Entretien économique avec Eric Revel (Valeurs Actuelles)
Florent Ly-Machabert accordera prochainement un grand entretien à Eric Revel (Valeurs Actuelles) pour parler, entre autres sujets, de la rentrée économique & politique. A très vite !

Économie, finance personnelle, médias libres
Florent Ly-Machabert accordera prochainement un grand entretien à Eric Revel (Valeurs Actuelles) pour parler, entre autres sujets, de la rentrée économique & politique. A très vite !
L’actualité estivale a été tout à la fois chargée et légère, ce qui impose tout à la fois de prendre du champ sur l’ « actualité lourde » (la crise agricole est-elle derrière nous ? la France file-t-elle vers un « scénario à la grecque » ?) et de ne pas éluder ce autour de quoi l’été a tourné en France : la tenue des Jeux Olympiques, dont il ne serait véritablement intéressant d’aborder ni les polémiques liées aux cérémonies d’ouverture et de clôture, ni le bilan en termes de médailles, mais plutôt le respect du budget tel qu’il se présente en cette fin août… soit un coût réel pour le contribuable qui se situe dans une fourchette qui va de 3 à 5 Mds €. Bagatelle, me direz-vous !
A bien le regarder, cet été 2024 est un peu l’antipode de l’été 2021 que Macron avait brutalement massacré, dès le 12 juillet, par un glacial discours devant la Tour Eiffel annonçant la tragique « loi du 5 août » sur le pass « sanitaire », rapidement appelé à devenir « vaccinal », et son cortège de suspensions sans indemnités, de discriminations en tous genres et de viol répété de nos libertés fondamentales !
Non, l’été 2024, entre une incursion ukrainienne en Russie, des émeutes outre-Manche, un attentat raté contre D Trump et des bombardements tous azimuts au Proche et au Moyen Orient, a plutôt été « léger », en apesanteur, comme l’a lui-même reconnu un E Macron lunaire, qui a déclaré, citant Barbara, à l’issue des JO, ne pas « avoir envie que la vie reprenne ses droits » ! Quel aveu de ce que le pays est devenu un pandémonium dont il responsable ! Comme on sent qu’il aimerait pouvoir sauter dans le premier avion pour continuer à rêver, frémir et s’ankyloser devant des exploits sportifs !
Mais non. La vie politique reprend ses droits. La dette publique dépasse 3 100 Mds € dont près d’un tiers par la seule faute du même Jupiter et la France n’a qu’un gouvernement démissionnaire et aucune perspective de sortie de crise, la pire étant la crise morale, celle de l’avachissement dans une société de pain et de jeux, dans une société où l’on vit à crédit sur le dos de générations qui ne sont pas encore nées, dans une société qui écrase le plus faible (l’enfant à naître, le vieillard) sans une once de remords.
Incontestablement les temps à venir vont être difficiles. Mais il convient d’en passer par là pour revivre. Que dis-je : pour renaître.
Florent Ly-Machabert
Vous avez reçu une somme d’argent (issue de la vente d’un bien immobilier ou d’un héritage) ou vous avez de l’épargne financière et vous vous demandez si, dans le contexte d’un retour probable de la gauche à la tête du Gouvernement, il ne vous serait pas profitable de rembourser par anticipation tout ou partie de vos crédits, notamment immobiliers, pour qu’ils échappent au haircut d’une Sandrine Rousseau.
Pour répondre à cette question, retour sur trois réflexes qu’il est indispensable d’avoir.
Réflexe N°1
Il vous faut d’abord impérativement comparer le taux nominal auquel vous avez emprunté la somme que vous envisagez de rembourser au taux de rémunération nominal que vous obtiendriez en plaçant cette somme.
Trois cas de figure peuvent ensuite se présenter :
– si le crédit est « ancien » (contracté avant fin 2021), la probabilité la plus grande est que ce taux soit plus faible que 3% (taux de rémunération actuel du livret A et du LDDS) ou pire que 5% (taux du LEP, bientôt ramené à % ) : vous avez alors intérêt à ne pas rembourser par anticipation le crédit en question ;
– si le crédit est récent (postérieur à la remontée des taux par la BCE), il faut effectuer la comparaison ci-dessus et ne rembourser par anticipation que si le taux de rémunération de l’épargne est inférieur au taux du crédit ;
– enfin, si les deux taux sont équivalents, mieux vaut alors ne pas rembourser et accroître son épargne de précaution ou se constituer un futur apport pour un autre crédit (pour une résidence secondaire par exemple). Il faudra cependant ajuster ce scénario au regard des mesures d’alourdissement de la fiscalité sur le capital que le prochain Gouvernement ne manquera pas de prendre…
N’oubliez cependant pas d’affiner votre comparaison en tenant compte :
– Au débit : des éventuelles pénalités de remboursement anticipé (nulles en général en cas de vente du bien que vous aviez acheté à crédit, mais à surveiller tout de même car les banques y vont souvent au bluff…) ; s’il y en a, il peut être intéressant de garder son capital suffisamment longtemps pour générer des intérêts équivalents à cette pénalité qui peut atteindre 3% du capital restant ;
– Au crédit : pensez à ajouter en termes d’économies réalisées la baisse (voire l’annulation) de la mensualité de l’assurance emprunteur, puisque vous devrez adresser le nouveau tableau d’amortissement ou le courrier certifiant que vous avez tout remboursé à votre assureur (si celui-ci n’est pas déjà la banque prêteuse).
