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15e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le nouveau site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°19), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : comment se désendetter ?

Le prochain dossier va paraître dimanche 16/04 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il traitera de l’opportunité de garnir son portefeuille d’actions d’une grande firme française, véritable star de la cote parisienne. La vidéo de présentation est ci-dessous.

Vidéo de présentation du dossier 20

La visite de Macron fait les affaires de Xi.

Le CIPS

L’éviction du système SWIFT imposée par les pays occidentaux a conduit Moscou à chercher refuge ailleurs et à étudier des alternatives. En effet, les banques russes se sont immédiatement tournées vers le système de paiement interbancaire transfrontalier (CIPS). Développé par la Chine (principal partenaire commercial et, désormais, géopolitique, de la Russie) en 2015, le système de paiement CIPS est principalement utilisé pour régler les crédits internationaux en yuan.

Il permet aux banques mondiales d’effectuer des transactions transfrontalières directement en yuan sur le territoire national, plutôt que par l’intermédiaire de banques de compensation dans des centres offshore, et vise à faire de la monnaie de Pékin une monnaie de réserve mondiale à part entière.

Nous pouvons noter que le système chinois a traité environ 80 000 Mds de yuans, soit 12 680 Mds $, en 2021, soit une augmentation de 75% en glissement annuel. Le CIPS gère notamment 23 banques russes, mais également des banques occidentales telles que HSBC, Standard Chartered, Citigroup et BNP Paribas…

17,5% des relations commerciales entre Pékin et Moscou passant par le yuan, les banques russes ont décidé de se tourner vers le partenaire le plus naturel, ainsi que de développer davantage leur propre système de paiement transfrontalier SPSF, créé en 2014, lors du précédent train de sanctions européennes (crise du Donbass). Plus l’UE sanctionne, plus l’axe sino-russe se renforce.

Les sociétés chinoises impliquées dans le développement du CIPS sont celles qui profitent le plus de ce déplacement vers l’est, comme HyUnion Holding et Shenzhen Forms Syntron Information. Les actions de ces sociétés sont ainsi toutes deux en hausse à la Bourse de Shenzhen (voir graphiques ci-dessous).

Les nouvelles sanctions ont concrètement exclu sept banques russes du système de paiement SWIFT selon le journal officiel de l’Union Européenne. Ces dernières avaient eu 10 jours pour arrêter leurs opérations sur le système de paiement.

Ces banques privées ont été sélectionnées pour leur liens étroits avec l’État russe. Les banques publiques sont déjà sous le coup de sanctions depuis l’annexion de la Crimée. Cependant, les sanctions épargnent Sberbank, la plus grande banque de Russie, puisque cette dernière est le principal canal de paiement pour les importations européennes de gaz et de pétrole russes, lesquelles ont considérablement décru suite aux trains de sanctions intervenues depuis…

Coup de bluff ou coup de maître ?

Cependant, de nombreux experts affirment que le gouvernement russe n’a pas la capacité de remplacer complètement le mécanisme de messagerie SWIFT, utilisé par les institutions financières du monde entier pour les paiements transfrontaliers. Il s’agit, tout de même, du principal canal de communication transfrontalier pour les institutions financières mondiales. Il est utilisé par plus de 11 000 entreprises et organisations à travers le monde.

Le CIPS n’aurait pas suffisamment de banques participantes, bien qu’il ait réussi à en attirer 672 indirectement de l’étranger. Il ne compte que 76 participants directs, pour la plupart des filiales à l’étranger ou des filiales de banques chinoises.

Seuls les participants directs peuvent échanger des informations via CIPS, tandis que les participants indirects échangent principalement des informations avec des participants directs via SWIFT.

L’exclusion de certaines banques russes de SWIFT ne peut les empêcher de régler des paiements transfrontaliers avec d’autres institutions financières internationales. L’interdiction signifie que les banques russes ne pourront pas communiquer avec d’autres banques via SWIFT. Elles peuvent toujours choisir d’autres moyens de communiquer, y compris des télégrammes cryptés et même des e-mails. Mais ces méthodes peuvent être inefficaces, risquées et coûteuses.

Toujours est-il que ce n’est pas le tact diplomatique de Macron, très mal accueilli par ailleurs, lors de sa dernière visite à Pékin qui aura permis une quelconque inflexion en quelque matière que ce soit.

Florent Ly-Machabert


14e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

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N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°19), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : comment se désendetter ?, dont la vidéo de présentation suit.

