Les évènements économiques et financiers s’accélèrent : non seulement l’instabilité politique est actuellement à son comble en France, mais la remontée des taux longs japonais ne devrait pas aider notre pays à financer facilement son déficit sur les marchés obligataires.
Quel est le rapport, me direz-vous ?
A près de 3,30% de rendement, le titre de dette à 30 ans du Japon a de quoi séduire l’épargnant japonais, traditionnellement friand, via les assureurs, les fonds de pension et les banques nippons, de bons du Trésor américain, de Bunds allemands, de Gilts britanniques, de titres de créance mondiaux divers… et d’OAT françaises ! Déjà en juin 2024, au moment de la dissolution, une vente massive de titres de dette française par les Japonais a eu lieu, mais de gré à gré, c’est-à-dire sans passer par le marché obligataire, vraisemblablement au bénéfice… du Qatar. Ce fut donc sans incidence pour le taux français, mais de tels tours de passe-passe ne seront pas toujours couronnés de succès !
Dans cette capsule Patrimoine, Machabert décrypte le grand jeu de bascule qui est en train de s’opérer sur les marchés obligataires mondiaux. Si l’Allemagne, comme valeur refuge de l’eurozone, devrait tirer son épingle du jeu, il pourrait en aller très différemment des pays confrontés à une grave crise de financement : l’Italie, le Royaume-Uni et… la France bien sûr ! Avec à la clef, en cas de dégradation des conditions de marché, un blocage de vos assurances-vie, dans le cadre de la loi Sapin 2.
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Chaque année, près de 400 Mds € sont transférés par donations et successions. D’ici 2040, ce cumul pourrait atteindre environ 9 000 Mds €. Aujourd’hui, près de 60% du patrimoine des ménages provient déjà de l’héritage. Ce phénomène marque un basculement historique : le patrimoine se construit de moins en moins par le travail et de plus en plus par la transmission familiale, en particulier immobilière. Cette évolution pose plusieurs défis : les héritages arrivent tard, leur répartition reste très inégale et ils représentent une part significative, probablement croissante, des recettes fiscales de l’État. Il s’agit d’un défi économique et social majeur pour les prochaines décennies, qui appelle à une réflexion sur les choix familiaux et les politiques de transmission de patrimoine
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Analysons les dynamiques monétaires du yen japonais et du yuan chinois dans un contexte de pressions économiques globales, marquées par l’inflation, les déséquilibres commerciaux et les tensions géopolitiques. Ces deux devises, sous-évaluées en parité de pouvoir d’achat (PPA), illustrent des stratégies visant à maintenir artificiellement une sur-compétitivité économique tout en naviguant entre contraintes domestiques et pressions internationales.
Le yen japonais : entre inflation et dette colossale
Le Japon fait face à une inflation élevée, alimentée par le vieillissement démographique, qui réduit la productivité manufacturière et augmente les coûts salariaux unitaires de 4% par an. Cette situation, combinée à une pénurie de main-d’œuvre, justifierait une hausse des taux d’intérêt par la Banque du Japon (BoJ). Cependant, la dette publique, autoproclamée à environ 240% du PIB, impose de maintenir des taux nominaux bas, chaque point de hausse réduisant la croissance de 2,4%. Tokyo opte donc pour des taux réels négatifs (inférieurs à l’inflation) pour préserver la compétitivité face à l’Allemagne et aux États-Unis. Pour contrer les menaces de tarifs douaniers américains, le Japon mise sur des investissements directs à l’étranger (IDE) massifs aux États-Unis, comme en témoigne une récente visite officielle à Washington. Une vente modérée de bons du Trésor américain (20 Mds $ mi-avril) vise également à influencer la politique commerciale de Trump, sans toutefois atteindre l’ampleur des ventes chinoises.
