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Archives janvier 2026

Jeune actif planifiant sa retraite

Retraite : pourquoi investir jeune est vital pour les actifs 2026

Sommaire

  1. Pourquoi la génération 2026 doit préparer sa retraite différemment
  2. Comment investir son argent efficacement quand on est jeune
  3. Stratégies concrètes de placement immobilier et diversification patrimoniale
  4. Foire aux questions

Les jeunes professionnels entrant sur le marché du travail en 2026 doivent composer avec une situation nouvelle : ils seront la première génération contrainte de mettre de côté pour leur retraite dès leurs premières années d’activité. Dans un contexte économique morose (croissance à 0,8 % en 2025), avec seulement 1,5 actif pour un retraité et des pensions promises inférieures à 60 % du dernier salaire, l’épargne précoce devient indispensable.

Savoir comment investir son argent quand on est jeune, choisir les bons supports (PER, assurance vie, ETF) et bâtir progressivement son capital permettent de compenser les lacunes du système par répartition.

Pourquoi la génération 2026 doit préparer sa retraite différemment

Ces jeunes actifs démarrent leur carrière dans un environnement économique et démographique particulièrement défavorable. La faible croissance, l’inflation élevée et le vieillissement de la population rendent illusoire le fait de compter uniquement sur les pensions publiques. Épargner davantage et plus tôt apparaît comme le seul moyen de maintenir son niveau de vie au moment du départ à la retraite. En commençant dès maintenant, ils bénéficient d’un atout majeur : le temps, qui permet à leur épargne de fructifier, par le “miracle” des intérêts composés. 

Jeune actif planifiant sa retraite

Le contexte démographique et économique défavorable aux jeunes actifs

Avec une croissance du PIB plafonnant à 0,8 % en 2025 et des perspectives tout aussi limitées jusqu’en 2027-28, les recettes du système de retraite s’annoncent insuffisantes. Dans le même temps, une inflation persistante (2,5-3,5 %) grève le pouvoir d’achat et complexifie l’effort d’épargne. Ces éléments expliquent pourquoi commencer à épargner tôt pour la retraite est devenu une nécessité plutôt qu’une simple recommandation.

  1. Déséquilibre croissant retraités/actifs (taux de dépendance) : Le ratio passe de 0,42 retraité pour 1 actif en 2020 à 0,46 en 2026, et pourrait atteindre 0,58 en 2060 selon l’INSEE
  2. Écart grandissant : Entre 2025 et 2035, +14 % de retraités contre seulement +2 % d’actifs
  3. Allongement de la retraite : Avec une espérance de vie à 85,4 ans et un départ à 64 ans, le besoin de capitalisation s’accroît

Le nombre d’actifs par retraité chute drastiquement (de 2,0 en 2015 à 1,5 en 2026), creusant un déficit estimé à 1,2 % du PIB d’ici 2035. En Europe, le phénomène s’accentue avec 12 % de nouveaux actifs en moins par rapport aux départs à la retraite. Ce dossier analyse comment la capitalisation devient vitale pour compenser les déficits croissants du système.

La baisse historique du taux de remplacement du régime par répartition

Alors que les diplômés de 2015 bénéficiaient d’un taux de remplacement de 72 %, ceux de 2026 devront se contenter de 58 %. Cet écart de 14 points montre bien pourquoi préparer sa retraite quand on est jeune n’est plus une option mais une obligation. Cette baisse représente l’équivalent de 12 à 15 % du salaire brut, qu’il faudra combler par une épargne personnelle régulière.

La hausse de la CSG sur les revenus du capital (+1,4 pt, voir notre article), la désindexation partielle des pensions et le plafonnement des cotisations accentuent cette nécessité. Le plan d’épargne en actions (PEA) constitue l’un des outils fiscalement avantageux pour compléter ce financement et “booster” ses revenus futurs.

Une étude de l’OCDE révèle qu’en épargnant 10 % de son salaire brut dès 25 ans, on peut espérer retrouver 80 % de son dernier salaire grâce à la capitalisation, contre seulement 55 % via la répartition. Cette différence souligne l’importance cruciale de commencer tôt pour préparer sa retraite dans de bonnes conditions.

