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[Hebdo du Courrier] Croisette, bronzette ou redressement français ?

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N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°45), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : les nouveautés de l’impôt sur le revenu 2024.

Le prochain dossier va paraître dimanche 26/05/24 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il portera à nouveau sur l’or, mais comme “actif vert”.

[Hebdo du Courrier] La caste a fait entrer la France dans une réalité parallèle.

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Sell in May and go away ?

Ainsi donc deux des trois plus grandes agences de notation internationales, Fitch Ratings et Moody’s, n’ont pas estimé nécessaire de dégrader la note de la dette française, et ce en dépit de la situation dramatique dans laquelle se trouvent nos finances publiques.
Les raisons en sont simples.
D’abord, ces agences savent que le seul service public qui compte pour elles, c’est-à-dire le Trésor public (Bercy), est aussi le seul à fonctionner encore très bien : dit autrement, la capacité de la France à lever l’impôt est intacte ! Tout baigne donc !
Ensuite, ces agences savent aussi que le patrimoine financier des Français est très conséquent, supérieur à 6 000 Mds €, soit une manne considérable dans laquelle l’État n’hésitera pas, le cas échéant, à piocher pour rembourser sa dette.
G Attal, vous le savez, a d’ailleurs confié au député Jean-René Cazeneuve une mission pour savoir, en juin prochain, quels produits financiers cibler prioritairement…
Après avoir lancé un ballon d’essai autour du livret A et de l’assurance-vie, G Attal a finalement reculé devant la levée de boucliers observée et a, dans un premier temps, écarté ces produits du viseur du fisc.

Il faut à présent s’attendre à ce que les plus-values et les dividendes (taxés aujourd’hui à 30%), mais aussi les revenus locatifs soient à l’avenir davantage fiscalisés. La taxation d’un « loyer imputé » (fictif) pour les propriétaires, net des éventuelles charges de remboursement d’un crédit immobilier toutefois, est aussi à l’étude, même s’il s’agit d’un très vieux serpent de mer.
Quoi qu’il arrive, et avec le degré d’autosatisfaction dont fait preuve la petite caste au pouvoir des hommes gris, vous devez rester vigilant, pour protéger vos droits de propriété, votre patrimoine, vos proches et vous-même.

Florent Ly-Machabert


[Hebdo du Courrier] Les multinationales européennes sont dans la gaz.

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N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°44), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : les classes d’actifs depuis 1803.

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[Hebdo du Courrier] Dès avant les JO, la France collectionne les médailles.

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Crise agricole : où en est-on sur les “prix-planchers” ?

En marge de son déplacement houleux au Salon de l’agriculture en mars dernier, E Macron a annoncé vouloir instaurer des « prix planchers » : il s’agit de prix en-dessous desquels l’industrie agro-alimentaire ne pourra pas négocier avec les agriculteurs, définis en fonction de l’IPAMPA, l’indice des prix d’achat des moyens de production agricoles.

Comme toujours en économie, à l’école de F Bastiat, grand penseur injustement oublié en France, il ne faut pas regarder que “ce que l’on voit”, c’est-à-dire la hausse potentielle, ponctuelle et en trompe-l’œil du revenu agricole ; il faut aussi déceler “ce que l’on ne voit pas”, c’est-à-dire les effets pervers, bien connus, de toute intervention étatique de ce type sur un marché, à savoir, pour commencer, une pénurie de la demande, c’est-à-dire des industriels qui trouveront le prix-plancher trop élevé, ce qui conduira éventuellement les centrales d’achat européennes de la grande distribution, par ricochet, à se détourner des produits français, déjà très chers, rendus encore moins compétitifs du fait de cette mesure. Les agriculteurs français, eux, seront rationnés et perdront des marchés à l’exportation… sauf à imposer un prix-plancher dans toute l’UE !

Mais il y a aussi la tentation contraire, pour les industriels, de tirer un prix d’achat qui serait supérieur au prix-plancher vers ce dernier… au détriment, à nouveau, des producteurs agricoles. Cette mesure socialiste – qui rappelait même « Cuba ou l’Union soviétique avec les succès que nous leur connaissons » à Olivia Grégoire, alors ministre déléguée à la Consommation – est en général suivie de l’instauration d’un prix-plafond, tout aussi délétère, pour essayer de conjurer les dégâts du prix-plancher, et ainsi, de fil en aiguille, d’une mise en coupe réglée de tout le secteur concerné… Il en est allé ainsi du salaire minimum, un prix-plancher qui a créé du chômage, ou de la loi Duflot d’encadrement des loyers, un prix-plafond qui a créé des pénuries de logements sur le marché de la location.

Voilà à quoi s’attendre. Ni plus, ni moins.   

Florent Ly-Machabert