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Économie, géopolitique, patrimoine, finance personnelle

Archives 2026

Midterms US : les démocrates remportent tout le Congrès, quels impacts sur les marchés ?

Sommaire

Principal module pédagogique dédié : https://samarie-cie.fr/produit/module-pedagogique-n12-entre-orient-et-occident/

Un nouvel équilibre politique à Washington après les élections de mi-mandat

Les élections de mi-mandat du 3 novembre 2026 portaient sur le contrôle du Congrès, sans remettre en jeu la présidence. Les 435 sièges de la Chambre des représentants, élus pour deux ans, étaient renouvelés, ainsi qu’environ un tiers des 100 sièges du Sénat, dont les membres siègent six ans.

Le contrôle des deux chambres du Congrès donnerait aux démocrates un levier majeur sur les dépenses fédérales, la fiscalité et les priorités économiques. Tous les projets de loi visant à lever des recettes doivent être déposés à la Chambre, ce qui place sa majorité au cœur des négociations budgétaires. Face à Donald Trump, une majorité démocrate pourrait aussi renforcer sa capacité à contrôler l’action de l’exécutif : les présidents de commission pourraient émettre des assignations à comparaître et diriger des enquêtes.

Le président, issu du Parti républicain, conserve toutefois son droit de veto. Pour passer outre, les démocrates doivent réunir une majorité des deux tiers dans chaque chambre, et 60 voix restent nécessaires pour lever une obstruction au Sénat. En revanche, la confirmation des nominations présidentielles se joue à la majorité simple, ce qui pourrait donner du poids à une majorité démocrate au Sénat sur les choix touchant la Réserve fédérale.

La victoire électorale ne signifie donc pas un contrôle absolu de la politique américaine, mais elle change nettement le rapport de force à Washington. Pour les marchés, quatre thèmes dominent : les dépenses de santé, les politiques de transition énergétique, le risque d’un durcissement fiscal et réglementaire, et la trajectoire de la dette publique.

Vers une accalmie géopolitique ?

Le changement d’équilibre politique à Washington remet également la diplomatie américaine au centre du jeu, sur fond de tensions accrues entre Trump et Netanyahou, lequel vient aussi de subir une relative défaite électorale. Une désescalade au Moyen-Orient et une amélioration des relations avec l’Iran pourraient réduire la prime de risque géopolitique intégrée aux marchés de l’énergie.

La reprise de la circulation dans le détroit d’Ormuz et le retour de volumes supplémentaires de pétrole iranien sur le marché renforcent les perspectives d’une offre plus abondante et exercent une pression baissière sur les cours du brut, déjà observée avant les Midterms. Les tensions autour de l’Iran et du détroit d’Ormuz ont toutefois provoqué une forte volatilité des marchés de l’énergie, dont les effets sur l’inflation américaine pourraient continuer à se diffuser pendant plusieurs trimestres.

Cette détente soutient également un scénario de moindre demande pour les actifs refuges, même si les déficits américains et les inquiétudes sur la dette continuent de soutenir structurellement l’or. Pour les investisseurs, l’évolution des relations internationales reste donc un facteur clé pour anticiper les mouvements du pétrole, du dollar et des valeurs liées à l’énergie. C’est précisément l’axe Orient-Occident que le module pédagogique n°12 cité plus haut permet d’analyser en profondeur.

Santé : Centene et Molina Healthcare en première ligne

Le secteur de la santé figure parmi les principaux bénéficiaires de cette nouvelle configuration politique. Les démocrates défendent un rôle plus important des programmes publics et le maintien de l’accès à l’assurance maladie.

Centene et Molina Healthcare sont particulièrement exposées à Medicaid et aux dispositifs d’assurance santé liés à l’Affordable Care Act. La stabilité du financement public et le soutien à ces programmes constituent des facteurs favorables pour leur activité.

Les investisseurs doivent néanmoins surveiller les coûts médicaux, les marges et les conditions de remboursement. Une orientation politique favorable ne suffit pas, à elle seule, à garantir une hausse des bénéfices.

Énergies renouvelables : un environnement toujours favorable à First Solar

La transition énergétique bénéficie d’un soutien politique renforcé, même si le solaire n’a jamais été écarté par le tandem Trump/Musk. Les mesures favorisant la production américaine d’équipements solaires et les investissements dans les énergies renouvelables améliorent encore les perspectives du secteur.

First Solar se distingue grâce à son exposition à la fabrication de panneaux solaires aux États-Unis. Le soutien à l’industrie nationale et les incitations à la production renforcent son positionnement.

Cette dynamique profite également, plus largement, aux entreprises de la chaîne de valeur des énergies propres. Les investisseurs restent toutefois attentifs aux taux d’intérêt, aux coûts de production et à la concurrence internationale, qui influencent directement la rentabilité des projets.

Consommation : Dollar General et Walmart face à la pression sur le pouvoir d’achat

Le coût de la vie demeure un enjeu politique central : la hausse des coûts énergétiques et l’effet des droits de douane sur les prix pèsent sur le pouvoir d’achat des ménages américains. Les ménages sensibles aux prix privilégient dès lors les distributeurs proposant des produits essentiels à bas coût.

Dollar General et Walmart occupent ainsi une position intéressante dans un environnement où le pouvoir d’achat reste sous pression. Le soutien aux dispositifs d’aide alimentaire, notamment le programme SNAP, constitue également un facteur important pour une partie de la distribution.

La performance de ces enseignes dépend néanmoins de leur capacité à maîtriser les coûts, à préserver leurs marges et à attirer des consommateurs toujours attentifs aux prix.

Tech & finance : davantage de risques réglementaires

La victoire démocrate renforce les perspectives d’un contrôle plus strict de la Big Tech et du secteur financier. Fiscalité des entreprises, concurrence et supervision réglementaire redeviennent des sujets centraux pour les investisseurs ; une majorité démocrate pourrait aussi relancer le débat sur l’imposition des plus-values.

Les grandes valeurs de la tech US sont exposées à un risque de pression sur leur valorisation, notamment si les propositions fiscales se traduisent par une hausse de leur charge d’impôt. Dans des marchés boursiers fortement portés par les très grandes capitalisations américaines, un encadrement accru des plateformes pourrait être défavorable aux actifs risqués. Les établissements financiers font face, de leur côté, à un environnement réglementaire potentiellement plus contraignant.

Pour autant, une approche uniforme de ces secteurs serait réductrice. Les bilans, la croissance des bénéfices, les valorisations et les capacités d’innovation restent déterminants dans la sélection des titres.

Dollar, obligations & or : trois actifs à surveiller

Le dollar reste sensible aux perspectives budgétaires américaines, aux taux d’intérêt et à la confiance des investisseurs. Les déficits publics et l’incertitude politique alimentent les interrogations sur sa trajectoire, comme sur celle des rendements des obligations américaines, sans que l’ampleur des effets possibles d’une victoire démocrate ait été précisément chiffrée.

En pratique, le calendrier budgétaire mérite l’attention : la prochaine échéance du plafond de la dette est attendue en 2027, avec un franchissement estimé entre février et juillet. Les marchandages qui l’entoureront pourraient faire planer un risque de paralysie de l’administration fédérale, et un déficit déjà élevé pourrait compliquer les compromis sur de nouvelles mesures de soutien budgétaire non financées.

L’or conserve, de son côté, un rôle de protection face aux risques budgétaires et monétaires. L’ampleur de la dette américaine et les achats des banques centrales soutiennent son attrait à long terme. La trajectoire des taux réels et du dollar reste toutefois essentielle à son évolution.

Cryptos : un contexte moins favorable

Un Congrès dominé par les démocrates renforce les perspectives d’une supervision accrue des actifs numériques. Les cryptomonnaies alternatives et les entreprises liées à l’infrastructure du secteur sont particulièrement exposées au risque réglementaire.