Le yuan chinois : dévaluation stratégique et ambitions globales
La Chine, confrontée à des tarifs douaniers croissants, adopte une stratégie agressive pour maintenir son avantage commercial. La bourse de Hong Kong progresse malgré ces tensions, soutenue par la création d’une chambre de compensation locale pour concurrencer Euroclear et Clearstream, recyclant ainsi les dollars auxquels le HKD est arrimé. La Banque populaire de Chine (BPC) a élargi la bande de fluctuation du yuan, favorisant une dévaluation ciblée pour compenser les tarifs. Cette sous-évaluation, estimée à 30 % en PPA, a doublé l’excédent commercial chinois en trois ans (1 100 Mds $, plus 300 Mds $ pour des voisins comme la Corée du Sud). La BPC a également abaissé deux de ses trois taux directeurs, affaiblissant davantage le yuan, ce qui pourrait bénéficier aux obligations chinoises si les taux longs suivent. Cette politique risque toutefois de menacer le libre-échange mondial si le yuan n’est pas réévalué.
Une résonance avec le bancor de Keynes
Ces stratégies rappellent le plan Keynes de 1944 pour le « bancor », une monnaie internationale neutre proposée à Bretton Woods pour réduire les déséquilibres commerciaux et éviter les tensions géopolitiques. Relancé en 2008 par Zhou Xiaochuan, alors gouverneur de la BPC, ce concept visait à créer une unité de compte pour les banques centrales, avec des parités fixes révisables, des pénalités pour les excédents/déficits, et une chambre de compensation internationale. En sous-évaluant leurs devises, le Japon et la Chine reproduisent, à leur manière, une logique de contournement des systèmes dominés par le dollar, tout en alimentant des tensions protectionnistes.
Conclusion
Les politiques monétaires du yen et du yuan illustrent des choix stratégiques pour préserver la compétitivité dans un monde sous pression commerciale et géopolitique. Le Japon jongle avec sa dette massive et l’inflation, tandis que la Chine dévalue pour contrer les tarifs et renforce son autonomie financière. Ces dynamiques, proches de l’idée du bancor, soulignent les défis d’un système monétaire international fragmenté.
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Depuis le durcissement des sanctions économiques imposées à la Russie en mars 2022, notamment l’exclusion partielle du système SWIFT et le gel d’une partie de ses réserves en devises étrangères, le pays a exploré des alternatives pour maintenir ses flux commerciaux, en particulier dans le secteur stratégique du pétrole. Parmi ces alternatives, l’utilisation des cryptomonnaies, telles que le Bitcoin (BTC), l’Ethereum (ETH) et les stablecoins comme l’USDT, émerge comme une pratique croissante, bien que ciblée, pour certaines transactions internationales.
Cet article (paru dans Finance & Tic, N°54) explore cette dynamique, basée sur des informations récentes, et analyse les implications de cette stratégie dans un contexte géopolitique et économique tendu…
Une réponse aux contraintes des sanctions
Le commerce pétrolier russe, qui représente environ 200 Mds $ en 2024, est un pilier de l’économie nationale. Cependant, les sanctions occidentales ont compliqué les paiements internationaux, en limitant l’accès aux circuits financiers traditionnels comme SWIFT, largement utilisé pour les transactions pétrolières. Face à ces restrictions, la Russie s’est tournée vers des solutions alternatives, notamment les cryptomonnaies, pour faciliter ses échanges avec des partenaires clés comme la Chine et l’Inde. Selon des sources anonymes rapportées par Reuters en mars 2025, certaines majors pétrolières russes convertissent des paiements reçus en yuans ou en roupies en cryptomonnaies via des intermédiaires, avant de les transformer en roubles. Cette pratique, bien que limitée, connaît une expansion notable. Elle permet de contourner les barrières imposées par les sanctions, en offrant une alternative décentralisée et difficilement traçable aux systèmes financiers traditionnels. En décembre 2024, le ministre des Finances russe, Anton Silouanov, a confirmé que la Russie utilisait le Bitcoin pour des transactions internationales, qualifiant cette démarche d’« expérimentale ». Cette expérimentation, qui dure depuis plus d’un trimestre, marque une évolution significative dans la stratégie financière du pays. Elle s’inscrit dans une logique pragmatique : préserver la fluidité du commerce pétrolier tout en réduisant la dépendance au dollar américain et aux systèmes financiers occidentaux.