Enfin, s’il s’agit d’une opération neutre pour évaluer votre patrimoine net (i.e. votre patrimoine brut moins le capital restant à rembourser), le remboursement anticipé d’un crédit fait mécaniquement baisser votre patrimoine brut, lequel est parfois pris en compte dans certaines opérations comme :
– Le calcul du montant octroyé par un établissement prêteur dans le cadre d’un crédit-relais ;
– L’attribution d’un crédit lombard (voir Finance & Tic N°39) ;
– L’évaluation par le fisc de la proportionnalité des présents d’usage (dons défiscalisés à vos proches).
Une fois tout bien pesé, prenez enfin sereinement votre décision et tenez-vous-y.
Florent Ly-Machabert
Retrouvez notre 49ème dossier, disponible sur le site du Courrier de stratèges ! Après avoir posé les bases de notre stratégie (cliquez ici), puis abordé l’or, les métaux blancs, les matières premières, l’art-investissement, le secteur non coté, les devises étrangères, les actions françaises, les cryptoactifs, les obligations souveraines, l’assurance-vie, l’entreposage physique de l’or, la nature-investissement, les SCPI, la pierre et l’immobilier alternatif, les lois de défiscalisation immobilière, la débancarisation en cryptos, la gestion en bon père de famille et l’optimisation successorale, les principales stratégies de désendettement, la situation d’Air Liquide, la fiscalité des cryptos, le mode d’emploi des actions en bourse, l’achat d’or en période de crise et de guerre, la préparation de sa retraite, les banques digitales et autres courtiers en ligne, le Plan d’Épargne Logement (PEL), les ETF, les produits structurés, l’Impôt sur la Fortune Immobilière, les opportunités d’investissement en Inde, les actions et obligations émergentes, les opportunités d’investissement au Japon, les enchères, notamment immobilières, la négociation d’un crédit immobilier en 2024, une mise à jour du portefeuille d’actions que nous vous avions proposé dans le dossier N°8, une rétrospective des 23 dossiers parus en 2023, la création de rentes, la transmission du patrimoine sans en perdre le contrôle, les SCI, les stratégies légales d’évitement d’un contrôle fiscal, l’hydrogène, les labels ESG, les investissements santé, le match du long terme entre classes d’actifs, les nouveautés de l’impôt sur le revenu 2024, l’or comme actif vert, le retour en grâce des foncières et la tech, nous consacrons ce quatorzième dossier de l’année au luxe français.
N’hésitez pas aussi à consulter notre dernier hebdo, disponible chaque samedi sur le site du Courrier des stratèges, ou notre dernier débat économique avec Eric Verhaeghe et à rejoindre notre chaîne “Stratèges en patrimoine”.
Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !
N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°48), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : Métavers, informatique quantique & nouvelles technos.
Le prochain dossier va paraître dimanche 07/07/24 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il portera sur le luxe français.
Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !
N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°48), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : le métavers, l’informatique quantique & les nouvelles technologies.
Le prochain dossier va paraître dimanche 07/07/24 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il portera sur le luxe français.
En déclarant vouloir inscrire dans la loi l’interdiction d’augmenter les impôts, le Premier ministre pour encore quelques jours a proposé une mesure à la fois improvisée, absurde, injuste et contradictoire.
Mesure improvisée, car la macronie a elle-même été saisie par l’annonce de la dissolution le 9/6, l’ex-Présidente de l’Assemblée ayant même tenté de dissuader E Macron…
Mesure absurde car la vraie règle d’or consiste, dans une stricte orthodoxie budgétaire, à interdire constitutionnellement (et non dans une loi qui se fait et se défait) le déficit public (et non la seule hausse des impôts !), ce qui, compte tenu de notre médaille d’or en matière de prélèvements obligatoires (47% du PIB), nous contraindrait à réduire drastiquement nos dépenses publiques (57% du PIB), thème qui reste le grand tabou et le grand angle mort de ces législatives éclair…
Notons que, dans une version atténuée, la règle d’or consiste à limiter le déficit public au financement de l’investissement public et non de dépenses de fonctionnement comme c’est le cas aujourd’hui chaque année à compter de la mi-juillet. Rappelons que Bercy doit actuellement lever sur le marché obligataire près de 300 Mds € par an, dont 60% de déficit annuel et 40% d’amortissement de titres de dette qui arrivent à échéance. Dans ce contexte, une règle d’or digne de ce nom devrait consister à trouver d’abord 50 à 100 Mds € par an, à terme près de 150, pour ne plus avoir de déficit (ou à la rigueur) un « déficit d’investissement », ce qui suppose d’avoir tôt ou tard un vrai débat sur le périmètre de l’État et donc, de fait, sur notre système de protection sociale qui représente plus de la moitié des dépenses publiques (environ 850 Mds € annuels) : combien de temps va-t-on continuer avec un système de retraite étatisé à 100% ? Idem pour la santé et l’éducation…
Mesure injuste car elle nous condamnerait à un financement par l’emprunt et donc à la dette perpétuelle, qui n’est rien d’autre que de l’impôt levé sur les générations futures, ce qui contrevient au consentement à l’impôt !