Vidéo de présentation du dossier 19

Le prochain dossier va paraître dimanche 16/04 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il traitera de l’opportunité de garnir son portefeuille d’actions d’une grande firme française, véritable star de la cote parisienne. La vidéo de présentation arrive très vite.

Dix-neuvième dossier disponible

Retrouvez notre 19ème dossier, disponible sur le site du Courrier de stratèges ! Après avoir posé les bases de notre stratégie (cliquez ici), puis abordé l’or, les métaux blancs, les matières premières, l’art-investissement, le secteur non coté, les devises étrangères, les actions françaises, les cryptoactifs, les obligations souveraines, l’assurance-vie, l’entreposage physique de l’or, la nature-investissement, les SCPI, la pierre et l’immobilier alternatif, les lois de défiscalisation immobilière, la débancarisation en cryptos et la gestion en bon père de famille et à l’optimisation successorale, nous consacrons ce septième dossier de l’année aux principales stratégies de désendettement alors que votre épargne bancaire est menacée.

N’hésitez pas à consulter aussi notre 13ème tableau de bord de l’épargnant, disponible gratuitement chaque samedi sur le site du Courrier des stratèges.

Vidéo de présentation du dossier 19

13e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le nouveau site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°18), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : la gestion en bon père de famille et l’optimisation successorale, dont la vidéo de présentation suit.

Le prochain dossier va paraître dimanche 02/04 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il traitera des principales solutions pour se désendetter, dès que l’inflation ralentira. La vidéo de présentation arrive très vite.

2040 : l’explosif rapport prospectif de la CIA

Les forces structurelles du monde à l’horizon 2040

Un édifiant rapport de la CIA a élaboré des scénarios prospectifs en termes d’avantages et de risques des applications biotechnologiques avancées.

Nous l’avons synthétisé pour vous dans le tableau ci-dessous.

  Applications  AvantagesRisques
Santé numérique
Médecine personnalisée[1]
Moins d’erreurs de diagnostic,
bilan de santé amélioré
Disparités d’accès dues aux coûts et à la localisation, mauvais usage des données
Production de médicaments
à la demande[2]
Traitements médicaux rapides
et plus efficaces
Disputes sur la priorisation de la R&D dans les pays développés et en développement
Bio-impression Xénotranplantation[3]Réduction des délais et des rejets d’organes, des greffes et réparationsDisparités d’accès en raison               
des coûts initiaux élevés
Ingénierie de la reproduction[4]Réduction importante des maladies génétiques héréditairesClivages éthiques et sociaux sur les applications, eugénisme, inégalités d’accès
Interfaces homme-machine[5]Nouveaux traitements des troubles neurologiques, amélioration de la cognition et élargissement de la perceptionTensions entre individus augmentés et non augmentés, nouvelles vulnérabilités cyber/bio  
Biofabrication[6]Conception plus rapide et efficace de nouveaux matériaux et médicamentsAbus et restructuration des effectifs
Organismes synthétiques[7]Production rapide de molécules, matériaux et traitements nouveaux
et inédits
Impacts environnementaux inconnus, développement d’armes biologiques, accidents
Restauration environnementale[8]Fécondité de terres stériles ou appauvries, atténuations des menaces humaines/naturellesImpacts potentiellement mondiaux sur l’environnement et la santé publique
Stockage de données
basé sur l’ADN[9]
Capacité illimitée de stockage
de données à long terme
Suivi social long terme
Transformation de l’agriculture et de la production alimentaire[10]Diversification et baisse des prix alimentaires, réduction de l’impact environnementalRéduction de la biodiversité, tensions sociales, perturbation de la main d’œuvre et des chaînes d’approvisionnement

Nous avons fait figurer en gras dans la colonne de droite les risques que nous voyons déjà à l’œuvre dans le contexte de pandémie, d’inflation et de guerre russo-ukrainienne que nous traversons.

On peut en effet, face à ce tableau, légitimement s’interroger sur le risque eugéniste (c’est-à-dire de dépopulation et/ou de stérilisation de masse) lié au “vaccin” Pfizer (hypothèse), sur l’origine du virus qui résulte de manipulations qui ont mal tourné pour créer des organismes synthétiques, sur la volonté de nos « élites » d’instaurer un crédit social autoritaire jusque dans nos « démocraties libérales ». On peut enfin rester perplexe devant les tensions sociales déjà à l’œuvre, résultant de la perturbation des chaînes de valeur et de la modification en profondeur de la production agricole et agroalimentaire, par exemple aux Pays-Bas. Tout cela semble bien anticipé par les services secrets américains, toujours prompts à la guerre comme chacun sait, surtout quand le Président des USA est démocrate et préfère commenter des parfums de glace devant un parterre d’enfants plutôt que de s’exprimer sur la récente tuerie dans une école de Nashville.