Une adoption ciblée, pas systématique
Il est important de noter que l’utilisation des cryptomonnaies ne concerne pas l’ensemble des exportations pétrolières russes. La majorité des transactions continue de s’effectuer en monnaies locales des pays du BRICS+ (yuan chinois, roupie indienne, dirham des Émirats arabes unis). Cependant, les cryptomonnaies offrent une flexibilité accrue pour des transactions spécifiques, notamment avec des partenaires dits « amis » par la Russie. Dès 2022, Pavel Zavalny, président de la commission de l’énergie à la Douma, avait proposé que les pays partenaires puissent régler leurs achats de pétrole en Bitcoin. Cette idée, initialement accueillie avec prudence par le ministère des Finances, qui considérait les cryptomonnaies davantage comme des actifs spéculatifs que comme un moyen de paiement viable pour des volumes massifs, semble avoir gagné du terrain. L’évolution de la position officielle reflète une adaptation aux réalités imposées par les sanctions et une reconnaissance du potentiel des cryptomonnaies pour des transactions internationales. Cette approche ciblée illustre une stratégie pragmatique : la Russie n’a pas adopté les cryptomonnaies de manière systématique, mais les utilise comme un outil complémentaire pour naviguer dans un environnement économique contraint. Cette pratique, encore marginale, pourrait toutefois devenir plus courante à mesure que les tensions géopolitiques et les pressions sur le dollar s’intensifient. Un contexte économique favorable à l’expansion des cryptos L’adoption croissante des cryptomonnaies par la Russie intervient dans un contexte où le dollar américain, pilier du commerce pétrolier mondial, montre des signes de vulnérabilité. Début avril, une vente massive de bons du Trésor américain (Tbonds), représentant une partie des 760 Mds $ détenus par la Chine (voir graphique ci-dessous), a fait grimper le taux d’intérêt à long terme des États-Unis à plus de 4,5%. Cette dynamique, couplée à la montée en puissance du renminbi chinois, renforce l’attractivité des alternatives au dollar, y compris les cryptomonnaies.
En s’appuyant sur des monnaies numériques décentralisées, la Russie réduit sa dépendance aux systèmes financiers dominés par l’Occident. Les stablecoins comme l’USDT, indexés sur le dollar mais opérant sur des blockchains, offrent une stabilité relative tout en permettant des transactions rapides et discrètes. De même, le Bitcoin et l’Ethereum, bien que plus volatils, garantissent une certaine autonomie vis-à-vis des institutions financières traditionnelles. Perspectives et implications
L’expérimentation russe avec les cryptos soulève plusieurs questions. D’une part, elle met en lumière la capacité des technologies blockchain à offrir des solutions dans des contextes de restrictions économiques. D’autre part, elle pose des défis en termes de régulation et de stabilité financière. Les cryptomonnaies, par leur nature décentralisée, échappent en grande partie aux contrôles traditionnels, ce qui peut compliquer leur intégration dans des cadres légaux nationaux. Pour la Russie, cette stratégie pourrait devenir un modèle pour d’autres nations confrontées à des sanctions similaires. Cependant, une adoption plus large des cryptomonnaies dans le commerce pétrolier nécessiterait des infrastructures plus robustes et une acceptation accrue par les partenaires commerciaux. Les pays des BRICS+, qui jouent un rôle clé dans cette dynamique, pourraient influencer l’évolution future de cette pratique.