Première génération obligée de financer sa retraite par capitalisation

La génération 2026 marque un tournant : l’épargne individuelle n’est plus complémentaire mais obligatoire. Avec un ratio dépendants/actifs de 0,46 et des pensions limitées, épargner 12 à 15 % de son salaire devient nécessaire pour maintenir son niveau de vie, alors que les baby-boomers se contentaient de 2 à 3 %.

62 % de ces jeunes considèrent désormais la capitalisation comme essentielle (source : IFEF). Beaucoup optent pour le PER, l’assurance vie ou le PEA pour investir. Les projections montrent qu’un taux d’épargne de 12 % compense une baisse de 20 % de la pension “promise”.

Dans une économie où le travail indépendant se développe, menaçant les droits classiques, commencer tôt, diversifier et persévérer dans son épargne constituent les clés d’une retraite sereine. Samarie & Cie est là pour vous y aider. 

Comment investir son argent efficacement quand on est jeune

Commencer à investir jeune permet de maximiser la croissance de son capital grâce au “miracle” des intérêts composés. Pour un jeune en 2026, les plus de 43 années avant le départ à la retraite représentent une opportunité unique. La clé ? Des versements réguliers, une bonne diversification des actifs et une compréhension des mécanismes de rendement pour bâtir une solide stratégie à long terme.

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L’effet multiplicateur des intérêts composés sur 40 ans d’épargne

Investir dès 25 ans et laisser fructifier jusqu’à 65 ans offre 40 années de capitalisation. La règle des 7 ans montre qu’un capital double environ tous les 7 ans grâce au rendement composé. Cela permet de transformer même des sommes modestes en un patrimoine conséquent pour préparer sa retraite.

  1. Épargne mensuelle : 150€ par mois à partir de 25 ans peuvent devenir plus de 180 000 € à 65 ans, produisant une rente de 500€.
  2. Pourcentage du salaire : épargner 5% de son salaire brut pendant 20 ans dans un PER équivaut à 1,5 fois le salaire annuel.
  3. Stratégie ETF : 200 € placés mensuellement dans un ETF diversifié à 6% rapportent plus de 120 000€ en 40 ans.
  4. Protection contre l’inflation : la capitalisation compense les faibles performances économiques et préserve le pouvoir d’achat.

Les simulations montrent qu’investir 5% de son salaire dans un PER peut générer 15% de revenu supplémentaire dès 2045. Le portefeuille permanent, réparti entre liquidités, obligations, or et actions, constitue une stratégie résiliente.

Âge de départ Versement mensuel Durée Rendement annuel Capital à 65 ans Rente mensuelle estimée
25 ans 150 € 40 ans 6 % 180 000 € 500 €
25 ans 200 € 40 ans 6 % 240 000 € 800 €
30 ans 150 € 35 ans 6 % 135 000 € 375 €
35 ans 150 € 30 ans 6 % 95 000 € 265 €

Plan d’Épargne Retraite (PER) et assurance-vie : les piliers de l’investissement débutant

Le PER et l’assurance vie sont les fondements idéaux pour commencer à préparer sa retraite. Un Plan Épargne Retraite suggère d’épargner 8% de son salaire brut pendant dix ans, puis 5% une fois le capital consolidé. Ces placements offrent d’importants avantages fiscaux, avec jusqu’à 10% du revenu déductible.

  1. ETF diversifiés : Un mix actions, obligations et immobilier a rapporté 6,8% annuels depuis 2018.
  2. Assurance-vie sécurisée : Le fonds en euros offre un rendement garanti autour de 2%.
  3. Investissement responsable : Les fonds ESG plaisent aux jeunes et surperforment souvent les indices.
  4. Versements automatisés : Programmer des versements mensuels évite les pièges du timing de marché : c’est la puissante technique du “lissage” des cours d’entrée ou “DCA” (pour Dollar Cost Averaging).

Après 8 ans, une assurance-vie permet d’exonérer 4 600 € de gains pour une personne seule. L’analyse des performances historiques des actifs fournit des indications précieuses pour le long terme.

Portefeuilles résilients pour une stratégie long terme adaptée aux jeunes

Un portefeuille équilibré résiste mieux aux aléas économiques. Le Portefeuille Permanent de Browne allie liquidités, obligations, or et actions à parts égales pour limiter les risques. La stratégie Barbell combine 85-90% d’actifs sûrs avec 10-15% d’investissements plus risqués pour préserver tout en profitant des opportunités.

