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19e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

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N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°21), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : la fiscalité des cryptos.

Le prochain dossier va paraître dimanche 14/05 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il traitera des actions (modalités de détention et de transmission, fiscalité des dividendes & plus-values, etc.). La vidéo de présentation est ci-dessous.

Vidéo de présentation du dossier N°22

Dette publique et “pognon de dingue”

La crise n’explique pas tout

Par rapport à 2020, l’endettement public de la France s’est envolé de plus de 6% pour dépasser les 2810 Mds € fin 2021 et 2950 Mds € fin 2022. Alors que le gouvernement pensait clore l’année 2022 sur une dette d’environ 115% du PIB et un déficit d’environ 5% (après respectivement 114,6% et 8,9% en 2020 et 112,9% et 6,5% en 2021), les indicateurs s’avèrent légèrement meilleurs que prévu. Grâce à la très forte croissance de l’activité économique de 7% en 2021, la dette s’établit à 111,6% du PIB, après un pic à plus de 120% en cours d’année, selon les dernières données publiées par l’Insee. Le déficit public est quant à lui « limité » à 4,7% du PIB.

Comme souvent lors des périodes de forte croissance (2021), les recettes fiscales se sont envolées. Après une perte de vitesse de près de 5% en 2020, elles ont augmenté de 8,4% en 2021, soit +102 Mds €, dont notamment une progression des recettes de TVA de plus de 20 Mds € due au rebond de la consommation. Idem en 2022, où les recettes de TVA ont encore grapillé 9 Mds €.

Cependant, ce dynamisme n’est pas synonyme de libéralisme. Loin de là : l’État reste hélas le pilier central de l’économie française, comme le démontrent les « plans de relance post-Covid », les aides d’urgence pour les entreprises touchées par les restrictions sanitaires, etc. Ainsi, les dépenses publiques représentent 59,2% du PIB fin 2021, au-delà de leur niveau d’avant-crise, où le ratio s’élevait à 55,6%. Pour 2022, la fourchette est de 56-58%.

Olivier Dussopt (ex-ministre des Comptes publics) estimait d’ailleurs que ces indicateurs « confirment l’efficacité du plan d’urgence et du plan de relance pour notre économie et donc pour les Français ». Ce redressement des finances publiques pourrait même expliquer, rétrospectivement, la réélection de Macron, alors même que les finances publiques, on s’en souvient, n’ont été que rarement évoquées dans le débat public électoral. Le président-candidat a même nié avoir fait exploser la dette durant son premier mandat… 

Le fragile bilan du premier mandat d’Emmanuel Macron

Les équipes du président-candidat ne s’étaient d’ailleurs pas avancées sur de quelconques prévisions macroéconomiques. Les questions de finances publiques, sur lesquelles Emmanuel Macron s’était engagé en 2017, ont semblé occuper une place plus que secondaire. Malgré le contexte économique (très) inquiétant, le candidat Macron n’a presque jamais prononcé les mots « dette », « déficit » ou même « finances publiques ». Il s’est contenté de promettre un retour sous un déficit de 3% en 2027 et un reflux de la dette à partir de 2026. Et ce grâce à une maîtrise des dépenses !

Cette discrétion n’est pas uniquement due à l’effet de surprise de la guerre en Ukraine. Malgré la bonne nouvelle du retour de la croissance en 2021, le bilan d’Emmanuel Macron sur l’ensemble du quinquennat est catastrophique au niveau des comptes publics. Depuis fin 2017, la dette de l’ensemble des administrations publiques françaises a augmenté de plus de 540 Mds €, soit près de 25%. Et même en 2021, en valeur, la dette a encore progressé de 165 Mds €, pour dépasser 2813 Mds €. Nous en sommes aujourd’hui au seuil des 3000 Mds €… En 2021, cela a représenté un bond de 6,2% en un an, inférieur, donc, à la progression en valeur du PIB. D’où la réduction mécanique du ratio dette / PIB en un an, tout en trompe-l’œil donc.

