Growth or value, that is the question ?

Définitions

Sur le compartiment actions de la bourse, on distingue en général les titres « growth », portés par une dynamique de croissance économique (donc des profits et du résultat net) des titres « value » de fond de portefeuille, dont la plus-value latente réside dans la décote actuelle de leur cours (que Samarie & Cie peut déterminer ici grâce à nos outils statistiques permettant de situer pour n’importe quelle valeur le niveau de cotation actuel par rapport à la moyenne historique).

L’exemple emblématique des valeurs de croissance est LVMH, tandis que Saint-Gobain illustre les valeurs décotées dont l’épargnant attend le « retour à la moyenne ».

Approche comparée

Les graphiques ci-dessous reflètent le match entre ces deux types de valeurs, la 3ème courbe étant l’indice phare US S&P500 qui les agglomère.

Ainsi, de 2010 à 2020, la « Value » a doublé, contre une multiplication par 3,5 pour la « Growth », tandis que l’indice était multiplié par un peu plus de 2,5. En termes de taux de croissance annuel moyen, cela donne la comparaison édifiante suivante :

  • Value : +7,2% par an
  • Growth : +13,9% par an
  • Indice global : +10% par an

Les valeurs de croissance ont donc fait en moyenne annuelle 2 fois mieux que les valeurs décotées !
Et pendant le Covid ?

Entre janvier et mai 2020 (ci-dessus), la « Growth » est quasiment revenue au niveau pré-crise, tandis que la « Value » baissait de plus de 20% et l’indice composite de 10%.

Entre octobre 2020 et mars 2021 en revanche (ci-dessus), la « Growth » a rebondi de 25% pendant que la « Value » ne s’est revalorisée que de 12%.

Globalement, la courbe montrant l’évolution du ratio Value / Growth est claire :

  • De 1999 à la crise des subprimes (2008), il valait mieux détenir des actions décotées (+60% de surperformance en 9 ans des valeurs décotées par rapport aux valeurs de croissance, soit +5,4% annuel) ;
  • De 2008 à 2021, c’est l’inverse : il valait mieux détenir des actions de croissance (+53% de surperformance en 13 ans des valeurs de croissance par rapport aux valeurs décotées, soit +3,3% annuel).

En 2008, il fallait donc vendre la « Value » pour acheter la « Growth ».

Florent Ly-Machabert



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