L’approche 4×4 permet d’augmenter progressivement la part d’actions jusqu’à 50% pour les jeunes investisseurs, puis de rééquilibrer vers davantage de sécurité à l’approche de la retraite. Cette méthode optimise le couple rendement-risque sur le très long terme.

Stratégies concrètes de placement immobilier et diversification patrimoniale

Plutôt que de se limiter aux placements financiers classiques, une approche diversifiée mêlant immobilier locatif, comptes à l’étranger et optimisation fiscale offre une protection optimale. Ce mélange intelligent sécurise votre capital face aux aléas économiques tout en générant des revenus passifs. Particulièrement adaptée aux jeunes investisseurs, cette méthode bâtit un patrimoine solide garantissant une retraite confortable grâce à des rendements stables sur le long terme.

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Automatiser son épargne et exploiter les avantages fiscaux du PER

Mettre en place un virement automatique représentant 5 à 10% de votre salaire vers un PER (individuel ou d’entreprise) constitue le socle d’une épargne retraite efficace. Cette automatisation élimine les tentations de dépenses et fait fructifier vos actifs sans effort.

Si votre employeur propose un abondement (par exemple 30% de vos versements), cela booste encore davantage votre rendement net et accélère la croissance de votre capital.

  1. Bénéfice fiscal immédiat : Vos dépôts sur PER sont déductibles des impôts (plafonnés à 10% du revenu), améliorant instantanément votre rendement.
  2. Exonération progressive du PEA : Après 5 ans, seule 70% des plus-values sont taxées. Au-delà de 8 ans, elles deviennent totalement exonérées.
  3. Crédits d’impôt : Les rénovations énergétiques dans vos biens locatifs génèrent des crédits d’impôt, améliorant à la fois rentabilité et fiscalité.
  4. Adaptation progressive : Augmentez graduellement votre taux d’épargne de 5 à 10% au fil des augmentations salariales pour maximiser l’accumulation de capital.

Acquérir des bases solides en finance personnelle grâce à des formations comme Educ-Fi permet d’ajuster sa stratégie d’investissement à son profil de risque. Une bonne compréhension des marchés boursiers évite les erreurs coûteuses et optimise les placements à long terme. Par ailleurs, l’ouverture d’un compte suisse diversifie géographiquement votre épargne et protège votre patrimoine des incertitudes européennes.

Diversifier avec l’immobilier locatif et les SCPI pour sécuriser sa retraite

L’immobilier locatif offre typiquement des rendements annuels de 4 à 5%, avec en prime une appréciation à long terme. Les SCPI permettent d’investir dans l’immobilier professionnel avec un ticket modeste, sans contraintes de gestion – parfait pour les jeunes investisseurs. Ces outils complètent idéalement un portefeuille actions et renforcent la préparation de la retraite.

En optant pour le régime réel, vous pouvez déduire charges et intérêts, bénéficiant ainsi d’avantages fiscaux significatifs. Les loyers indexés sur l’IRL offrent une protection naturelle contre l’inflation. Combiner immobilier physique et SCPI assure des revenus réguliers, un potentiel de plus-value et un patrimoine transmissible. Un portefeuille équilibré devrait consacrer 15 à 20% aux placements immobiliers pour bien préparer sa retraite.

Déléguer la gestion locative à une agence (moyennant 7 à 10% des loyers) vous fait gagner un temps précieux en début de carrière. Certains produits d’épargne retraite comme le PER acceptent les SCPI, combinant ainsi diversification et fiscalité avantageuse. Un guide complet détaille les stratégies incluant or, ETF, immobilier et comptes internationaux. En complément, maîtriser la bourse permet d’optimiser la partie actions de votre portefeuille pour maximiser les rendements sur le très long terme.

Foire aux questions

Comment préparer sa retraite quand on est jeune ?

Commencer tôt est la clé pour préparer sa retraite sereinement : misez sur des versements automatiques (5 à 10 % de votre salaire brut) vers un PER, une assurance vie ou un PEA. Ces supports offrent des avantages fiscaux intéressants. Diversifiez entre actions (ETF pour un bon rendement), obligations et immobilier (via SCPI), et ajustez régulièrement votre plan selon vos objectifs.

