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Le moment est venu de vous désendetter.

Dans un contexte économique marqué par une désinflation palpable (mais temporaire…), des incertitudes sur l’épargne et une pression croissante sur le pouvoir d’achat, se désendetter apparaît comme une stratégie financière judicieuse pour de nombreux ménages.
Voici nos arguments clés qui plaident en faveur d’un remboursement anticipé des dettes, tout en tenant compte des opportunités et des précautions à prendre.

Pourquoi réduire ses dettes maintenant ?

1) Désinflation et coût réel de l’emprunt
La forte désinflation observée augmente le coût réel des emprunts. En effet, l’inflation diminue le pouvoir d’achat de l’argent remboursé, rendant les dettes moins coûteuses en termes réels. La désinflation fait donc l’inverse ! En conséquence, pour les prêts à la consommation ou immobiliers avec des taux nominaux supérieurs à 3%, il devient plus avantageux de rembourser ces dettes plutôt que de conserver une épargne réglementée, dont la rémunération baisse face à la concurrence de l’assurance-vie.
En redirigeant une partie de son épargne vers le remboursement anticipé, on optimise sa situation financière.


2) Menaces sur l’épargne
L’Exécutif semble s’intéresser de près à l’épargne des ménages… Des premières restrictions ont été observées sur l’assurance-vie (par exemple, chez Generali) et le Plan Épargne Retraite (PER).
De plus, une partie de l’épargne pourrait être mobilisée pour financer des initiatives comme le Fonds Défense de la BPI ou d’autres projets stratégiques. Bien que cette épargne ne soit pas directement saisie,
elle pourrait être réorientée vers l’effort de défense, incitant à privilégier le désendettement pour sécuriser votre patrimoine.


3) Réduction de la dépendance aux créanciers
En période d’incertitude économique, particulièrement en deuxième partie de cycle de vie (selon la théorie de Modigliani, donc après 40-45 ans), réduire son patrimoine brut, c’est-à-dire sa dépendance vis-à-vis des créanciers, est une démarche prudente. Cette opération est neutre pour le patrimoine net, car la diminution de liquidités (épargne) est compensée par une baisse symétrique du capital restant à rembourser.
Cela renforce la résilience financière face aux aléas économiques. A méditer…


4) Alléger les dépenses pré-engagées
Selon l’INSEE, le pouvoir d’achat augmente, mais ce ressenti est contredit par la hausse des dépenses pré-engagées, qui représentent 30,4% du revenu disponible brut en 2023, contre 14,8% en 1963 !
Ces dépenses (loyers, abonnements médias et télécoms, assurances, services financiers, traites mensuelles) sont souvent indexées sur l’inflation et difficiles à renégocier à court terme.
Se désendetter permet de réduire ces charges fixes, libérant ainsi du « reste-à-vivre » pour une meilleure qualité de vie.


5) Conjoncture immobilière favorable
Le marché immobilier traverse un creux, mais une reprise des prix est attendue dans les 6 à 12 mois. C’est donc le moment idéal pour investir dans l’immobilier, notamment en réduisant ses dettes existantes pour libérer des capacités d’emprunt.
Cependant, il est crucial de conserver une réserve de liquidités. En période de récession ou de crise financière, les actifs, notamment financiers, peuvent être « en soldes », offrant des opportunités d’investissement à saisir.


Une opportunité à saisir avec précaution : il faut doser son remboursement anticipé

Si le désendettement est une stratégie séduisante, il ne faut pas vider entièrement ses réserves d’épargne.
Garder du cash est essentiel pour faire face à d’éventuelles urgences ou pour profiter d’opportunités d’investissement lors de périodes de crise, ou simplement de correction (comme en avril).
Un remboursement anticipé bien calibré permet de concilier réduction des dettes et flexibilité financière.
En conclusion, dans un environnement économique complexe, se désendetter offre une double opportunité : réduire sa dépendance financière et libérer du pouvoir d’achat tout en se positionnant pour de futurs investissements, notamment immobiliers.
Une approche équilibrée, combinant remboursement anticipé et maintien de liquidités, est la clé pour naviguer avec sérénité dans cette période de transition.