L’impact sur le bitcoin reste plus indirect. Les flux vers les ETF, la liquidité mondiale, les conditions macroéconomiques et la dynamique propre au marché crypto continuent de peser fortement sur son prix.

Ce que les investisseurs doivent retenir des élections de mi-mandat

La victoire démocrate modifie les perspectives sectorielles sans effacer les facteurs fondamentaux qui déterminent les marchés financiers. La santé, les énergies renouvelables et la distribution à bas prix présentent des moteurs favorables. La technologie et la finance font face à une surveillance renforcée, tandis que la dette américaine maintient l’attention sur le dollar et l’or.

Historiquement, le S&P 500 a progressé en moyenne de 13 % au cours des six mois suivant les élections de mi-mandat, sur les 19 cycles étudiés depuis 1950, et dans plus de huit cas sur dix sur les trois mois suivants. Cette moyenne masque une forte dispersion : certains scrutins ont précédé des rebonds supérieurs à 14 %, d’autres des reculs. La phase du cycle présidentiel qui s’ouvre a, elle aussi, été plus favorable aux actifs risqués, notamment parce que l’incertitude se réduit une fois le résultat connu.

Les réactions des marchés ne peuvent pas pour autant être attribuées au seul changement de majorité : inflation, croissance, bénéfices et politique monétaire pèsent davantage. Des recours juridiques ou des retards de certification prolongeraient en outre l’incertitude et pourraient peser davantage sur les actifs risqués qu’un résultat clairement établi.

La priorité reste donc la sélection des entreprises : qualité des bénéfices, valorisation, solidité financière et exposition réelle aux décisions politiques doivent guider les choix d’investissement. Analyser une société et choisir le moment d’achat d’une action font l’objet d’une séquence du module de formation sur l’investissement en actions, qui traite aussi du choix entre CTO, PEA et PEA-PME, avec une visioconférence d’une heure avec un expert en complément.

Le patrimoine se construit rarement en ligne droite : pour relier ces enjeux géopolitiques à vos décisions, le module pédagogique n°12 « Entre Orient et Occident », cité en tête de page, constitue le support principal. Ces contenus ne constituent pas une recommandation personnalisée, et tout investissement en actions comporte un risque de perte en capital.

Foire aux questions

Pourquoi les marchés sont-ils plus volatils après un scrutin ?

Tant que les résultats ne sont pas certifiés, l’incertitude politique demeure. Des recours juridiques ou des déclarations contestant le processus électoral peuvent alimenter une volatilité temporaire et dégrader le sentiment des investisseurs. Une fois le résultat clairement établi, cette incertitude se réduit, ce qui a historiquement favorisé un rebond des actions.

Quels secteurs pourraient être touchés par un Congrès démocrate ?

La santé, les énergies renouvelables et la distribution à bas prix présentent des moteurs favorables. À l’inverse, la tech et la finance font face à un risque fiscal et réglementaire accru, tout comme les cryptomonnaies alternatives. La sélection des titres reste déterminante, un point travaillé dans le module n°8 « L’offensive boursière ».

Quel effet sur le dollar et les obligations ?

Le dollar et les rendements obligataires restent sensibles aux déficits, aux taux et à la confiance. L’échéance du plafond de la dette, attendue entre février et juillet 2027, fait peser un risque de paralysie budgétaire. L’ampleur de ces effets n’a pas été précisément chiffrée ; le module n°12 aide à replacer ces risques dans le contexte géopolitique.

Un classeur noir et des feuilles de papier sont posés sur une table en bois.

Géopolitique : quel impact sur l’épargne retraite ?

Sommaire

Un conflit armé, des sanctions ou une rupture d’approvisionnement peuvent avoir un impact réel sur l’épargne retraite des ménages français. Ce choc se transmet par l’inflation et les taux, touche chaque type de placement à sa manière et s’ajoute aux effets de la réforme et de la fiscalité de 2026, ce qui invite à adapter votre épargne à la date de votre départ.

Comment une crise géopolitique pèse-t-elle sur l’épargne retraite ?

Une tension internationale n’atteint pas votre épargne directement. Elle passe d’abord par les prix de l’énergie et les coûts de production, puis par l’inflation, les taux d’intérêt et les cours. Le choc s’étend ensuite aux pensions, qui servent de revenu aux retraités.

Un classeur noir et des feuilles de papier sont posés sur une table en bois.

Du choc énergétique aux marchés financiers

Le mécanisme suit une chaîne : quand l’énergie devient plus chère, les entreprises paient davantage pour produire, l’inflation peut accélérer, et les taux comme les cours s’ajustent. Le lien entre inflation et épargne retraite dépend toutefois de plusieurs facteurs :

  • La durée du choc : une crise brève ne provoque pas nécessairement une inflation durable.
  • Les anticipations : la réaction des prix et des taux dépend de ce que les acteurs attendent de la suite.
  • Les actifs détenus : un même choc ne touche pas de la même façon des actions, des obligations ou un fonds en euros.
  • La politique monétaire : la réaction des prix et des marchés financiers en dépend aussi.

Dans un dossier indispensable, nous avons décrit dès 2024 un risque de stagflation, c’est-à-dire une inflation soutenue sans croissance, lié notamment au prix du pétrole. L’économie allemande stagnait alors, et la croissance française atteignait 0,2 % au premier trimestre 2024.

L’inflation réduit-elle le capital réel ?

En France, les prix à la consommation ont augmenté de 3,1 % sur un an en septembre 2026, selon l’Insee. Le mois précédent, ce rythme était de 2,4 %. L’énergie a contribué à cette accélération : ses prix ont progressé de 21,3 % sur un an, contre 1,4 % pour l’alimentation et 2,4 % pour les services, d’après l’Insee.

Une inflation de cet ordre érode le pouvoir d’achat sans toucher au montant affiché sur un relevé. Prenez 10 000 € sans intérêts, avec une inflation supposée constante de 3,1 % par an : leur valeur réelle tomberait à environ 8 585 € après 5 ans. Elle serait d’environ 7 375 € après 10 ans et 5 439 € après 20 ans, un calcul qui illustre le mécanisme sans constituer une prévision.

Quels risques pour les pensions des retraités ?

Trois risques se superposent pour les retraités et les futurs retraités. Le risque de marché fait varier la valeur du capital, le risque de pouvoir d’achat tient à la hausse des prix, et le risque réglementaire découle des changements de règles. Aucun placement ne neutralise les trois à la fois.

Le second risque concerne aussi la pension elle-même. Son montant nominal ne baisse pas forcément, mais elle perd du pouvoir d’achat si sa revalorisation ne suit pas les dépenses des retraités.

Même logique pour un placement : un rendement de 4 % avant frais et impôts, face à une inflation de 3,1 %, procure environ 0,9 % de rendement réel par simple différence. Le calcul exact donne un peu moins. En pratique, les frais et la fiscalité réduisent encore le gain net perçu par les retraités.

Comment les placements réagissent-ils à une crise ?

Chaque support répond au choc par son propre canal : les bénéfices attendus pour les actions, les taux pour les obligations, la gestion de l’assureur pour le fonds en euros, le financement pour l’immobilier. Comprendre ces canaux permet de lire un relevé de PER ou d’assurance-vie sans surinterpréter une baisse passagère.

Une illustration montre un nuage orageux relié à cinq documents représentant différents placements financiers.

Actions et obligations ne subissent pas le même choc

En bourse, une dégradation des bénéfices attendus ou une hausse de la prime de risque peut faire reculer les actions logées en unités de compte d’un PER ou d’une assurance-vie. À l’inverse, les obligations déjà émises perdent surtout de la valeur quand les taux de marché montent : vendre le support à ce moment réalise une moins-value. Pour les épargnants qui raisonnent en euros, les placements d’épargne retraite investis en bourse à l’étranger ajoutent enfin un risque de change, à la hausse comme à la baisse.

Fonds en euros et immobilier peuvent-ils résister ?