Avec l’épargne régulière et les intérêts composés, même de petits montants peuvent devenir un capital important sur le long terme. Pensez aussi à vous former en finance personnelle pour mieux gérer votre investissement et adapter votre stratégie à votre profil de risque. Plus vous épargnez tôt, plus la magie des intérêts composés opère !

Quel est le meilleur investissement quand on est jeune ?

Pour un jeune investisseur, les actions mondiales via ETF sont idéales grâce à leur rendement moyen de 6 à 8 % par an sur le long terme. Associez cela à un PER (pour les réductions d’impôts) et à un peu d’immobilier (SCPI ou petit bien locatif) pour équilibrer votre portefeuille.

Un bon plan d’investissement : 50 % en actions, 20 % en obligations, 20 % en immobilier et 10 % en liquidités. Automatisez vos versements, rééquilibrez une fois par an et gardez le cap sans paniquer lors des fluctuations. L’important est de commencer tôt et d’être régulier pour épargner efficacement en vue de votre retraite.

Combien placer pour avoir 1000 €/mois à la retraite ?

Pour obtenir 1 000 € par mois à la retraite, visez un capital d’environ 300 000 €. Si vous partez sur 40 ans avec un rendement de 6 %, il suffit d’épargner 300 € par mois. Mais si vous attendez seulement 5 ans de plus, il faudra augmenter vos versements à près de 400 €.

L’astuce ? Commencer au plus tôt et diversifier : PEA, PER, assurance vie et immobilier peuvent vous aider à atteindre vos objectifs. Plus vous anticipez, moins l’effort sera important. Pensez long terme et laissez le temps travailler pour vous !

Hémicycle de l'Assemblée nationale

Loi spéciale et chocs fiscaux : le jeu dangereux de l’Assemblée

Sommaire

  1. Comprendre la loi spéciale et la reprise parlementaire
  2. Conséquences fiscales directes pour les contribuables français
  3. Instabilité politique et protection de votre patrimoine
  4. Foire aux questions

Le retour des travaux parlementaires à l’Assemblée nationale en janvier 2026, après l’adoption express d’une seconde loi spéciale budgétaire en moins de deux ans, crée une instabilité fiscale sans précédent pour les contribuables. Dans ce climat politique instable, les augmentations d’impôts imprévues se succèdent, la démission probable du Premier ministre Lecornu ouvre un vide politique exploité par les élites, et il devient urgent de mettre en place des protections patrimoniales face à ces chocs annoncés.

Comprendre la loi spéciale et la reprise parlementaire

La loi spéciale budgétaire votée fin décembre 2025 représente un tournant critique pour les finances publiques. Ce mécanisme exceptionnel permet au gouvernement de réviser les budgets hors du cadre normal de la loi de finances, limitant ainsi les débats parlementaires. Pour bien saisir les implications de ce projet de loi spéciale assemblée nationale, il faut analyser comment il contourne le principe d’annualité budgétaire qui protège habituellement les crédits de l’État.

Hémicycle de l'Assemblée nationale

Qu’est-ce que la loi spéciale budgétaire exactement ?

Inscrite dans la Constitution, la loi spéciale budgétaire autorise le gouvernement à assurer le fonctionnement des services publics lorsque le projet de loi de finances n’est pas adopté à temps. Ce texte budgétaire temporaire permet de maintenir les recettes fiscales et d’engager des dépenses, mais il réduit considérablement le pouvoir de contrôle du parlement et limite l’examen minutieux du projet par les députés.

  1. Dispositif de crise : son adoption hors calendrier budgétaire normal révèle un dysfonctionnement grave des institutions.
  2. Durée théorique courte : bien que la LOLF (loi organique) la limite à un an, des reconductions fréquentes vident cette règle de son sens.
  3. Contrôle parlementaire affaibli : l’examen en commission des finances est expédié, laissant peu de marges de manœuvre aux députés pour amender le texte.
  4. Engagements risqués : la version 2025 inclut un fonds de stabilité financé par l’emprunt, échappant ainsi aux contrôles habituels.

L’usage répété de cet instrument démontre une grave faille dans la gestion budgétaire : chaque loi spéciale adoptée aggrave le déficit structurel et prépare le terrain pour de nouvelles mesures fiscales, creusant la dette et fragilisant les contribuables.