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Florent Ly-Machabert


De quoi le krach d’avril est-il le nom ?

L’indice VIX, souvent surnommé « l’indice de la peur », a récemment connu une envolée spectaculaire, bondissant de 220% en quelques jours. Ce pic, qui rappelle les heures sombres de 2008, a atteint 60,13 points le lundi 7 avril, un niveau rarement observé depuis 1986.

Nous explorons ici les causes de cette flambée, ses conséquences sur les marchés et les perspectives à court et moyen terme.

Une volatilité historique et ses origines

L’indice VIX mesure la volatilité implicite des options d’achat (calls) et de vente (puts) sur l’indice S&P500. Habituellement inférieur à 24 points, il a dépassé le seuil de 50 à seulement 8 reprises depuis 1986 :

  1. lors du krach de 1987 (150 points, consécutif aux accords du Plaza) ;
  2. en 1998 (60 points, crise russe) ;
  3. en 2001 (58 points, attentats du 11 septembre) ;
  4. en 2002 (58 points, scandales Enron) ;
  5. en 2008 (59 points, crise des subprimes) ;
  6. en 2018 (50 points, manipulation du VIX) ;
  7. et 8. en 2020 (82 et 41 points, pandémie de COVID-19) : ce dernier cas est exceptionnel, le VIX ayant franchi ce seuil deux fois la même année !

Cette explosion récente reflète une nervosité extrême des investisseurs, alimentée par des incertitudes économiques et géopolitiques. Les conséquences sont multiples et touchent divers actifs, des métaux précieux aux devises, en passant par les marchés actions.

Conséquences et opportunités sur les marchés

La flambée du VIX a déclenché une série de réactions en chaîne.

Premièrement, les investisseurs se sont massivement débarrassés des actifs les plus risqués, provoquant des ventes massives suivies de rachats opportunistes à bas prix.

Deuxièmement, des prises de bénéfices ont eu lieu sur des actifs moins risqués, comme l’or, pour compenser les pertes ou répondre aux appels de marge sur des positions à effet de levier. Malgré une baisse temporaire due à ces ventes forcées, l’or, qui avait connu une forte hausse, devrait rebondir, offrant des opportunités d’achat via la stratégie du Dollar Cost Averaging (DCA).

L’argent, quant à lui, a subi une forte baisse. Utilisé à 60% par l’industrie, il suit avec retard l’évolution de l’or en tant que métal précieux de substitution, ce qui limite son potentiel de rebond immédiat.

Par ailleurs, le yuan chinois a chuté, signalant une possible dévaluation progressive pour contrer les tariffs commerciaux. Sur le marché des devises, l’inversion des spreads de swaps indique une guerre des monnaies larvée et un assèchement de la liquidité interbancaire, un phénomène inquiétant rappelant 2008…

Perspectives : accalmie et rebond sélectif

À court terme, une accalmie est attendue sur le VVIX (indice de volatilité du VIX), ce qui pourrait apaiser les marchés.

En France, le CAC 40 devrait remonter sur trois mois, bénéficiant du moratoire temporaire.

À plus long terme, les marchés actions américains pourraient également rebondir, portés par une croissance potentielle, une baisse du chômage, une diminution des dépenses publiques, un affaiblissement du dollar et une dérégulation.

Les métaux précieux, notamment l’or, devraient connaître une hausse, bien que l’argent reste moins attractif.

Enfin, les taux longs américains resteront attractifs, mais un risque persiste : les créanciers majeurs, comme le Japon et la Chine, pourraient se détourner des obligations américaines sous l’administration Trump, ce qui pourrait compliquer le financement de la dette.

En somme, cette flambée du VIX, bien que brutale, ouvre des opportunités pour les investisseurs avertis, tout en signalant des tensions structurelles à surveiller.

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Florent Ly-Machabert


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