Florent Ly-Machabert


[1] Traitements médicaux sur mesure utilisant l’IA pour combiner les données issues du séquençage génétique, des diagnostics et de la biosurveillance

[2] Thérapies cellulaires et génétiques, combinées aux améliorations de la conception et de la production des médicaments, pour une réponse plus rapide aux maladies

[3] La fabrication additive permet d’imprimer des parties biologiques pour des tests médicaux ou le remplacement de tissus, de cultiver des organes compatibles avec l’homme chez des animaux en vue d’une transplantation.

[4] Utilisation des technologies génomiques pour sélectionner et modifier les embryons humains en fonction d’un large éventail de caractéristiques et de capacité

[5] Augmentation par la machine des processus cognitifs humains

[6] Bio-conception et production de matériaux, de médicaments et d’aliments améliorés ou hautement spécifiés

[7] Les OGM et processus biologiques créent de nouveaux matériaux et médicaments.

[8] L’intervention écologique à grande échelle par le biais de la biotechnologie, de la reforestation et de l’ingénierie océanique, crée, manipule ou sauve les environnements endommagés.

[9] ADN utilisé pour coder et stocker des données

[10] Les processus de production de précision automatisés et les systèmes intégrés de culture et d’élevage utilisent des OGM.

12e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

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49-3, motion rejetée, émeutes nocturnes : et maintenant ?

49al3 sur la réforme des retraites : et la France se mit à brûler !  

Motion de censure transpartisane rejetée par neuf voix ; et la France continua de brûler !

Gouvernement arrogant et entêté : et les émeutes nocturnes, du jamais vu depuis Mai-68, embrasèrent non seulement Paris mais toutes les grandes (et moyennes) villes de province.

Macron, que nous avions vu à l’œuvre dans la répression – sans mauvais jeu de mots – aveugle des Gilets-Jaunes, des sans-dents et autres « gens qui ne sont rien », a peu à peu laissé décompenser son hubris, d’abord à travers l’inutile, la liberticide – et la coûteuse : +600 Mds € de dette publique ! – politique du « quoi qu’il en coûte », avant de se mettre à gouverner, majorité relative oblige, à coup d’article 49 alinéa 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 (11 en tout depuis juin 2022), moyennant, entre-temps une réélection « dans le cadre d’un compromis à la française », c’est-à-dire mêlant agitation de la peur brune soi-disant incarnée par la PME-Le Pen (alors que chaque jour démontre que le fascisant, c’est lui !) et peut-être traficotage des résultats…

Alors que Macron, terré à la Lanterne depuis jeudi dernier, s’apprête à parler demain mercredi 22 mars, aux ruraux – cible de choix d’inéluctables législatives anticipées – et aux retraités – le cœur de son électorat dont il anticipe qu’il est en train de fondre comme neige au mois de mars, les seuls qui puissent se rendre disponibles entre midi et deux, pour le néopétainiste « 13H de TF1 », il recevra, dès vendredi 24, au Château de Versailles, le roi Charles III d’Angleterre, hôte de marque qui figure, entre son frère Andrew et Quentin Tarantino, sur la liste des passagers du Lolita Express qui les emmenait se distraire sur l’île d’Epstein. Le choc des images va être formidable : Paris-Match, on n’en doute pas, sera là !

Et parce que je suis libéral, c’est-à-dire tout simplement pour l’état de Droit et contre l’état d’urgence (sécuritaire, climatique, sanitaire…) permanent ;  parce que je suis conservateur, c’est-à-dire attentif au « pacte entre les vivants, les morts et ceux qui ne sont pas encore nés » (E Burke) qui constitue toute société vraiment digne de ce nom et donc, inquiet, à ce titre, de l’accélération avec laquelle des changements inopportuns se produisent, des pans entiers de libertés disparaissent, au bénéfice du mirage de la neutralité technologique dont parlait déjà J Ellul dans son Bluff en 1988 et qu’incarnent mal, convenons-en un L Alexandre, un B Gates, un A Bourla ou encore un Y Harari ; parce que je suis Catholique et que je pratique dans cette grande et belle Tradition dont mon propre Pape pense et dit tant de mal et la journaliste musulmane Sonia Mabrouk tant de bien, je sais qu’il n’est pas nécessaire de convertir César, trop loin de la Foi, pour sauver la France qui a un pacte bimillénaire avec la Liberté, mais qu’il suffit de toucher, à quelques jours du Dimanche de la Passion, le cœur du soldat romain, c’est-à-dire, en ce lendemain de printemps 2023 et veille probable d’une grande insurrection populaire, le cœur du policier, le cœur du gendarme mobile, le cœur du brigadier cynophile, le cœur du Romain des temps post-modernes, qu’un chef d’État, qui n’est plus ni chef – c’est-à-dire responsable – ni n’a d’autre État sous ses ordres qu’une France décomposée par ses coups de menton répétés et ses effets de manche depuis, au moins, le « Grand Blabla » censé éteindre le premier incendie des ronds-points, n’a de cesse de muer, cyniquement, en milice privée, pour espérer ressembler à Jésus ou Bouddha, alors qu’il finira Pilate.