En conclusion, l’utilisation des cryptomonnaies par la Russie pour son commerce pétrolier illustre une réponse pragmatique aux sanctions occidentales. Bien que ciblée et non systématique, cette pratique marque une étape dans la diversification des outils financiers du pays. À l’heure où le dollar américain perd de son hégémonie et où les tensions géopolitiques redessinent les dynamiques commerciales, les cryptomonnaies pourraient jouer un rôle croissant, non seulement pour la Russie, mais aussi pour d’autres acteurs cherchant à contourner les contraintes du système financier global.
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Dans un contexte économique marqué par une désinflation palpable (mais temporaire…), des incertitudes sur l’épargne et une pression croissante sur le pouvoir d’achat, se désendetter apparaît comme une stratégie financière judicieuse pour de nombreux ménages. Voici nos arguments clés qui plaident en faveur d’un remboursement anticipé des dettes, tout en tenant compte des opportunités et des précautions à prendre.
Pourquoi réduire ses dettes maintenant ?
1) Désinflation et coût réel de l’emprunt La forte désinflation observée augmente le coût réel des emprunts. En effet, l’inflation diminue le pouvoir d’achat de l’argent remboursé, rendant les dettes moins coûteuses en termes réels. La désinflation fait donc l’inverse ! En conséquence, pour les prêts à la consommation ou immobiliers avec des taux nominaux supérieurs à 3%, il devient plus avantageux de rembourser ces dettes plutôt que de conserver une épargne réglementée, dont la rémunération baisse face à la concurrence de l’assurance-vie. En redirigeant une partie de son épargne vers le remboursement anticipé, on optimise sa situation financière.
2) Menaces sur l’épargne L’Exécutif semble s’intéresser de près à l’épargne des ménages… Des premières restrictions ont été observées sur l’assurance-vie (par exemple, chez Generali) et le Plan Épargne Retraite (PER). De plus, une partie de l’épargne pourrait être mobilisée pour financer des initiatives comme le Fonds Défense de la BPI ou d’autres projets stratégiques. Bien que cette épargne ne soit pas directement saisie, elle pourrait être réorientée vers l’effort de défense, incitant à privilégier le désendettement pour sécuriser votre patrimoine.
3) Réduction de la dépendance aux créanciers En période d’incertitude économique, particulièrement en deuxième partie de cycle de vie (selon la théorie de Modigliani, donc après 40-45 ans), réduire son patrimoine brut, c’est-à-dire sa dépendance vis-à-vis des créanciers, est une démarche prudente. Cette opération est neutre pour le patrimoine net, car la diminution de liquidités (épargne) est compensée par une baisse symétrique du capital restant à rembourser. Cela renforce la résilience financière face aux aléas économiques. A méditer…
4) Alléger les dépenses pré-engagées Selon l’INSEE, le pouvoir d’achat augmente, mais ce ressenti est contredit par la hausse des dépenses pré-engagées, qui représentent 30,4% du revenu disponible brut en 2023, contre 14,8% en 1963 ! Ces dépenses (loyers, abonnements médias et télécoms, assurances, services financiers, traites mensuelles) sont souvent indexées sur l’inflation et difficiles à renégocier à court terme. Se désendetter permet de réduire ces charges fixes, libérant ainsi du « reste-à-vivre » pour une meilleure qualité de vie.
5) Conjoncture immobilière favorable Le marché immobilier traverse un creux, mais une reprise des prix est attendue dans les 6 à 12 mois. C’est donc le moment idéal pour investir dans l’immobilier, notamment en réduisant ses dettes existantes pour libérer des capacités d’emprunt. Cependant, il est crucial de conserver une réserve de liquidités. En période de récession ou de crise financière, les actifs, notamment financiers, peuvent être « en soldes », offrant des opportunités d’investissement à saisir.