Le face-à-face entre assurance-vie et inflation se joue surtout sur le fonds en euros, dont le rendement dépend des actifs de l’assureur et de sa politique de participation aux bénéfices. Les garanties du contrat protègent le capital, pas le pouvoir d’achat. Quatre mécanismes limitent la résistance de ces supports :

  • Un rendement sous l’inflation : le fonds en euros peut rapporter moins que la hausse des prix.
  • Des obligations anciennes dépréciées : la remontée des taux depuis 2020 a pesé sur les obligations de long terme détenues par ces fonds.
  • Un immobilier sensible au crédit : coût du financement, loyers et liquidité pèsent sur sa valeur.
  • Un risque de défaut de l’Etat français : le coût de refinancement sur les marchés obligataires ne cesse de s’accroître depuis juin 2024 (et à un rythme accéléré), la loi Sapin II fait peser sur vos fonds euros un risque d’illiquidité.

Dans l’immobilier et les supports non cotés, ces tensions prennent trois formes : une baisse de valeur, une revalorisation retardée ou une sortie difficile faute d’acheteur.

L’or protège-t-il toujours l’épargne ?

L’or a progressé de plus de 46 % en euros en 2025. Ce parcours ne garantit pas sa réaction à la prochaine crise, et sa protection contre l’inflation reste imparfaite. Détenu en pièces ou en lingots, il peut être revendu, à condition d’intégrer la prime à l’achat, les frais et un stockage sécurisé.

Dans son analyse de l’or, Samarie & Cie présente la demande des banques centrales comme un moteur du marché. En 2023, la Chine a officiellement acheté plus de 200 tonnes et la Pologne plus de 120 tonnes. Singapour a dépassé 70 tonnes, la Libye 20 tonnes.

Que change la réforme pour préparer sa retraite ?

La date de départ fixe la durée pendant laquelle l’épargne privée doit compléter les pensions. Or cette date a bougé deux fois en trois ans, et elle dépend désormais finement de votre année, voire de votre trimestre de naissance.

Quel âge de départ selon sa génération ?

Un décret de la réforme de 2023 est paru au Journal officiel le 4 juin 2023. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a ensuite modifié, à compter du 1er septembre 2026, le calendrier de relèvement de l’âge légal et de la durée d’assurance.

Dans le régime général, les repères applicables varient donc d’une génération à l’autre. À partir de 1969, le tableau officiel indique un âge légal de 64 ans, la durée d’assurance restant à vérifier selon la génération.

Date de naissanceÂge légalDurée d’assurance
196462 ans et 9 mois170 trimestres
Du 1er janvier au 31 mars 196562 ans et 9 mois170 trimestres
Du 1er avril au 31 décembre 196563 ans171 trimestres
196663 ans et 3 mois172 trimestres
196763 ans et 6 mois172 trimestres
196863 ans et 9 mois172 trimestres
À partir de 196964 ansÀ vérifier selon la génération

Comment estimer sa future pension ?

Le montant d’une pension dépend des droits acquis, des revenus retenus, de la durée d’assurance et de l’âge de liquidation, c’est-à-dire du moment où la retraite est demandée. Décotes et surcotes le modulent ensuite. Le portail officiel Info Retraite permet de vérifier vos trimestres enregistrés et d’obtenir une estimation personnalisée, qui dépend des données et des hypothèses retenues.

Ces estimations suivent les règles générales. Carrières longues, handicap, incapacité, certains régimes spéciaux et fonction publique relèvent en revanche de conditions de départ particulières, à vérifier auprès du régime concerné.

Pourquoi prévoir un complément personnel ?

Un départ plus tardif allonge la période d’épargne possible. Il décale aussi la date de liquidation du PER et modifie le risque de devoir vendre des actifs pendant une baisse des marchés. Dès lors, l’articulation entre la réforme des retraites et votre épargne se pense en même temps que votre calendrier de retraits.

Le complément de retraite nécessaire se mesure en rapprochant les pensions attendues des dépenses futures. Samarie-cie détaille dans son dossier sur la préparation de la retraite les options de patrimoine mobilisables après le départ. Son module consacré aux limites de la réforme de 2023 examine les dispositifs de capitalisation individuelle à mettre en place avant la retraite.

Quelle fiscalité et quels frais en 2027 ?

Après les frais, l’impôt est le second facteur qui sépare le rendement affiché du rendement net. Les règles de 2027 touchent l’entrée dans le PER, l’imposition des gains et le coût des contrats.

La déduction du PER dépend-elle de l’âge ?

Les versements volontaires sur un plan d’épargne retraite peuvent être déduits du revenu imposable. Le plafond se fonde généralement sur 10 % des revenus professionnels nets de l’année précédente. Depuis les mesures de 2026, la part inutilisée de ce plafond reste reportable pendant 5 ans.

La fiscalité du PER en 2026 introduit aussi une limite d’âge : les versements effectués à partir de 70 ans ne procurent plus d’avantage fiscal à l’entrée. À la sortie en capital, la part correspondant à ces versements est exonérée, mais les gains restent imposables. Plus largement, la sortie distingue plusieurs origines de sommes :

  • Les versements volontaires déduits : leur sortie en capital suit des règles d’imposition propres.
  • Les versements volontaires non déduits : seuls leurs gains supportent l’impôt.
  • L’épargne salariale et les versements obligatoires : ils relèvent de régimes distincts.

Une décision financière éclairée commence par cet inventaire : la déduction n’a d’intérêt qu’au regard de l’imposition probable des sommes à la sortie.

Comment sont imposés les gains et les pensions ?

Depuis le 1er janvier 2026, le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus de placement concernés atteint 31,4 %. Il se compose de 12,8 % d’impôt et de 18,6 % de prélèvements sociaux, après le passage de la CSG de 9,2 % à 10,6 %. Ce taux ne s’applique pas à tout le capital d’un PER, et certains contrats d’assurance-vie relèvent d’exceptions légales.

Après 8 ans, les gains imposables retirés des contrats d’assurance-vie bénéficient d’un abattement annuel. Il s’élève à 4 600 € pour une personne seule et à 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Il se calcule sur l’ensemble des contrats concernés, et non contrat par contrat.

Côté pensions, la CSG, la CRDS et d’autres prélèvements peuvent s’appliquer. Leur taux dépend notamment du revenu fiscal de référence et de la composition du foyer : il n’existe pas de taux unique pour tous les pensionnés.

Quels frais et délais vérifier ?

Les frais d’assurance-vie et de PER se cumulent à plusieurs niveaux : frais sur versement, frais annuels du contrat, coûts internes des supports, frais éventuels d’arbitrage ou de gestion pilotée. L’AMF rappelle que l’intermédiaire doit présenter leur coût total et leur effet sur le rendement.

Les délais comptent aussi. Le transfert d’un PER individuel vers un autre PER est gratuit après au moins 5 ans de détention ou à l’échéance ; avant, les frais sont plafonnés à 1 % de l’épargne accumulée. Pour un rachat d’assurance-vie, l’article L. 132-21 du Code des assurances fixe un délai maximal de 2 mois, tout retard produisant des intérêts majorés.

Comment adapter ses placements à son horizon ?

Les mécanismes posés plus haut ne dictent pas un placement unique. Ils servent à construire une méthode : chiffrer le besoin, choisir l’enveloppe, puis répartir les supports selon le temps qui reste avant les retraits.

Deux portefeuilles de placements montrent des répartitions différentes selon que le départ est lointain ou proche.

Évaluer le besoin avant d’investir

Adapter ses placements à la retraite commence par une estimation des dépenses futures, notamment de logement et de santé, corrigée de l’inflation. Ce budget se rapproche ensuite des pensions attendues, pour mesurer l’écart à combler.