N’a-t-il pas déjà annoncé qu’il s’en lavait les mains ?

L’Histoire est à nouveau en marche.

Oui en marche, car les mots ne lui appartiennent pas.

Florent Ly-Machabert

Dix-huitième dossier disponible

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Vidéo de présentation du dossier 18.

En plein séisme du 49-3, enquête sur les Français face à leur retraite.

Le Centre d’Études et de Connaissances sur l’Opinion Publique (CECOP) a mené une enquête sur un échantillon représentatif de 1 000 personnes concernant les Français, leur retraite et leur épargne.

Cette enquête présente un intérêt particulier, alors que le Gouvernement a tenté d’imposer par 49-3 sa réforme(tte) du régime des retraites, qui inclut toutefois en son article 7 le report de l’âge légal à 64 ans.

L’étude a mis en évidence 3 choses :

1) Une forte inquiétude à l’égard du système actuel de retraite

Les Français interrogés sont 74% à considérer que leur retraite est ou sera insuffisante compte tenu de leurs besoins. Par contre, chez les retraités, le pourcentage des personnes qui considèrent que leur retraite est insuffisante passe de 50 à 61%. L’inquiétude à l’égard du système de retraite se manifeste également par le fait que 69% des personnes interrogées pensent que leur niveau de vie baisse une fois l’âge de la retraite atteint. Pourtant, ils sont plus nombreux chez les non retraités à anticiper la baisse du niveau de vie (70%) qu’à la constater chez les retraités (66%).

On note chez les 50-64 ans une très forte anticipation de cette dégradation (73%) au fur et à mesure de l’arrivée des relevés individuels de situation (RIS) et des estimations individuelles globales (évaluation du montant de la retraite à percevoir selon différentes prévisions d’âge de départ à la retraite). Plus les candidats retraités sont jeunes, plus les pronostics quant à l’âge de la retraite sont pessimistes. Ainsi, les 35-49 ans anticipent à 84% un âge de départ à la retraite à 65 ans et plus.

2) L’effort d’épargne régulière ne cesse de diminuer

Le pourcentage des personnes interrogées déclarant placer régulièrement de l’argent en vue de la retraite est passé de 31 % à 25 % en 2 ans. Certains répondent qu’ils épargnent quand ils le peuvent (31%). Cette réponse montre une difficulté tenant au pouvoir d’achat. Seuls ceux appartenant à une classe de revenus supérieurs (+ de 3000 €/mois) maintiennent leur intention d’épargner régulièrement (6 sur 10).

La baisse du pouvoir d’achat ne suffit pas à expliquer cette diminution de la volonté d’épargner. La baisse de rentabilité des placements est également à prendre en compte. La plus forte baisse de la rentabilité perçue des produits d’épargne touche l’assurance-vie et notamment les fonds en euros. Quelques produits conservent de l’attrait : le livret A, mais surtout les actions.

3) Le système actuel de retraite est jugé inéquitable

Le système est perçu comme injuste (75%) et inefficace (80%). Le sentiment d’insatisfaction est plus fort chez les femmes que chez les hommes, signe d’une inégalité professionnelle prolongée jusqu’à l’âge de la retraite. Toutefois, l’insatisfaction provient avant tout du montant de la pension de retraite. A défaut de régime parfait, 53% des sondés désirent un régime unique et une caisse unique de retraite.

Enfin, les meilleures façons de préparer sa retraite sont, pour le panel, « être propriétaires de son logement » (65%) ; « détenir un produit d’épargne à long terme » (36%) et enfin « placer leur argent dans des produits spécifiquement adaptés à la retraite » (23%). Dommage que ce débat n’ait pas pu avoir lieu par le seul fait du prince qui a décidé le passage en force avec les conséquences sociales que l’on voit, et politiques puis institutionnelles que l’on pressent sans en avoir une vision claire à ce jour.

Florent Ly-Machabert

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