La France avait, dans ces conditions, abordé la crise sanitaire dans une situation d’endettement pire que ses voisins, comme l’Italie, dont elle se moquait pourtant passablement. Entre 2018 et 2019, la dette publique française est restée stable à 98,1% du PIB, alors qu’elle a baissé de 1,4 point de PIB en moyenne dans la zone euro, pour atteindre 84,1% du PIB fin 2019. La dette allemande est repassée sous le seuil des 60% (70% aujourd’hui), comme l’exige normalement le Pacte de Stabilité et de Croissance. À cette époque, seuls la Grèce, l’Italie, le Portugal et la Belgique présentaient dans la zone euro une dette supérieure à celle de la France… Ne restent désormais plus que les pays méditerranéens, la Belgique ayant entamé un mouvement de maîtrise de ses comptes publics.

Tous les pays de l’Eurozone se sont par ailleurs lourdement endettés pendant la crise pour soutenir leur économie et amortir le choc pour les ménages et, selon les pays, les entreprises. Et fidèle à son habitude, la France a ouvert plus largement les vannes que ses voisins. Selon Eurostat, la dette publique moyenne des États de la zone euro avait progressé en valeur de 19% entre fin 2017 et le troisième trimestre 2021. Sur la même période, l’endettement de la France avait déjà bondi de 26% ! Si on se concentre sur la période de la pandémie, la dette de la zone euro s’est envolée de 17% entre fin 2019 et le troisième trimestre 2021, celle de la France, de 19%. Nous rappelons au passage qu’avec seulement 2% de la population mondiale, la France concentre à elle seule 12% des revenus secondaires mondiaux, c’est-à-dire des prestations sociales versées aux quatre coins de la planète…

Autrement dit, c’est essentiellement hors période de crise que l’écart entre la France et les autres pays européens se creuse, sans doute en raison de notre structure de dépenses. Alors que la guerre en Ukraine a percuté lourdement l’activité économique, en aggravant l’inflation, les prochaines années s’annoncent donc d’ores et déjà délicates. La restauration de finances publiques saines va être douloureuse. La première piqûre de rappel viendra (très vite désormais) de la charge d’intérêt de la dette, qui, du fait de la brutale remontée des taux, va rapidement occasionner une dépense annuelle de l’ordre de 60 à 80 Mds €. Malgré l’environnement de taux très favorable en 2021, cette ligne budgétaire a déjà rebondi de 15%, soit 5 Mds €, pour atteindre 38 Mds € en raison du poids des obligations indexées sur l’inflation. Le second coup derrière la tête arrive. Espérons qu’il ne sera pas fatal.

Florent Ly-Machabert


18e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

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N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°21), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : la fiscalité des cryptos.

Le prochain dossier va paraître dimanche 14/05 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il traitera des actions (modalités de détention, fiscalité des dividendes & plus-values, etc.). La vidéo de présentation du dossier N°21 est ci-dessous.

Vidéo de présentation du dossier 21

Vingt-et-unième dossier disponible

Retrouvez notre 21ème dossier, disponible sur le site du Courrier de stratèges ! Après avoir posé les bases de notre stratégie (cliquez ici), puis abordé l’or, les métaux blancs, les matières premières, l’art-investissement, le secteur non coté, les devises étrangères, les actions françaises, les cryptoactifs, les obligations souveraines, l’assurance-vie, l’entreposage physique de l’or, la nature-investissement, les SCPI, la pierre et l’immobilier alternatif, les lois de défiscalisation immobilière, la débancarisation en cryptos, la gestion en bon père de famille et l’optimisation successorale, les principales stratégies de désendettement et la situation d’Air Liquide, nous consacrons ce neuvième dossier de l’année à la fiscalité des cryptos.

N’hésitez pas à consulter aussi notre 17ème tableau de bord de l’épargnant, disponible gratuitement chaque samedi sur le site du Courrier des stratèges.

Vidéo de présentation du dossier 21

17e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le nouveau site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°20), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : Acheter Air Liquide, les yeux fermés.

Le prochain dossier va paraître dimanche 30/04 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il traitera de la fiscalité des cryptos. La vidéo de présentation est ci-dessous.