Une fois ce cap franchi, une réserve accessible doit couvrir les dépenses courantes et les imprévus avant d’immobiliser de l’argent dans un PER. L’étape suivante consiste à tester plusieurs scénarios :

  • Une inflation plus forte : elle augmente le budget à financer.
  • Une baisse des marchés : elle réduit temporairement la valeur des unités de compte.
  • Un départ plus tardif : il allonge la durée d’épargne et décale les retraits.
  • Un départ plus précoce : il rapproche les retraits et réduit la marge de récupération.

Ces scénarios mesurent surtout un risque : devoir vendre des placements au mauvais moment, faute d’autre ressource.

Choisir entre PER et assurance-vie

Le PER est en principe bloqué jusqu’à la retraite, sauf cas légaux de déblocage anticipé. Sa sortie peut combiner capital et rente selon l’origine des droits et le contrat. À l’inverse, l’assurance-vie autorise en principe un rachat à tout moment ; sans rachat, ses gains ne sont généralement pas imposés tout de suite, et seule la part de gains comprise dans un retrait est taxée.

Arbitrer entre un PER et une assurance-vie revient donc à peser la disponibilité nécessaire, l’avantage fiscal réel à l’entrée et à la sortie, les frais et le risque des supports. Aucune des deux enveloppes ne garantit par elle-même un rendement.

Diversifier sans promettre une protection parfaite

Les unités de compte peuvent baisser et leur capital n’est généralement pas garanti, alors que le fonds en euros suit les garanties du contrat. La gestion de l’allocation tient donc compte de la durée restant avant les retraits. Samarie-cie fonde ainsi son portefeuille « 4×4 » face aux récessions sur l’agilité et la diversification, avec des allocations prudente, équilibrée et offensive selon le profil de risque.

Le patrimoine se construit rarement en ligne droite : une allocation favorable sur une période peut devenir inadaptée à la suivante. Réexaminez sa composition, ses coûts et les règles fiscales au moment d’investir, de transférer ou de retirer l’épargne.

Foire aux questions

Les crises géopolitiques affectent-elles mon PER ?

Elles peuvent l’affecter : une hausse de l’énergie ou des coûts de production transmet le choc à l’inflation, puis aux marchés. L’effet dépend des supports choisis et des règles propres aux PER d’entreprise ou aux versements obligatoires. L’avantage fiscal à l’entrée ne garantit pas le rendement financier, et un capital ne garantit pas à lui seul un revenu viager.

Faut-il modifier ses placements pour la retraite pendant une crise ?

Vendre pendant une baisse transforme une moins-value latente en perte réalisée, même si attendre n’est pas toujours possible quand l’argent est nécessaire à court terme. Une stratégie efficace sur une période peut devenir inadaptée ensuite : un avis financier indépendant agréé est recommandé avant d’investir. Une simple annonce de réforme fiscale ne constitue pas une règle applicable.

Les rentes d’un PER alimenté après 70 ans subissent-elles la hausse de la CSG ?

Non. Les rentes issues de versements effectués à partir de 70 ans relèvent du régime des rentes viagères à titre onéreux. Ce régime échappe à la hausse de CSG et reste soumis au taux de 9,2 %.

Brésil : Lula l’emporte, le real recule. Et maintenant ?

Sommaire

Une surprise électorale, un flash qui s’impose

Personne n’attendait ce résultat.

La veille du second tour, les marchés de prédiction donnaient l’avantage à l’autre camp. Lula l’a emporté de peu, et les marchés financiers ont payé la surprise en quelques heures : le real a perdu près de neuf points en une séance, et les taux ont bondi.

Que vaut le rendement de l’obligation Brésil dans un portefeuille ?

Une fois le choc absorbé, une autre question s’impose : que vaut le Brésil dans un portefeuille obligataire ? Un rendement de l’obligation Brésil plus élevé ne dit rien, à lui seul, du risque de change qui l’accompagne.

La réponse tient en quatre interrogations :

  • Le budget sera-t-il consolidé ?
  • Quel Congrès gouvernera avec le président ?
  • Qui tiendra l’économie ?
  • La contestation du résultat peut-elle aller loin ?

Pour chacune, ce que l’on sait, ce qui tranchera, et le poids réel sur la monnaie sont détaillés.

Une seule certitude : le real ne retrouvera pas son niveau d’avant le scrutin. Les raisons en sont expliquées, tout comme celles pour lesquelles tassement ne veut pas dire effondrement. La dette souveraine latino-américaine est aussi abordée dans le brief sur l’Iran et les obligations souveraines latino-américaines.

Un fonds de dette latino-américaine très exposé au Brésil

Ce flash investisseur s’intéresse ensuite à un fonds de dette latino-américaine en monnaie locale, très exposé au Brésil, dont il a été question (pour être mis en contact aux conditions d’un institutionnel : souscrire à Samarie Connect).

Côté brésilien, le cadre a changé : depuis le 2 octobre 2023, les fonds d’investissement locaux relèvent de la Resolução CVM 175, le nouveau cadre réglementaire de la Comissão de Valores Mobiliários (CVM), modifié depuis par plusieurs résolutions.

Le gérant dit observer avant d’agir. Une autre lecture est proposée : trois scénarios, trois réglages possibles du portefeuille, et un tableau qui chiffre ce que chacun épargnerait en cas de nouvelle baisse.

Real faible, marché boursier brésilien : les gagnants et les signaux

Mais une monnaie faible fait aussi des gagnants. Le Brésil vend ses matières premières en dollars et paie ses coûts en réais. Les exportateurs y trouvent de la marge, et l’État peut en tirer des recettes.

L’histoire de 2015-2016 invite pourtant à la prudence. La devise aide, elle ne remplace pas un programme budgétaire. Notre module de formation sur le choc des BRICS+ aborde aussi ce groupe de pays.

Le flash se termine par les signaux à surveiller dans les prochaines semaines.

Procurez-vous sans tarder le Flash investisseurs complet, 7 pages.

Analyse éditoriale. Ce texte ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé ni une offre de souscription. Les marchés émergents comportent un risque de perte en capital et de change.

Foire aux questions

Quel rendement offrent les obligations brésiliennes ?

Après le scrutin, les taux ont bondi. Il faut cependant lire cette hausse avec la baisse du real : le risque de change accompagne le rendement. Le flash investisseur propose trois scénarios et un tableau qui chiffre ce que chacun épargnerait en cas de nouvelle baisse.

Quels sont les risques de change ?

Le real a perdu près de neuf points en une séance et ne retrouvera pas son niveau d’avant le scrutin. Un fonds en monnaie locale peut être exposé à ces mouvements. Le flash présente trois réglages du portefeuille selon l’ampleur d’une nouvelle baisse, avec un risque de perte en capital.

Comment investir dans les obligations brésiliennes ?

Un particulier passe le plus souvent par un fonds de dette latino-américaine en monnaie locale. Au Brésil, les fonds d’investissement brésiliens relèvent de la Resolução CVM 175 depuis le 2 octobre 2023. Samarie Connect permet d’être mis en contact pour ce fonds aux conditions d’un institutionnel.

Une feuille blanche montrant un diagramme avec trois cercles reliés par des flèches, chacun contenant une image représentant

Géopolitique & épargne : diversifier face aux risques

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La géopolitique touche votre épargne par plusieurs canaux : l’énergie, l’inflation, les taux, les devises et l’accès aux comptes. Cet article explique comment ces chocs se transmettent. Il précise ensuite quelle réserve garder disponible, comment diversifier sur le long terme et quels contrôles faire avant de réorganiser vos placements.

Nos modules dédiés : 

Comment la géopolitique atteint-elle votre épargne ?

Une guerre, des sanctions ou une rupture commerciale ne touchent pas directement un compte. Leurs effets passent par les entreprises, l’énergie, les devises et les marchés financiers. Dès lors, votre exposition dépend des actifs que vous détenez.