Calendrier de la reprise des travaux en janvier 2026

Les travaux parlementaires ont repris le 7 janvier 2026 dans un hémicycle profondément divisé, sans majorité claire pour soutenir le projet de loi spéciale. La conférence des présidents a accéléré le processus en programmant l’examen du projet en commission puis en séance publique entre le 14 et le 28 janvier, malgré l’absence d’accord politique.

Le rapporteur a présenté son analyse le 21 janvier, soulignant le manque d’études d’impact sérieuses et les dangers pour l’équilibre budgétaire. Les débats en séance ont rapidement dégénéré, aboutissant à une motion de censure partielle le 28 janvier 2026 qui a bloqué l’examen du projet.

Pourquoi deux lois spéciales en moins de 24 mois ?

Une première loi spéciale a vu le jour fin 2024 suite à la chute de Michel Barnier. Ce précédent a ouvert la voie à un nouveau projet de loi spéciale en 2025 concernant le même budget, établissant ainsi une pratique inquiétante.

Ce second texte propose d’augmenter de 30% le plafond du fonds de stabilité, marquant une escalade dans la gestion budgétaire. Les experts en optimisation fiscale en profitent, tandis que les contribuables lambda subissent les conséquences sans pouvoir réagir…

Cette répétition révèle un problème structurel : le Parlement perd progressivement son rôle de contrôle, les décisions budgétaires se concentrent entre quelques mains, et la loi spéciale budgétaire devient la norme plutôt qu’une solution d’urgence. Face à cette instabilité, née de la dissolution-caprice de juin 2024, découvrez une solution patrimoniale adaptée : Découvrez l’adaptation moderne du portefeuille permanent de Harry Browne, qui répartit intelligemment liquidités, obligations, or et actions selon trois niveaux de risque.

Conséquences fiscales directes pour les contribuables français

Deux lois spéciales sont venues alourdir la fiscalité des Français en seulement deux ans, créant une pression inédite sur les budgets des personnes les plus vulnérables. Les retraités ainsi que les petites et moyennes entreprises supportent désormais cette charge supplémentaire sans pouvoir compter sur des mécanismes compensatoires.

Documents fiscaux français

Hausses de CSG et désindexation des pensions

La désindexation progressive des retraites aggrave la tendance au nivellement des revenus, sans rien résoudre de nos problèmes structrurels.

  1. Impact sur les retraités modestes : une pension moyenne de 1 400 € perd 27 € par mois, soit 324 € sur un an
  2. Effet cumulatif : entre CSG et désindexation, c’est près de 50 € en moins par mois pour les retraités
  3. Aucun correctif prévu : le nouveau projet de loi spéciale ne propose aucune solution pour inverser cette tendance

Face à ces hausses fiscales, il devient capital de préparer l’avenir. Notre dossier complet vous éclaire sur les meilleures stratégies pour protéger votre retraite.

Nouvelles taxes carbone et majoration de la taxe d’habitation

L’impact sur les contribuables s’étend bien au-delà de la CSG. Le dernier projet de loi en discussion introduit une nouvelle taxe carbone de 180 € par an pour les foyers équipés d’une voiture à essence ou diesel, sans offrir d’alternative viable dans les campagnes.

La taxe d’habitation revient également en force avec une majoration de 7 %, soit environ 120 € supplémentaires par an pour un logement moyen. Ces dispositions entreront en vigueur de la loi dès janvier 2026, sans prendre en compte les situations les plus précaires.

Mesure fiscale Coût annuel moyen Population concernée Date d’entrée en vigueur de la loi
Hausse CSG +1,4 pt 450 € Principaux revenus du capital (hors ass.-vie et immobilier) Janvier 2026
Désindexation pensions 324 € 17 millions de retraités Janvier 2024
Taxe carbone ménages 180 € 15 millions de foyers motorisés Mars 2026
Majoration taxe habitation 120 € 22 millions de résidences principales Janvier 2026

Impact spécifique sur les PME et indépendants

Les petites entreprises et travailleurs indépendants subissent de plein fouet les hausses fiscales, sans bénéficier des outils d’optimisation disponibles pour les grandes sociétés. L’absence d’études d’impact préalables lors de l’élaboration des projets de loi accentue cette injustice.

