnaires ?

Il n’est pas inintéressant de regarder qui sont les actionnaires de ce fonds très présent dans la planète finance. On trouve parmi eux la famille Rothschild, la reine Elisabeth II, l’homme politique US Al Gore, le milliardaire George Soros, l’investisseur de talent Warren Buffett, ou encore les hommes d’affaires mexicain Carlos Slim (propriétaire notamment du New York Times) et canadien Maurice Strong (lié à la Fondation Rockefeller).

Quelle est en France la réputation de BlackRock ?

Longtemps méconnue du grand public, la multinationale a fait les gros titres lors de la crise de 2008, depuis qu’elle a eu à préserver les actifs de certains assureurs ou grandes banques américaines menacés. BlackRock aurait ainsi pris à Goldman Sachs le relais de « Satan de la finance », et ce en dépit des efforts de son PDG, Larry Fink, pour « apparaître comme un des avocats d’un capitalisme réformé ». Peine perdue semble-t-il, d’autant que le 7 janvier 2020, des manifestations (de la SNCF et de la RATP) éclatent au siège parisien de la firme, contre le rôle que le Gouvernement français pourrait vouloir faire jouer à BlackRock dans le cadre de la réforme des retraites (système à points). Un certain ancien entremetteur de la banque Rothschild, du nom de Macron, connaît d’ailleurs personnellement Larry Fink…


Un gros acteur de la finance mondiale donc, à garder à l’œil.

Nouvelle vidéo YouTube

Découvrez notre dernière vidéo YouTube !

Il s’agit de notre 1ere FAQ. Nous avons répondu aux différentes questions des abonnés. La vidéo explique de nombreux conseils notamment pour les débutants sur les métaux, le cash, le bitcoin, …

Dans quoi investir pendant l’inflation ?

Une combinaison d’actifs portés par le contexte inflationniste

Nous avons décidé de nous pencher sur les actifs à détenir ou à mettre en portefeuille dès lors que la croissance ralentit et que l’inflation accélère, ce qui nous positionne sur le schéma ci-dessus dans le quadrant nord-ouest.
Nous trouvons, d’abord, deux actifs qui tirent traditionnellement parti des situations critiques, comme l’inflation ou la récession, et donc a fortiori des deux : l’or et les matières premières ou les produits de base (comme le pétrole, les métaux, etc.). Le document liste ensuite deux actifs plus techniques : les obligations des pays émergents et les obligations indexées sur l’inflation. Nous leur ajoutons les actions, et il y en a, qui bénéficient d’une situation inflationniste et le bitcoin. Reprenons l’un après
l’autre ces six actifs stratégiques :

L’or

L’or (1) : ce n’est pas une surprise, dès lors que l’inflation repart, par définition, du fait de la création monétaire, la valeur des monnaies tend à baisser, ce qui favorise l’actif refuge par excellence ; tout ce qui peut constituer une alternative crédible à l’effondrement des monnaies fiat (€, $ en tête) est donc favorisé en période inflationniste, jugement qui n’est pas invalidé en
cas de récession ; c’est ce même raisonnement qui plaide en faveur du bitcoin (6), dont nous avons souligné l’intérêt dans la Lettre de mai dernier. Mettez donc en portefeuille, en investissant au fil de l’eau comme nous vous l’avons recommandé, du BTC et de l’or (au
gramme).

Les matières premières

Les matières premières (2) : là encore portées par l’inflation qu’elles contribuent par ailleurs à entretenir, jouer la carte du pétrole ou de tous les produits de base comme le cuivre, l’acier, le bois de construction, le gaz, etc. n’est pas une mauvaise idée, soit en acquérant des actions de sociétés minières ou pétrolières, soit en misant sur des futures (contrats à terme) vous permettant d’acheter certains actifs plus tard à un prix déterminé aujourd’hui, mais dont vous faites le pari qu’il va augmenter entre-temps.

Les obligations des pays émergents

Les obligations des pays émergents (3) : je serais prudent avec cette catégorie, car les émergents ont beaucoup souffert aussi de la pandémie Covid et ils ne se trouvent pas, sauf exception, dans une situation excellente ; il faut se donner les moyens de savoir si
le pays en question a monétisé (créé de la monnaie) la crise sanitaire ou non et passer son chemin s’il l’a fait, ce qui, vous le savez, n’a pas été le cas de la Chine (mais est-ce encore un émergent ? probablement pas), dont le rendement de l’obligation souveraine depuis 1 an a été (nous en avons en portefeuille) de près de 12% (graphique ci-contre) !

Les obligations indexées sur l’inflation

Les obligations indexées sur l’inflation (4) : elles ont bien sûr le mérite de servir un coupon (rendement) et d’avoir une valeur de remboursement indexés sur l’inflation, ce qui est favorable au rendement de cet actif en période inflationniste, mais il ne faut jamais oublier, et c’est là que le bât blesse, que le cours d’une obligation est inversement proportionnel au taux réel (qui se
trouve au dénominateur) ; donc, si l’inflation est trop rapide et qu’elle contraint les banques centrales à augmenter le taux d’intérêt nominal, le bon rendement d’une obligation indexée sur l’inflation sera dégradée par la baisse du cours de cette même obligation ; le bilan pourrait être négatif. Produit complexe donc, à manier avec précaution.

Les actions

Enfin, nous avons recherché quelques actions (5) que l’inflation, ou plus exactement la hausse des taux qu’elle finit toujours par engendrer fatalement, favoriserait : il y a les actions des sociétés cycliques (a), celles des valeurs de rendement (b) et celles des entreprises à fort pricing power (c) :
(a) Au sein des valeurs cycliques, on peut penser, comme nous l’avons déjà vu, aux secteurs de la construction, de la technologie, de l’énergie, des banques, ou encore de l’automobile ; prudence avec les médias et les loisirs dans le contexte sanitaire dégradé que nous connaissons ;
(b) Au sein des valeurs décotées (de rendement), nous avons identifié Danone (qui a bien prospéré depuis notre dernier conseil : +19%), 3M (sécurité au travail), Exxon (pétrole), SGS (certification), Sodexo (restauration collective) ou Swatch (horlogerie) ;
(c) Au sein des valeurs à fort pouvoir de fixation des prix, nous pouvons penser, bien sûr aux valeurs du luxe (KHOL : Kering, Hermès, L’Oréal, LVMH) ou aux GAFAM, notre préférence allant bien sûr aux premières, qui en plus sont françaises.

Notons au passage que dès que la baisse du cours des obligations est terminée, il faudra à nouveau se concentrer sur des actions peu sensibles à l’inflation.

Ecrit par Florent LY-MACHABERT

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