Une opportunité à saisir avec précaution : il faut doser son remboursement anticipé
Si le désendettement est une stratégie séduisante, il ne faut pas vider entièrement ses réserves d’épargne. Garder du cash est essentiel pour faire face à d’éventuelles urgences ou pour profiter d’opportunités d’investissement lors de périodes de crise, ou simplement de correction (comme en avril). Un remboursement anticipé bien calibré permet de concilier réduction des dettes et flexibilité financière. En conclusion, dans un environnement économique complexe, se désendetter offre une double opportunité : réduire sa dépendance financière et libérer du pouvoir d’achat tout en se positionnant pour de futurs investissements, notamment immobiliers. Une approche équilibrée, combinant remboursement anticipé et maintien de liquidités, est la clé pour naviguer avec sérénité dans cette période de transition.
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L’indice VIX, souvent surnommé « l’indice de la peur », a récemment connu une envolée spectaculaire, bondissant de 220% en quelques jours. Ce pic, qui rappelle les heures sombres de 2008, a atteint 60,13 points le lundi 7 avril, un niveau rarement observé depuis 1986.
Nous explorons ici les causes de cette flambée, ses conséquences sur les marchés et les perspectives à court et moyen terme.
Une volatilité historique et ses origines
L’indice VIX mesure la volatilité implicite des options d’achat (calls) et de vente (puts) sur l’indice S&P500. Habituellement inférieur à 24 points, il a dépassé le seuil de 50 à seulement 8 reprises depuis 1986 :
lors du krach de 1987 (150 points, consécutif aux accords du Plaza) ;
en 1998 (60 points, crise russe) ;
en 2001 (58 points, attentats du 11 septembre) ;
en 2002 (58 points, scandales Enron) ;
en 2008 (59 points, crise des subprimes) ;
en 2018 (50 points, manipulation du VIX) ;
et 8. en 2020 (82 et 41 points, pandémie de COVID-19) : ce dernier cas est exceptionnel, le VIX ayant franchi ce seuil deux fois la même année !
Cette explosion récente reflète une nervosité extrême des investisseurs, alimentée par des incertitudes économiques et géopolitiques. Les conséquences sont multiples et touchent divers actifs, des métaux précieux aux devises, en passant par les marchés actions.
Conséquences et opportunités sur les marchés
La flambée du VIX a déclenché une série de réactions en chaîne.
Premièrement, les investisseurs se sont massivement débarrassés des actifs les plus risqués, provoquant des ventes massives suivies de rachats opportunistes à bas prix.
Deuxièmement, des prises de bénéfices ont eu lieu sur des actifs moins risqués, comme l’or, pour compenser les pertes ou répondre aux appels de marge sur des positions à effet de levier. Malgré une baisse temporaire due à ces ventes forcées, l’or, qui avait connu une forte hausse, devrait rebondir, offrant des opportunités d’achat via la stratégie du Dollar Cost Averaging (DCA).
L’argent, quant à lui, a subi une forte baisse. Utilisé à 60% par l’industrie, il suit avec retard l’évolution de l’or en tant que métal précieux de substitution, ce qui limite son potentiel de rebond immédiat.
Par ailleurs, le yuan chinois a chuté, signalant une possible dévaluation progressive pour contrer les tariffs commerciaux. Sur le marché des devises, l’inversion des spreads de swaps indique une guerre des monnaies larvée et un assèchement de la liquidité interbancaire, un phénomène inquiétant rappelant 2008…
Perspectives : accalmie et rebond sélectif
À court terme, une accalmie est attendue sur le VVIX (indice de volatilité du VIX), ce qui pourrait apaiser les marchés.
En France, le CAC 40 devrait remonter sur trois mois, bénéficiant du moratoire temporaire.
À plus long terme, les marchés actions américains pourraient également rebondir, portés par une croissance potentielle, une baisse du chômage, une diminution des dépenses publiques, un affaiblissement du dollar et une dérégulation.
Les métaux précieux, notamment l’or, devraient connaître une hausse, bien que l’argent reste moins attractif.