Une feuille blanche montrant un diagramme avec trois cercles reliés par des flèches, chacun contenant une image représentant

De l’énergie aux marchés financiers

L’énergie fait partie de ces canaux. Selon la Banque de France, environ 20 % de la consommation mondiale d’hydrocarbures transitait par le détroit d’Ormuz avant les perturbations étudiées dans son rapport de juin 2026. Le lien entre l’épargne et les tensions géopolitiques passe ainsi par plusieurs mécanismes successifs :

  • Rupture d’approvisionnement : une pénurie d’énergie peut alimenter l’inflation et peser sur les coûts des entreprises.
  • Anticipations de taux : une inflation plus forte modifie ce que les marchés attendent des banques centrales.
  • Inflation importée : la hausse des prix venus de l’étranger réduit ce que votre épargne disponible permet d’acheter.
  • Effet dollar : un dollar plus fort peut soutenir la valeur en euros d’actifs américains, mais il renchérit les importations libellées dans cette devise.

Un même mouvement peut donc avoir deux effets sur un patrimoine. Un épargnant qui détient des actifs américains profite en partie de la hausse du dollar alors que son pouvoir d’achat recule.

Des chocs de marché aux blocages d’accès

Quand un choc énergétique dure, les actions et les obligations à taux fixe peuvent baisser en même temps. Les actions reculent quand les coûts des entreprises augmentent. Les obligations perdent de la valeur quand les taux de marché montent. En complément, des sanctions ou des contrôles des capitaux peuvent empêcher de négocier ou de régler certains titres, alors même qu’ils gardent une valeur théorique. Une cyberattaque peut aussi bloquer pour un temps l’accès aux comptes et aux paiements.

À l’inverse, des tensions qui restent contenues pendant quelques semaines à quelques mois appellent la retenue. Vendre à chaque annonce vous expose au risque de sortir au mauvais moment. Les scénarios de crise servent de cadre de réflexion, mais ils ne donnent aucune probabilité chiffrée.

Les limites de la diversification systémique

Dans une crise systémique, les primes de risque augmentent, c’est-à-dire le rendement supplémentaire que les investisseurs exigent pour détenir un actif risqué. Les appels de marge et les ventes forcées peuvent alors faire baisser ensemble des fonds et des actifs qui évoluent habituellement de façon indépendante. La diversification ne garantit donc pas le capital. Selon l’ACPR, la liquidité limitée et l’endettement de certains acteurs non bancaires, ainsi que leurs liens avec les marchés traditionnels, peuvent propager une crise.

Ce risque géopolitique de nature systémique reste suivi par l’AMF : sa cartographie des risques 2026 relève des risques géopolitiques et cyber persistants. L’AMF observe aussi que le déclenchement du conflit avec l’Iran a entraîné une correction et une forte volatilité, sans empêcher les marchés de rester globalement ordonnés pendant l’épisode étudié.

Quelle épargne garder disponible en cas de crise ?

Comme vu plus haut, la valeur d’un actif et la possibilité d’en disposer tout de suite sont deux choses distinctes. La part disponible de l’épargne se construit à partir de cette distinction, en tenant compte des garanties légales et de leurs limites.

Boîte à pièces avec plusieurs piles de monnaie dorée disposées dans des compartiments, sur fond clair.

Une réserve adaptée aux besoins du ménage

La réserve liquide sert à payer un imprévu sans devoir vendre un placement après une baisse. Son montant dépend de vos dépenses, de la stabilité de vos revenus, des personnes à votre charge et de vos projets prévisibles. Aucun pourcentage universel ne convient à tous les ménages.

Les livrets réglementés remplissent ce rôle : leur capital ne fluctue pas avec les marchés actions. Ils perdent toutefois du pouvoir d’achat dès que leur taux est inférieur à l’inflation. Du 1er août 2026 au 31 janvier 2027, leurs conditions sont les suivantes.

LivretTauxPlafond de versementsCondition
Livret A1,7 %22 950 €Aucune
LDDS1,7 %12 000 €Aucune
LEP2,5 %10 000 €Sous conditions de revenus

Ce que couvrent les garanties des dépôts

Le FGDR garantit normalement les dépôts éligibles jusqu’à 100 000 € par déposant et par établissement. Plusieurs comptes ouverts dans une même banque partagent ce plafond. Le Livret A, le LDDS et le LEP relèvent d’une garantie distincte de l’État, plafonnée elle aussi à 100 000 € par client pour l’ensemble de ces livrets.

La garantie ne signifie pas pour autant un accès immédiat. Le délai normal annoncé pour verser l’indemnisation est de 7 jours ouvrables après l’indisponibilité des dépôts, hors cas particuliers. Une panne peut donc vous priver de vos fonds pendant quelques jours.

Assurance-vie et restrictions exceptionnelles

L’assurance-vie n’est pas un dépôt bancaire. Si l’assureur fait défaut, la garantie applicable relève d’un mécanisme distinct du FGDR. Le fonds en euros offre les garanties prévues par son contrat, alors que les unités de compte, investies en actions, obligations ou immobilier, ne garantissent généralement pas le capital.

La loi prévoit aussi, en cas de menace grave pour la stabilité financière, de limiter pour un temps certaines opérations sur les contrats d’assurance-vie ou de capitalisation. Samarie-cie consacre un dossier à la loi Sapin II et au choc pétrolier, qui relie une tension dans le détroit d’Ormuz à ce dispositif. Un tel scénario ne signifie pas que la mesure a été activée.

Une moins-value liée aux marchés ou à l’inflation n’est pas une saisie par l’État. L’impôt, une saisie encadrée par la loi et une restriction temporaire de crise sont des mécanismes distincts, et aucun ne vaut confiscation générale de l’épargne.

Comment diversifier ses placements à long terme ?

Une fois la réserve de sécurité posée, l’argent dont l’usage peut être reporté peut viser le long terme. La diversification cherche à éviter qu’un seul pays, une seule devise ou un seul secteur concentre les effets d’un choc. Elle reste soumise au risque de perte en capital et ne remplace pas un conseil personnalisé.

Actions mondiales et expositions réelles

Un fonds ou un ETF d’actions mondiales réduit la dépendance à la France, mais il peut rester concentré sur les États-Unis et la technologie. Un investissement en actions internationales suppose en général un horizon de 8 à 10 ans ou davantage, sans rendement garanti. L’exposition d’une entreprise à la géopolitique dépend aussi de ses fournisseurs et de ses ventes, pas seulement du pays de son siège.

Il est possible de diversifier à l’étranger sans quitter la France, dans le respect du cadre légal et des obligations déclaratives, qu’aborde le module de Samarie-cie sur l’internationalisation du patrimoine en temps de crise. Samarie-cie présente aussi le portefeuille 4×4 face aux récessions. Cette méthode adapte le portefeuille permanent de Browne aux risques que l’économie pourrait connaître à l’horizon 2030 et propose des allocations prudente, équilibrée et offensive.

Obligations et risque de taux

Une obligation est une créance sur un émetteur. Quand les taux de marché montent, le prix des obligations à taux fixe déjà émises baisse en général, alors que les nouvelles émissions peuvent offrir des rendements plus élevés.

Le second risque tient à l’émetteur lui-même. Garder une obligation jusqu’à son échéance permet de récupérer son nominal, c’est-à-dire la somme prêtée, seulement si l’émetteur honore ses engagements.

Un fonds obligataire ne prévoit pas d’échéance de ce type : il peut perdre de la valeur et ne rembourse pas chaque souscripteur à une date fixe. Répartir vos obligations entre plusieurs échéances, émetteurs et qualités de crédit réduit certaines concentrations.

Or, immobilier et actifs moins liquides

L’or peut parfois jouer un rôle de valeur refuge, sans protéger contre chaque crise. Son cours a gagné plus de 46 % en euros en 2025, mais cette performance passée ne garantit rien. L’or ne produit aucun revenu et sa détention physique entraîne des coûts de stockage.

L’immobilier direct, les SCPI et le non-coté peuvent diversifier un patrimoine surtout financier. En pratique, leurs coûts, leur concentration et leurs délais de revente ou de sortie doivent correspondre à votre horizon de placement.