Les dispositifs d’aide disparaissent progressivement. Le crédit d’investissement vert, réservé aux grands groupes énergétiques, illustre bien cette inégalité de traitement. Pour sécuriser vos revenus dans ce contexte difficile, découvrez comment constituer des rentes stables et garantir votre avenir financier.

Instabilité politique et protection de votre patrimoine

Début 2026 marque une période de crise fiscale majeure pour les Français. Le parlement est paralysé par les divisions politiques, tandis que la ministre des Comptes publics voit son autorité s’effriter. Cette instabilité profite aux groupes d’influence qui parviennent à faire passer des réformes controversées en marge du débat démocratique.

Chute du Gouvernement Lecornu et vide institutionnel

S Lecornu bat des records d’impopularité avec 68% de désapprobation. Son départ apparaît inévitable, créant une dangereuse absence de pilotage budgétaire.

  1. Motion de censure du 28 janvier 2026 : Cette initiative multipartite bloque l’examen des textes en séance publique, laissant le champ libre aux lobbies qui font adopter des mesures favorables aux grandes entreprises.
  2. Dysfonctionnement institutionnel : Pendant trois semaines sans leadership clair, des exemptions fiscales discrètes sont validées en commission, au détriment des contribuables ordinaires.
  3. Période à risque : La transition politique permet l’adoption rapide de réformes majeures sans études d’impact ni consultation.

Le pouvoir se concentre alors entre les mains de technocrates et d’experts proches des milieux financiers. Les procédures accélérées contournent les règles budgétaires normales, suscitant un profond sentiment d’exclusion chez les citoyens.

Impact économique d’un scénario de blocage législatif sur les marchés

Dans ce contexte troublé, protéger son patrimoine devient vital. Le CAC 40 pourrait corriger (certains analystes parlent d’une baisse de l’ordre de 5 à 7% en février 2026), tant l’incertitude autour de la loi spéciale et du budget vont finir par inquiéter les marchés.

  1. Exode des capitaux : 23 milliards d’euros pourraient quitter la France en un mois, les investisseurs fuyant l’instabilité fiscale.
  2. Endettement accru : Les taux des emprunts d’État bondiraient, alourdissant la dette de 6 milliards et annonçant de futures hausses d’impôts.
  3. Projets gelés : 12 milliards d’euros d’investissements stratégiques seraient mis en pause, aggravant les difficultés économiques.
  4. Érosion de l’épargne : L’inflation et la volatilité rendraient les placements traditionnels encore moins attractifs.

Pour comprendre comment une loi spéciale pourrait affecter votre patrimoine, consultez notre analyse détaillée : découvrez la rétrospective patrimoniale indispensable reprenant l’ensemble des dossiers 2025 ou sollictez une consultation d’une heure avec notre CIF

Stratégies concrètes de défense patrimoniale immédiate

Face à cette instabilité, agissez vite avant que le nouveau projet de loi n’aggrave encore la siutation.

  1. Bilan fiscal complet : Identifiez et sécurisez vos avantages fiscaux avant leur possible suppression.
  2. Repositionnement de l’assurance-vie : Réduisez les fonds en euros au profit d’actifs plus résistants à l’inflation.
  3. Transmission anticipée : Profitez des abattements actuels avant leur éventuelle réduction (jusqu’à 400 000€ d’exonération pour un couple avec deux enfants).

Notre guide pratique vous aide à anticiper les hausses d’impôts avec des actions concrètes. Pour des solutions légales de protection, accédez aux stratégies de préservation patrimoniale prévues par la législation : donations optimisées, assurance-vie stratégique et outils de transmission adaptés à ce nouveau contexte fiscal tendu.

Foire aux questions

Quand reprennent exactement les travaux à l’Assemblée nationale après la loi spéciale ?

Les débats ont repris à l’Assemblée nationale le 7 janvier 2026 selon le calendrier établi par la Conférence des présidents. L’examen du projet de loi spéciale devait se dérouler en deux temps : d’abord en commission des finances du 14 au 21 janvier, puis en séance publique jusqu’au 28 janvier avant son adoption finale. Cependant, le dépôt d’une motion de censure le 28 janvier a suspendu les travaux, reportant sine die la suite des débats parlementaires.