Enfin, les taux longs américains resteront attractifs, mais un risque persiste : les créanciers majeurs, comme le Japon et la Chine, pourraient se détourner des obligations américaines sous l’administration Trump, ce qui pourrait compliquer le financement de la dette.
En somme, cette flambée du VIX, bien que brutale, ouvre des opportunités pour les investisseurs avertis, tout en signalant des tensions structurelles à surveiller.
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Un fantasme absolu… Les États-Unis détiennent 8 133 tonnes d’or, dont 4 175 tonnes seraient à Fort Knox, New York et Philadelphie, valorisées dans les livres de compte à seulement 42,225 $ l’once (cours de 1973) au lieu des quelque 3 100 € actuels. L’Union européenne possède, pour sa part, environ 12 000 tonnes (dont une partie stockée également à Fort Knox), tandis que la Chine sous-déclare ses réserves, officiellement à 2 000 tonnes, la positionnant néanmoins comme un acteur clé. Évaluons le sérieux d’une réévaluation de l’or dont certains acteurs font courir la rumeur.
Scénario 1 : à son cours de 2025, i.e. une réévaluation d’un facteur 71 !
Scénario 2 : en scénario fictif, à 15 000 €, i.e. une réévaluation d’un facteur 350 par rapport aux livres de comptes actuels, ce qui mettrait tout de même le lingot à environ 1 500 000 $ et contriburait à l’effacement d’à peu près un tiers de la dette américaine (soit 12 000 milliards $).
Conséquences immédiates Cependant, cela dévaluerait le dollar, occasionnant une fuite des investisseurs et du capital, alors que la politique de dollar fort a été réaffirmée le 7 mars 2025 par Scott Bessent, secrétaire au Trésor de Donald Trump. Pour contrer cette dépendance, une réserve complémentaire en cryptomonnaies est sur les rails, bien que la stratégie de Trump en la matière soit hautement critiquable. Par ailleurs, les tarifs douaniers (+25% sur la Chine) devraient progressivement être neutralisés par des dévaluations équivalentes (ex. renminbi), compliquant leur efficacité, si bien que Trump pourrait, au contraire du cours de l’or auquel il ne touchera pas, s’inspirer des accords du Plaza (1985) et du Louvre (1987) entre le G5 (USA, Japon, France, Royaume-Uni, Allemagne), où les banques centrales avaient déprécié le dollar pour réduire le déficit commercial américain (3,5% du PIB), pour freiner les excédents japonais et leur bulle spéculative immobilière aux États-Unis, tout en soutenant l’emploi américain post-crise de 1982. A noter que ces interventions avaient toutefois déclenché le krach de 1987… En somme, une réévaluation massive de l’or pourrait certes alléger la dette américaine mais considérablement fragiliser le dollar, incitant à diversifier via les cryptos, dans un contexte où les politiques commerciales de Trump peinent face aux ripostes asiatiques, avec un précédent historique plus que risqué. Bretelles… et ceinture !