Les crypto-actifs posent aussi un problème de liquidité. Ils peuvent subir une forte volatilité, voire une perte totale. Les risques de plateforme, de conservation et de conversion en euros les empêchent de remplacer une réserve de sécurité.

Quels contrôles avant de réorganiser son épargne ?

Choisir des actifs ne suffit pas. L’enveloppe qui les accueille, les frais prélevés et le sérieux de l’intermédiaire comptent tout autant dans le résultat final.

Une femme âgée examine et dispose des documents sur une table dans un salon éclairé.

Choisir une enveloppe selon l’horizon

Les gains d’un PEA sont exonérés d’impôt sur le revenu après 5 ans, sous réserve des règles applicables, mais les prélèvements sociaux restent dus. Un retrait avant ce délai entraîne en principe la clôture du plan. Pour l’assurance-vie, la fiscalité d’un rachat dépend de l’ancienneté du contrat et des versements : après 8 ans, un abattement annuel peut s’appliquer. Le PER individuel, destiné à la retraite, ne se débloque que dans des cas limités et ne peut donc pas servir de réserve de sécurité.

Comparer les frais et les contraintes

Des frais récurrents réduisent le rendement cumulé. Leur nature change selon le placement :

  • Titres en direct : frais de courtage et droits de garde.
  • Fonds et ETF : frais de gestion prélevés chaque année.
  • Assurance-vie : frais de contrat et frais d’arbitrage entre supports.
  • Or et immobilier : coûts de stockage pour l’un, frais de transaction pour l’autre.

Une comparaison utile retient une même durée, une fiscalité et des conditions de retrait comparables, plutôt que d’opposer un rendement brut à un rendement net. Depuis le 3 janvier 2018, la directive européenne MIF 2 encadre l’information sur ces frais. Selon l’AMF, leur impact cumulé doit être présenté en pourcentage et en euros.

Vérifier les supports et les intermédiaires

Avant de souscrire un fonds, lisez son document d’informations clés et son prospectus, puis examinez l’indice suivi et les principales positions. Ces documents montrent les risques, les frais et les recoupements avec les fonds que vous détenez déjà. Avant tout transfert, identifiez la société qui détient les fonds ou garantit le contrat et vérifiez l’autorisation de l’intermédiaire dans les registres officiels. Cette autorisation ne garantit pas le capital.

Ce contrôle n’a rien d’une formalité. En 2025, l’ACPR a ajouté 1 190 sites ou entités non autorisés à sa liste noire. Dans 62 % des offres frauduleuses identifiées dans ce cadre, les fraudeurs se faisaient passer pour un acteur autorisé.

Foire aux questions

Combien rapporte une épargne placée sur un Livret A au taux de 1,7 % ?

Avec un solde constant sur une année complète, 3 000 € rapportent 51 € d’intérêts et 10 000 € en rapportent 170 €. Au plafond de 22 950 €, les intérêts atteignent 390,15 €, sans tenir compte du calcul par quinzaine ni d’un changement de taux. Ces intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

Quand rééquilibrer son portefeuille en période de tensions géopolitiques ?

Une stratégie de rééquilibrage fixée à l’avance peut s’appliquer à intervalles réguliers. Elle peut aussi se déclencher quand les expositions s’écartent nettement de leurs objectifs, plutôt qu’à chaque annonce géopolitique.

Faut-il investir ou rembourser son crédit immobilier quand les taux montent ?

Il faut comparer le coût réel du crédit, le rendement espéré après frais et impôts et l’épargne qui resterait disponible. Un rendement boursier espéré n’est jamais un taux certain. Pour un prêt à taux fixe déjà signé, c’est le taux prévu au contrat qui compte, pas l’évolution des taux de marché.

Une femme dessine une courbe sur une grande feuille blanche posée sur une table.

Prévision du cours de l’or 2026 : record et tendance

Sommaire

Les prévisions du cours de l’or pour 2025 se sont révélées très en dessous des cours observés : la moyenne réalisée a dépassé les attentes d’environ 25,5 %. Vous trouverez ici les objectifs formulés pour fin 2026, les prix constatés en euros, les moteurs de l’année record et les repères concrets à vérifier avant d’acheter.

Quelles prévisions pour le cours de l’or fin 2026 ?

Après une année 2025 hors norme, les établissements financiers ont dû réviser leurs chiffres à plusieurs reprises. Chaque objectif vise un horizon précis et part d’une date de formulation. Comparer ces chiffres suppose donc de lire, pour chacun, ce qu’il mesure et quand il a été établi.

Une femme dessine une courbe sur une grande feuille blanche posée sur une table.

Des objectifs révisés au fil de l’année

Établies à partir des chiffres d’octobre 2025, des projections situaient l’or entre 4 200 et 5 000 $ l’once à la fin de 2026. Ces bornes portent sur le terme annoncé : un cours intermédiaire qui les franchit ne suffit pas à invalider la prévision du cours de l’or pour 2026. Les révisions ont ensuite suivi le marché.

  • Août 2026 : des analystes visaient 4 900 $ l’once en fin d’année, contre environ 4 600 $ observés le 25 août. Leurs prévisions du prix s’appuyaient sur les achats des banques centrales, la diversification des réserves et les attentes sur les taux américains.
  • Révision rapportée : un compte rendu de marché fait état d’un objectif ramené de 4 900 à 4 650 $ l’once, sans que la note d’origine ait été vérifiée.
  • 19 octobre 2026 : CIBC abaisse sa prévision du quatrième trimestre de 6 500 à 4 500 $ l’once, dans un contexte de taux d’intérêt élevés et de pressions inflationnistes.

Une prévision trimestrielle et un objectif de fin d’année ne couvrent pas exactement le même horizon.

Date de formulationHorizon viséPrévision
Octobre 2025Fin 20264 200 à 5 000 $ l’once
Août 2026Fin 20264 900 $ l’once
Révision rapportéeFin 20264 650 $ l’once
19 octobre 2026 (CIBC)Quatrième trimestre 20264 500 $ l’once (contre 6 500 $)

Trois scénarios plutôt qu’une hausse garantie

Ces révisions successives montrent qu’un chiffre unique décrit mal l’incertitude. Savoir si l’or va baisser en 2026 dépend en réalité de la combinaison de plusieurs leviers, que l’on peut regrouper en trois scénarios.

  • Scénario haussier : des achats soutenus des banques centrales et des investisseurs, une baisse des taux réels américains ou des tensions géopolitiques durables peuvent prolonger la tendance, sans écarter une correction rapide.
  • Scénario de stabilisation : des achats officiels élevés mais sans accélération, des prises de bénéfices et un dollar sans direction durable laisseraient l’or fluctuer, sans répéter la hausse de 2025.
  • Scénario baissier : des taux réels élevés, un dollar plus fort, un apaisement des conflits ou des sorties de fonds adossés à l’or pourraient provoquer une correction, même si les achats officiels se poursuivent.

Le point commun de ces trois hypothèses tient aux taux réels, c’est-à-dire aux taux d’intérêt corrigés de l’inflation. L’or ne verse aucun revenu : quand ces taux montent, le conserver coûte davantage en rendement perdu.

Les achats des banques centrales apparaissent dans chaque scénario. Leur effet dépend toutefois des autres forces en présence : ils soutiennent la demande sans pouvoir, à eux seuls, empêcher une baisse.

Ce qui peut encore infléchir les perspectives

Pour la seconde moitié de 2026, le World Gold Council décrit le futur de l’or sous forme de scénarios conditionnels (consolidation, stabilité ou reprise) plutôt que comme un cours garanti en euros. Dans ses perspectives, il anticipe une demande soutenue des banques centrales et des fonds cotés si les tensions persistent, signale la faiblesse de la joaillerie et n’attend pas de forte réaction de l’or recyclé. L’évolution des politiques monétaires reste dès lors le facteur à suivre. Le rôle du métal en période de crise est détaillé dans le module pédagogique consacré au métal jaune.