Vidéo de présentation du dossier 21

La hausse du pétrole partie pour durer

L’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) vient de revoir ses estimations de consommation de pétrole dans le monde depuis 2007, qui étaient en réalité fausses. En effet, elle a grandement sous-estimé la consommation globale, notamment des industries pétrochimiques chinoise et saoudienne. Cela signifie que les possibilités de production supplémentaire pour faire face à la demande réelle sont bien plus limitées que les gouvernements ne le pensaient. Cette nouvelle est intervenue au moment même où les prix du pétrole s’envolaient suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie (24/02/2022).

Au-delà de ce conflit qui pousse les cours du pétrole à la hausse, il y a également des raisons structurelles pour que l’énergie la plus consommée au monde (31% en 2019) ne cesse de se renchérir dans les prochaines années. La consommation de pétrole devrait augmenter de 3,2 millions de barils par jour cette année pour atteindre 100,6 millions de barils et elle a été grandement sous-évaluée depuis de nombreuses années.

C’est d’autant plus problématique que les chiffres de l’AIE sont utilisés en permanence par les gouvernements, les compagnies pétrolières et les experts. Cela signifie que toutes les projections sur les équilibres entre offre et demande de pétrole sont fausses depuis… 15 ans. La demande supplémentaire que l’AIE a identifiée est supérieure à 800 000 barils par jour au cours des trois dernières années (voir le graphique ci-dessous).

Elle représente en tout 2,9 milliards de barils depuis 2007. C’est l’équivalent de 5 fois les réserves stratégiques américaines ou la consommation annuelle cumulée de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de l’Espagne et du Mexique ! Quelle erreur !

Nombre de barils jour supplémentaires consommés depuis 2007

Une sous-estimation massive des besoins de l’industrie pétrochimique

Comme dit plus haut, l’erreur provient avant tout de la consommation de pétrole par les industries pétrochimiques chinoise et saoudienne. La pétrochimie est le secteur dont la consommation de pétrole devrait le plus augmenter dans les prochaines années et qui n’a même pas baissé, durant la période la plus critique de la pandémie en 2020. La révision des chiffres de l’AIE signifie plusieurs choses pour le marché pétrolier.

Tout d’abord, les 660 millions de barils en surplus dans les réserves mondiales que l’Agence avait calculées il y a encore un mois n’existent plus. Au final, les réserves mondiales étaient inférieures début 2022 à ce qu’elles étaient fin 2019 avant la pandémie. Il en va de même des stocks commerciaux qui sont tombés à 60 millions de barils en décembre dernier. Le marché pétrolier est en fait beaucoup plus tendu que les experts ne le pensent. Par exemple, la décision de Joe Biden de mettre sur le marché une partie des réserves pétrolières américaines pour faire baisser les cours a eu un impact plus que limité.

L’OPEP+ semble incapable de produire plus

Une éventuelle stabilisation et baisse des cours, indépendamment de la situation ukrainienne, dépend de la capacité à produire plus, qui passe notamment par les Etats-Unis, avec l’accélération de l’exploitation du pétrole de schiste et par l’Iran, si, à la suite d’un accord sur son programme nucléaire, ce pays peut à nouveau exporter sans entrave ses barils.

Selon plusieurs études sérieuses, 15 des 19 pays de l’OPEP+ ont été incapables de respecter leurs objectifs de production. De plus, la production des 13 membres de l’OPEP a seulement augmenté de 65 000 barils par jour le mois dernier, soit un quart de l’augmentation annoncée. Selon l’administration américaine, la production de pétrole de schiste devrait augmenter aux Etats-Unis de 200 000 barils par jour en 2023. Un accord sur le nucléaire iranien débloquerait environ 1,3 million de barils par jour. Cela permettra peut-être dans les prochains mois de stabiliser les cours.

Baisse des investissements dans la recherche et la production

Cependant, l’équilibre entre demande et offre reste durablement menacé. En effet, la production de pétrole commence à être affectée par la baisse des investissements dans l’exploration depuis plusieurs années du fait de la pandémie et surtout des pressions croissantes sur les investisseurs pour se détourner des énergies fossiles. Le ministre du pétrole saoudien a d’ailleurs mis en garde contre un risque majeur de crise énergétique dans les prochaines années du fait de l’effondrement des investissements pétroliers. Il estime que la production mondiale pourrait baisser de 30 millions de barils par jour (environ 30%) d’ici 2030 !