Qu’est-ce que la loi spéciale budgétaire et pourquoi est-elle dangereuse pour les contribuables ?

La loi spéciale budgétaire, prévue par l’article 45 de la Constitution, est un dispositif exceptionnel que le gouvernement peut activer quand le projet de loi de finances n’est pas voté à temps. Ce mécanisme permet d’accorder des crédits provisoires tout en réduisant considérablement le contrôle du Parlement : délais raccourcis pour l’examen et limitation des amendements. Son utilisation répétée (deux fois depuis 2024) génère une instabilité fiscale et risque d’entraîner des hausses d’impôts mal évaluées.

Pourquoi une loi spéciale a été adoptée en décembre 2025 et quelles sont ses conséquences immédiates ?

La loi spéciale adoptée fin 2025 visait à pallier l’échec du vote du budget 2026 et à juguler le déficit public. Ce projet de loi spéciale a instauré trois mesures chocs : un fonds de stabilisation financé par l’emprunt, une hausse de la taxe d’habitation et une nouvelle taxe carbone. Les effets se sont fait sentir dès janvier 2026 : +270€ par foyer, 6 milliards d’euros d’intérêts supplémentaires annuels, et une fuite de capitaux estimée à 23 milliards – signe d’une perte de confiance des investisseurs.

Karl Marx, le spectre qui hante encore le monde (extrait du N°61 de Finance & Tic)

Marx (1818-1883) n’était pas un simple philosophe de bibliothèque ; il était un séisme intellectuel. Né en 1818 à Trèves, en Prusse, cet homme a démantelé les illusions de son siècle pour mettre à nu les rouages brutaux du capitalisme. On ne peut pas comprendre le monde moderne sans se confronter à la violence de sa pensée et à la radicalité de sa méthode.

Issu d’une famille d’origine juive convertie au protestantisme, Marx commence par lorgner vers le droit, avant de sombrer avec passion dans la philosophie hégélienne à Berlin. Mais là où d’autres se perdaient dans des abstractions brumeuses, Marx a exigé du concret. Pour lui, la philosophie ne devait plus se contenter d’interpréter le monde : elle devait le transformer.

Exilé à Paris, puis à Bruxelles et enfin à Londres, Marx a vécu la vie d’un paria politique, traqué par les polices européennes et soutenu financièrement par son fidèle allié, Friedrich Engels. C’est dans cette précarité qu’il a forgé ses armes les plus tranchantes.

L’anatomie du vol : le matérialisme historique

Le génie de Marx réside dans son refus de croire aux idées désincarnées. Il a affirmé que l’histoire de toute société humaine n’est que l’histoire de la lutte des classes.

  • L’infrastructure : ce sont les conditions matérielles et économiques qui déterminent tout le reste ;
  • La superstructure : la religion, le droit et la morale ne sont que des outils utilisés par la classe dominante pour justifier son pouvoir.

Dans son chef-d’œuvre de 1867 (pour le seul tome publié du vivant de l’auteur), Le Capital, il décortique le mécanisme de la plus-value. Le constat est sans appel : le profit n’est rien d’autre que du travail non payé, une extorsion systématique déguisée en contrat de travail « libre ». Le capitalisme n’est pas un système naturel : c’est, pour Marx, un système de prédation.

Le manifeste de la rupture

En 1848, avec Engels, il publie Le Manifeste du parti communiste. Ce n’est pas un texte académique, mais un cri de guerre. Marx y prophétise l’effondrement inévitable de la bourgeoisie sous le poids de ses propres contradictions et l’avènement inéluctable du prolétariat : « Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. »

Marx meurt à Londres en 1883, presque anonyme, mais ses idées vont incendier le XXe siècle. Si ses analyses sur l’aliénation et la concentration des richesses (due, de nos jours, au « capitalisme monopoliste d’Etat ») restent d’une actualité terrifiante, son nom reste indissociable des tragédies totalitaires qui s’en sont réclamées. Pourtant, réduire Marx aux échecs de l’URSS serait une erreur intellectuelle majeure. Il reste le critique le plus féroce et le plus lucide de notre système. Marx n’est pas mort ; il est le miroir dérangeant que l’on tente désespérément de briser pour ne pas voir les failles de notre propre société.

Florent Ly-Machabert