Où se situe l’or en euros en 2026 ?

Les prévisions s’expriment en dollars, alors qu’un épargnant français achète et revend en euros. Les cours observés en 2026 montrent un trajet heurté, et leur lecture suppose de maîtriser l’unité et la conversion.

Des sommets suivis de fortes corrections

Selon la Monnaie de Paris, l’once a atteint 5 595 $ le 29 janvier 2026. Elle a ensuite perdu près de 20 % en deux jours, et la même série fait apparaître une baisse de 11,6 % en mars 2026.

En euros, le repli reste net. Dans une série française, l’or fin a culminé à 145,22 € le gramme le 2 mars 2026, puis s’établissait à 118,93 € le 21 octobre. De telles fluctuations expliquent pourquoi un objectif annuel ne décrit jamais le trajet du prix.

Un autre relevé de clôture du 21 octobre 2026 donne 118,32 € le gramme d’or fin. Le cours de l’argent s’y établit à 1,6490 € le gramme, un écart qui ne dit rien de l’évolution future des deux métaux.

Pourquoi le prix a-t-il reculé ?

Pour septembre 2026, le World Gold Council attribue le repli à la hausse des rendements américains, au renforcement du dollar et à la réduction des positions sur les contrats à terme. Ce recul s’est produit malgré des entrées dans les fonds adossés à l’or. Son analyse ne chiffre pas la part de chaque cause dans la baisse prolongée jusqu’au 22 octobre.

Côté français, l’inflation atteignait 3,1 % sur un an en septembre 2026 selon l’Insee, portée par l’énergie à +21,3 %. Ce chiffre seul n’explique pas le recul de l’or : son prix dépend aussi des taux réels, comme posé plus haut.

Comment lire un prix exprimé en euros ?

La référence LBMA est fixée à Londres en dollars par once troy, lors de deux enchères quotidiennes à 10 h 30 et 15 h, heure de Londres. La Banque de France ne republie plus ces cours depuis le 18 mars 2025 et renvoie à la LBMA. L’once troy pèse 31,1034768 grammes, contre 28,349 grammes pour l’once standard. En pratique, divisez le prix en dollars par once par le nombre de dollars pour un euro, puis par 31,1034768.

Le change modifie ensuite le résultat. Selon la BCE, l’euro valait 1,0389 $ fin 2024 et 1,1750 $ fin 2025 : à prix inchangé en dollars, cette hausse réduit la valeur de l’or en euros. Une once hypothétique à 4 600 $ vaudrait environ 3 915 € avec un euro à 1,1750 $. Avec un euro à 1,07 $, elle vaudrait 4 299 €, hors prix de vente d’une pièce. Au taux moyen BCE de 2025, soit 1,1300 $, le cours moyen LBMA de l’année équivaut à environ 3 036,76 € l’once. Cela représente 97,63 € le gramme, un ordre de grandeur distinct de la moyenne exacte des cours quotidiens convertis. Toute comparaison avec une prévision exige les mêmes dates et la même référence de prix.

Pourquoi 2025 fut-elle une année record ?

Les objectifs de 2026 se comprennent mieux à la lumière de l’année précédente. En 2025, le métal a dépassé toutes les attentes des prévisionnistes, sous l’effet d’une demande d’investissement exceptionnelle.

Piles de lingots d’or brillant devant un graphique en courbe ascendante sur fond violet.

Les prévisions de 2025 face au résultat

Dans l’enquête de la LBMA, remise au plus tard le 13 janvier 2025, les analystes attendaient une moyenne de 2 735,33 $ l’once troy. Ce chiffre dépassait déjà de 13,6 % la moyenne de 2024, établie à 2 386,20 $. La moyenne réalisée a pourtant atteint 3 431,54 $.

  • Prévision la plus proche : 2 925 $ l’once en moyenne annuelle, encore 14,8 % sous le résultat.
  • Prévision la plus haute : 3 290 $ l’once, elle aussi dépassée par la moyenne observée.
  • Objectif de fin d’année : 3 100 $ formulé en février 2025, contre 4 367,80 $ au cours de référence du 30 décembre, soit environ 40,9 % au-dessus.

Un objectif de clôture se compare au cours du dernier jour, une prévision moyenne à la moyenne annuelle. Mélanger les deux fausse l’écart mesuré.

La hausse réelle en euros et sa tendance

Selon la Monnaie de Paris, l’or en 2025 a progressé de 45,1 % en euros, contre près de 65 % en dollars. L’once atteignait 3 677 € en fin d’année dans sa série. L’appréciation de l’euro a donc amorti la hausse pour un détenteur français.

Une série de fixings londoniens permet de suivre le cours de l’or sur un an, fin d’année après fin d’année :

DateOnce en eurosVariation sur un an
29 décembre 20221 704,38 €+7,0 %
28 décembre 20231 871,60 €+9,8 %
30 décembre 20242 508,39 €+34,0 %
30 décembre 20253 712,63 €+48,0 %

Ces rendements varient selon la série et les dates retenues. Samarie & Cie qualifie 2025 d’« année de rupture » pour le métal jaune face à l’euro. Dans sa série longue, l’once passe de 318 € en mai 2002 à 1 830 € en avril 2023, puis à 2 413 € en mars 2025. La hausse cumulée atteint 1 315 %, soit 11,9 % de croissance annuelle moyenne.

Les moteurs de l’année record

Le World Gold Council a compté 53 nouveaux records du prix de référence en 2025. L’attrait de l’or comme valeur refuge face aux incertitudes économiques, la diversification sur les marchés financiers, la faiblesse du dollar et l’attente de baisses de taux ont porté la demande d’investissement. Celle-ci a augmenté de 84 %, à 2 175,3 tonnes. Les stocks des fonds adossés à l’or ont gagné 801,2 tonnes.

Les banques centrales et institutions apparentées ont acheté 863,3 tonnes nettes, contre 1 092,4 tonnes en 2024 : 21 % de moins, pour un niveau encore élevé. La banque centrale polonaise arrive en tête, avec 102 tonnes. Sur l’ensemble du marché de l’or, la demande totale a dépassé 5 000 tonnes et 555 milliards de dollars, tandis que la joaillerie reculait de 19 %, à 1 638 tonnes. Parmi les facteurs économiques figurent aussi les droits de douane américains, l’endettement public et les risques géopolitiques. Selon Samarie & Cie, la production minière a atteint 3 672 tonnes, sans pouvoir s’ajuster rapidement.

Quels repères avant d’investir dans l’or ?

Une hausse record ne dit rien du résultat obtenu en décidant d’investir dans l’or. Ce résultat dépend du support choisi, des frais, de la fiscalité à la sortie et de l’horizon de chacun.

Choisir une exposition et mesurer ses frais

Samarie & Cie distingue cinq voies pour détenir ou suivre l’or : ETF, pièces, lingots, plateformes et sociétés minières. Leurs risques diffèrent. Une action minière dépend aussi des coûts de son entreprise, et un produit coté ne confère pas forcément la propriété de lingots identifiés.

  • Or physique : prix payé, prix de reprise, prime, pureté, poids, état et justificatifs déterminent le résultat net.
  • Conservation : stockage, assurance, authenticité et liquidité pèsent aussi, notamment dans le choix des pièces.
  • Fonds coté : l’AMF recommande de vérifier frais, liquidité, méthode de réplication et écart de suivi, avec d’éventuels risques d’émetteur, de dépositaire ou de change.

Ces critères, de la pureté au stockage, sont développés dans le module pratique sur l’achat d’or et de métaux blancs.

Anticiper la fiscalité d’une revente

En France, la vente de métaux précieux par un particulier supporte en principe une taxe forfaitaire de 11 % du prix de cession, plus 0,5 % de CRDS. Le total atteint 11,5 %, même sans gain, selon le ministère de l’Économie et l’article 150 VK du Code général des impôts. Sous conditions, le vendeur qui justifie la date et le prix d’acquisition peut opter pour le régime des plus-values, exonéré après 22 ans de détention.