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Voilà 18 mois que l’Association Familiale du Bourbonnais (AFB) œuvre à l’ouverture, le 2 septembre prochain, du Cours Zita, 1ère école libre de Moulins, mais aussi Académie d’arts : de la Grande Section au CM2 et en plus de l’apprentissage des fondamentaux, le Cours donnera à ses élèves le goût du Patrimoine et les initiera aux disciplines, parfois oubliées, du Spectacle vivant… Un marathon de 8 semaines s’est ouvert à la Saint-Joseph, pendant lequel vous pouvez nous aider de plusieurs façons : 👉 En faisant suivre ce message ou en partageant le lien ci-dessous à l’ensemble de vos contacts, qu’ils soient susceptibles de faire un don ou d’inscrire leurs enfants au Cours Zita pour ceux qui habitent à distance raisonnable de Moulins ! 👉 Par un don modique, car il faut bien cirer les selles, acheter des cahiers (quand même…), huiler les lames, dépoussiérer les coquilles et nourrir les faucons (oui, oui) ! 👉 Par un don plus substantiel, en échange de contreparties que nous vous laissons découvrir sur la page de collecte ! 👉 En laissant un commentaire sur la page de collecte, chaque fois que vous donnez, pour dire votre enthousiasme pour cette école qui préfigure l’École de demain ! Vous l’avez compris, chaque euro compte : 1 € donné = 1 sourire d’enfant, qui entre, la joie aux lèvres, dans sa classe pour la première fois, les yeux pétillants de curiosité, et qui, à l’aise sur scène, le sera dans la Cité ! C’est cet élan que nous voulons créer, ensemble, pour gagner la mère des batailles. Et bonne nouvelle : votre don est déductible à 66% des impôts (un don de 50€ vous revient à 17€) ! Découvrez notre projet en détail et relayez-le via notre campagne de financement participatif sur CredoFunding : 👉 https://www.credofunding.fr/fr/cours-zita Les premiers jours sont cruciaux. L’Ecole de demain commence aujourd’hui. Serez-vous parmi nos 10 premiers soutiens ? L’équipe du Cours Zita
Lors de leur dernier sommet fin octobre 2024 en Russie, les BRICS+ ont pris deux décisions structurantes.
Création d’un statut de « partenaire des BRICS » et donc, de facto, d’une « zone BRICS »
Actuellement neuf, les BRICS+ (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Iran, Éthiopie, Égypte, Émirats arabes unis) ont souhaité ouvrir officiellement un statut de pays partenaire, avec les pays dont la liste figure ci-contre. L’idée est de permettre à ces 13 pays de développer leur commerce avec les 9 et de profiter des infrastructures des 9.
Création de BRICS-CLEAR
Les BRICS+ ont par ailleurs instauré officiellement BRICS-CLEAR, un système de règlement et de compensation intra-BRICS ou inter-BRICS/partenaires hors USD et EUR. Ce système se veut une alternative à SWIFT (qui est piloté par les banques centrales du G7, auxquelles s’ajoutent celles de Belgique, de Suisse, de Suède et des Pays-Bas), mais aussi au système chinois CIPS, que la Russie avait rejoint en urgence suite à son éviction de SWIFT au printemps 2022. Basé sur la technologie de la blockchain, par ailleurs déjà maîtrisée et utilisée par les banques centrales russe et chinoise, ce système n’envisage pas de recourir aux cryptos, trop volatiles, mais aux « stablecoins » (SC) comme unité de compte pour la compensation, cryptos dont la valeur est, par construction, ancrée dans une devise (ex. le $ pour l’USDT ou l’USDC). Les règlements bilatéraux continueront de se faire en monnaies nationales mais leur compensation sera possible en stablecoin, laquelle devrait être gérée par la Nouvelle Banque de Développement (NBD) des BRICS+, qui jouera ainsi le rôle de chambre de compensation et de plateforme de paiement baptisée « BRICS bridge », sur le modèle de l’Union Européenne des Paiements (qui a fonctionné sur la période 1950-1957) qui a été un facteur d’intégration conduisant au Traité de Rome. Les BRICS+ ont aussi acté la création d’une société d’assurance et de réassurance des transactions commerciales (BRICS ReInC). Une projection donne, suite à ces différentes mesures, un recul de l’ordre de 6% des exportations des pays non membres des BRICS, ce qui peut affaiblir les devises du G7. On observe également une utilisation du $ à d’autres fins, comme conforter Hong-Kong comme centre d’émissions de prêts entre BRICS… en $ ! Il faut à présent s’attendre au recul de plus de 50% du $ comme monnaie de réserve des banques centrales des BRICS+ (ce qui va prolonger le krach obligataire occidental bien entamé). Enfin, les initiatives de Kazan apportent un précieux soutien à la blockchain comme technologie et aux cryptos et stablecoins comme unités de compte du futur système de compensation de la zone BRICS. Les monnaies fiat n’ont qu’à bien se tenir…
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