Les investissements dans le pétrole et le gaz ont chuté de 30% en 2020 à 309 Mds $ et sont très légèrement remontés en 2021. Il faudrait qu’ils reviennent quasiment à leurs niveaux d’avant la pandémie, de 525 Mds $ par an, pendant le restant de la décennie pour pouvoir répondre à la demande…

Ainsi, les grandes compagnies pétrolières, comme Royal Dutch Shell, BP ou TotalEnergies, réduisent leurs investissements dans le pétrole et se tournent en priorité vers les renouvelables.

Cependant, si l’envolée des prix du pétrole se poursuit, les dirigeants de la plupart des pays auront pour priorité de limiter les conséquences d’un tel choc, en investissant grandement dans la transition énergétique. Plusieurs experts décrivent l’augmentation des prix du gaz des derniers mois comme « le premier grand choc énergétique de l’ère verte », qui serait lié à des investissements mal gérés dans les énergies renouvelables comme dans les combustibles fossiles ; ce qui pourrait conduire à une révolte du peuple, comme l’ont montré les différentes manifestations des Gilets jaunes à travers le monde, puis des Convois de la Liberté…

Florent Ly-Machabert


16e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

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Le prochain dossier va paraître dimanche 30/04 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il traitera de la fiscalité des cryptos. La vidéo de présentation du précédent dossier est ci-dessous.

Vidéo de présentation du dossier 20

L’immobilier dans le viseur de la caste : la blockchain contre-attaque !

La blockchain

La blockchain est une technologie qui permet de stocker et de sécuriser la transmission d’informations par blocs, entre les différents membres d’un réseau :

  • Le client effectue sa transaction,
  • Les transactions sont rassemblées et stockées dans un bloc,
  • Chaque bloc est validé au travers des maillons décentralisés de la chaîne grâce à des algorithmes de cryptographie,
  • Puis il est daté et ajouté à la blockchain, accessible à tous les utilisateurs,
  • Le « fournisseur » reçoit la transaction du « client ».

Cette technologie a été utilisée à ses débuts pour gérer les crypto-monnaies, mais elle tend à se développer dans d’autres secteurs, comme l’immobilier. Si elle paraît difficile à appréhender, la blockchain présente l’avantage de la sécurité des transactions et de leur rapidité. Une fois entrées dans la blockchain, les données sont infalsifiables et pérennes dans le temps.

La blockchain dans l’immobilier

  • Sécurisation

La blockchain permet de répertorier les terrains et de stocker l’information de façon transparente, publique et sécurisée, garantissant la propriété du bien répertorié. En Suède, le bureau national gérant terrains et immobilier a basculé sur des registres distribués reposant sur une blockchain privée : tous les enregistrements relatifs aux propriétés y sont mémorisés et consultables par les acteurs du marché.

Ce procédé s’avère intéressant dans certains pays où le système est corrompu et où il est compliqué de savoir à qui appartient réellement un terrain avant de l’acheter. La Blockchain est un outil idéal pour visualiser l’état des propriétés et des actes de ventes, en ayant un accès complet à l’historique du bien ou du terrain. Consultable à tout moment et sans limitation de durée, par les banques, les agences immobilières, les acheteurs et les vendeurs, la Blockchain assure ainsi l’authenticité des registres fonciers et détient une certaine résistance au piratage et à la corruption des données.

  • Automatisation : Smart Contract

Un « smart contract » est une transaction dont l’exécution est sécurisée via une blockchain. Elle est soumise à des conditions inscrites sur un programme informatique. Si nous connaissons principalement la blockchain pour sa première utilisation, la cryptomonnaie, la seconde utilisation, le smart contract, est celle qui est la plus en vue pour les entreprises.