Mesure contradictoire, enfin, avec les annonces du Gouvernement : qu’est-ce donc que la hausse du gaz de 12% en juillet prochain, sinon une hausse du droit d’accise, qui est un impôt indirect sur l’énergie, comme nous en avons vécu une sur l’électricité le 1er février dernier ?
Les caractéristiques d’un bon système fiscal sont connues ; en effet, il doit être :
– Simple à comprendre ;
– Peu coûteux (de parfaits contre-exemples sont l’ISF et la taxe Hollande à 75% qui n’a fonctionné que 2 ans) ;
– Équitable : c’est là qu’il y a débat, car notre impôt sur le revenu est progressif en apparence, alors que du fait des niches fiscales, il taxe moins les ménages aisés que les classes moyennes, tandis que la TVA, impôt proportionnel par excellence, taxe davantage en pourcentage de leurs revenus les ménages modestes, puisqu’ils consomment 90% à 95% de leurs revenus là où les classes moyennes ou aisées, qui épargnent davantage, soustraient à la TVA le revenu non consommé.
Nous sommes favorables à l’instauration d’un impôt sur le revenu de type « flat tax » à 20% et une baisse de tous les autres prélèvements obligatoires (pour en ramener la part dans le PIB à 30/35%), ce qui doit être financé, en face, par une coupe drastique des dépenses publiques (système de protection sociale à repenser, agences de l’État à supprimer, masse salariale des fonctionnaires à rationaliser, etc.).
Florent Ly-Machabert
Florent Ly-Machabert a répondu avec Sylvain Tiger aux questions économiques de Clémence Houdiakova dans la matinale de Tocsin mardi 25/06/24. Retrouvez l’intégralité de l’interview ici.
Florent Ly-Machabert débattra avec Sylvain Tiger de la dernière proposition de G Attal de graver dans la loi l’interdiction d’augmenter les impôts dans la matinale de Tocsin (8h10-8h50) mardi 25/06/24.
Retrouvez notre 48ème dossier, disponible sur le site du Courrier de stratèges ! Après avoir posé les bases de notre stratégie (cliquez ici), puis abordé l’or, les métaux blancs, les matières premières, l’art-investissement, le secteur non coté, les devises étrangères, les actions françaises, les cryptoactifs, les obligations souveraines, l’assurance-vie, l’entreposage physique de l’or, la nature-investissement, les SCPI, la pierre et l’immobilier alternatif, les lois de défiscalisation immobilière, la débancarisation en cryptos, la gestion en bon père de famille et l’optimisation successorale, les principales stratégies de désendettement, la situation d’Air Liquide, la fiscalité des cryptos, le mode d’emploi des actions en bourse, l’achat d’or en période de crise et de guerre, la préparation de sa retraite, les banques digitales et autres courtiers en ligne, le Plan d’Épargne Logement (PEL), les ETF, les produits structurés, l’Impôt sur la Fortune Immobilière, les opportunités d’investissement en Inde, les actions et obligations émergentes, les opportunités d’investissement au Japon, les enchères, notamment immobilières, la négociation d’un crédit immobilier en 2024, une mise à jour du portefeuille d’actions que nous vous avions proposé dans le dossier N°8, une rétrospective des 23 dossiers parus en 2023, la création de rentes, la transmission du patrimoine sans en perdre le contrôle, les SCI, les stratégies légales d’évitement d’un contrôle fiscal, l’hydrogène, les labels ESG, les investissements santé, le match du long terme entre classes d’actifs, les nouveautés de l’impôt sur le revenu 2024, l’or comme actif vert et le retour en grâce des foncières, nous consacrons ce treizième dossier de l’année à la tech.
N’hésitez pas aussi à consulter notre dernier hebdo, disponible chaque samedi sur le site du Courrier des stratèges, ou notre dernier débat économique avec Eric Verhaeghe et à rejoindre notre chaîne “Stratèges en patrimoine”.