Sécuriser les données est une première étape. Vient ensuite le temps des transactions. La blockchain joue le rôle d’une chaîne d’enregistrement transparente, décentralisée chez chaque partie prenante de l’opération. Il existe aujourd’hui dans la finance immobilière une lourdeur administrative qui ralentit les processus et amoindrit la rentabilité des actifs. Or, la blockchain permet d’automatiser la succession de ces étapes dès lors que des critères prédéfinis ont été réunis. Avec un gain de temps et des coûts réduits à la clef.

Le smart contract consiste à transcrire les conditions d’un contrat mais sous forme de code, qui vont pouvoir se lier à des actions dont l’exécution est automatiquement déclenchée une fois la condition vérifiée. Ainsi, le smart contract permet d’ajouter des conditions aux échanges. Ils permettent d’échanger toutes sortes d’actifs, notamment immobiliers, sans utiliser d’intermédiaires.

Certaines transactions immobilières entre professionnels peuvent désormais se réaliser grâce à la blockchain. L’actif financier est divisé en plusieurs parts, elles-mêmes transformées en tokens. Le token est une unité cryptographique composée de jetons numériques facilement échangeables. Ce type d’échange est, pour l’heure, uniquement possible entre particuliers. 

L’exemple de RealT

RealT est une plateforme proposant d’acquérir des tokens correspondant à des biens immobiliers en contrepartie de revenus. Le principe est très similaire à celui d’une SCPI. Là où RealT tire véritablement son épingle du jeu, c’est que les propriétés mises en vente sont fractionnables grâce à la tokénisation, ce qui permet aux futurs acquéreurs d’investir le montant qui leur convient et de partager la propriété d’un bien avec d’autres personnes.

L’immobilier ne peut pas être directement tokenisé, mais les personnes morales peuvent l’être. Chaque bien immobilier appartient à une société à responsabilité limitée. Chaque société à responsabilité limitée est tokenisée et vaut un certain nombre de RealTokens, puis est mise en vente sur le marché. Selon leur part de tokens, les détenteurs peuvent percevoir les revenus du loyer et voter les décisions relatives au bien.

RealT rend l’investissement immobilier accessible à tous, la tokenisation faisant en sorte que ce type de placement soit abordable pour presque tout le monde. Alors que les concurrents traditionnels de RealT ont des investissements minimums compris entre 5 000 à 10 000 $, un seul token pour les propriétés RealT coûte entre 50 et 150 $, ce qui constitue l’investissement minimum le plus bas que le secteur immobilier puisse offrir.

Au final, RealtT présente de nombreux avantages :

  • Aucun frais de notaire ;
  • La perception quotidienne d’une fraction du loyer attaché aux jetons ;
  • La compression voire la suppression des délais administratifs (achat possible en 24h en moyenne) ;
  • Une plus grande accessibilité de l’achat immobilier à l’étranger ;
  • Une plus grande liquidité de l’investissement immobilier.

Aujourd’hui, RealT, c’est 10 M$ de propriétés vendues sous forme de tokens.

Voilà typiquement le genre de procédés et de sociétés qui permettront, en toute légalité, de contourner les attaques démultipliées de la caste contre la propriété privée et donc, contre l’immobilier (placement préféré des Français comme nous le rappelons dans ce dossier).

Florent Ly-Machabert


Vingtième dossier disponible

Retrouvez notre 20ème dossier, disponible sur le site du Courrier de stratèges ! Après avoir posé les bases de notre stratégie (cliquez ici), puis abordé l’or, les métaux blancs, les matières premières, l’art-investissement, le secteur non coté, les devises étrangères, les actions françaises, les cryptoactifs, les obligations souveraines, l’assurance-vie, l’entreposage physique de l’or, la nature-investissement, les SCPI, la pierre et l’immobilier alternatif, les lois de défiscalisation immobilière, la débancarisation en cryptos, la gestion en bon père de famille et l’optimisation successorale et les principales stratégies de désendettement, nous consacrons ce huitième dossier de l’année à la situation d’Air Liquide.

N’hésitez pas à consulter aussi notre 15ème tableau de bord de l’épargnant, disponible gratuitement chaque samedi sur le site du Courrier des stratèges.

Vidéo de présentation du dossier 20
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