Le rachat d’or par un professionnel exige un contrat écrit et exclut le paiement en espèces. La DGCCRF prévoit un délai de rétractation de 48 heures, sauf pour l’or d’investissement. Selon le BOFiP, barres, lingots et plaquettes d’investissement doivent notamment dépasser 1 gramme et atteindre 995 millièmes de pureté. Les pièces relèvent de critères distincts.

Adapter sa décision à son horizon patrimonial

L’or physique ne verse ni intérêt ni dividende : son résultat dépend de la revente, après frais, fiscalité et conservation. L’horizon de placement et un éventuel besoin de liquidité pèsent donc dès l’achat. Dans un portefeuille, l’or réduit la concentration sans garantir de gain ni de protection immédiate à chaque crise. Des achats réguliers répartissent par ailleurs les points d’entrée.

À retenir avant d’investir : la hausse passée ne garantit pas sa poursuite, et la capacité à supporter une baisse compte autant que les prévisions. Le moment de revendre et un plan d’action en sept gestes sont examinés dans le brief « L’or après la correction » de Samarie & Cie. Ce brief traite aussi de la détention et du regroupement. Ces repères ne constituent pas une recommandation personnalisée, et tout placement en or comporte un risque de perte en capital.

Foire aux questions

La hausse de l’or en 2025 est-elle historique pour un épargnant en euros ?

Oui. 2025 marque la plus forte hausse annuelle de l’or depuis la création de l’euro, après un quasi-doublement sur les deux années précédentes. Selon la Monnaie de Paris, le gain atteint 45,1 % en euros, contre près de 65 % en dollars, avec une once à 3 677 € fin 2025. L’argent a gagné 120 % en euros sur la même année.

Quel a été le gain de l’or en pouvoir d’achat en 2025, une fois l’inflation prise en compte ?

Selon l’Insee, l’inflation moyenne en France métropolitaine a été de 0,9 % en 2025, contre 2,0 % en 2024. Le rendement réel s’obtient en ajustant le rendement nominal de l’inflation : une obligation à 1 % avec 0,5 % d’inflation rapporte environ 0,5 % en termes réels. Le même calcul s’applique à la hausse de l’or.

Black blocs et sécurité privée : la facture cachée du chaos

Comme une odeur de roussi : notre dossier de crise

Les récentes émeutes des 17 et 18 octobre 2026 ont profondément ébranlé notre pays. Au-delà des images de chaos dans les centres-villes et des 3 000 commerces vandalisés, c’est toute l’architecture financière de la France qui vacille.

Avec une facture estimée à 1,5 milliard d’euros et un taux de l’OAT à 10 ans qui a franchi le seuil critique des 5,14 %, les marchés sanctionnent lourdement la déliquescence de l’ordre public. La France paie désormais plus cher que l’Italie, inaugurant l’ère des « FROGS ».

Dans un nouveau dossier patrimonial de crise, Florent Ly-Machabert dissèque sans concession ce séisme économique. De l’analyse poussée des violences urbaines et de leurs résonances historiques jusqu’aux connexions troublantes entre réseaux de contestation et sphères d’influence, ce dossier patrimonial de crise confidentiel lève le voile sur ce que personne ne veut voir. L’Etat a failli à tenir la rue ; il en paie aujourd’hui le prix fort à travers la prime de désordre exigée par les investisseurs.

Mais là où certains voient la fin d’un monde, les épargnants lucides identifient de redoutables opportunités. La carence chronique de l’Etat, dans tous les domaines, mais singulièrement dans ses domaines régaliens, alimente directement la croissance insolente du marché de la sécurité privée et des solutions technologiques de protection des biens : actions ciblées, ETFs thématiques et stratégies de repli patrimonial sont passés au crible pour vous armer efficacement.

Black blocs : une tactique plus qu’une organisation

Le black bloc n’est pas un parti ni une structure hiérarchisée : c’est une tactique de rue. Des militants habillés en noir et masqués se regroupent en tête de manifestation pour se fondre dans la masse et attaquer vitrines, banques ou forces de l’ordre. Issue de la mouvance autonome d’extrême gauche, cette pratique a trouvé en France un écho nouveau avec le mouvement des gilets jaunes, dont l’acte du 16 mars 2019 sur les Champs-Élysées reste le symbole.

Cette convergence entre colère sociale et groupes radicaux brouille la frontière entre manifestants et casseurs, ce qui complique la répression comme la protection des commerces. La sociologue Isabelle Sommier, spécialiste de la violence politique, a d’ailleurs fait de ces groupes l’un de ses objets d’étude. En pratique, chaque débordement se traduit par des coûts directs pour les assureurs, les commerçants et, au bout de la chaîne, les finances publiques.

Que nous réservent les prochaines semaines ? Nos scénarios.

Entre un scénario (improbable) d’apaisement budgétaire, une aggravation de la tension ou une vraie rupture systémique menaçant la France d’une crise de refinancement majeure d’ici Noël, notre décryptage vous livre les clés pour anticiper le pire et préserver votre capital. Ne subissez plus les soubresauts d’une économie sous haute tension.

Accédez dès maintenant à l’intégralité de notre dossier exclusif :

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Or et bijoux en or et chaînes en or déposés dans un coffret.

Taxe sur les métaux précieux : taux, plus-value, déclaration

Sommaire

La taxe sur les métaux précieux surprend souvent le vendeur, car elle peut porter sur la totalité du prix encaissé. Ce guide présente les biens et les opérations concernés, les taux de la taxe forfaitaire, l’option pour le régime des plus-values, les exonérations, puis les démarches déclaratives et leurs délais.

Le dernier brief dédié à l’or : c’est ici ! 

Quels métaux précieux et quelles opérations sont taxés ?

Le cadre fiscal dépend de deux éléments : la nature du bien vendu et l’opération réalisée. Un même gramme d’or peut ainsi relever de règles différentes selon qu’il prend la forme d’un lingot, d’un bijou ou d’une monnaie ancienne. Les articles 150 VI à 150 VM du CGI encadrent l’ensemble de ce dispositif.

Or et bijoux en or et chaînes en or déposés dans un coffret.

Lingots, pièces et autres formes physiques

Le BOFiP range parmi les métaux précieux l’or, l’argent et le platine. Le palladium, le rhodium, l’iridium, l’osmium et le ruthénium sont en revanche exclus de la catégorie du platine. Cette catégorie couvre les lingots, les produits semi-ouvrés, les résidus et les débris ; pour un alliage, le métal précieux doit en constituer une part essentielle.

Les pièces d’or et d’argent postérieures à 1800 relèvent en principe de la même catégorie. Cela vaut aussi lorsqu’elles servent d’or d’investissement, une forme de détention dont le rôle face aux crises est développé dans le module consacré au métal jaune.

Monnaies anciennes et objets d’antiquité

À l’inverse, les monnaies antérieures à 1800 peuvent relever des objets de collection. Le BOFiP apprécie alors leur ancienneté, leur rareté et leur intérêt historique. Dans la même logique, les ouvrages travaillés en or ou en argent, comme l’orfèvrerie et les montres, rejoignent les bijoux et assimilés plutôt que les métaux bruts.

Une distinction s’ajoute entre or physique et or papier. Les fonds ou titres financiers adossés à l’or échappent à la taxe visant le métal détenu en propre. Samarie-cie distingue ces formes de détention dans ses formations sur les métaux précieux, en replaçant l’or dans son contexte patrimonial et monétaire.

Ventes, échanges et sorties du territoire

Les cessions de métaux précieux à titre onéreux recouvrent la vente aux enchères, la vente entre particuliers, l’échange et l’apport. Le simple achat ou la détention ne déclenche aucune taxe. Les donations et successions suivent les règles de transmission, tandis que les cessions professionnelles imposées à l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés relèvent de règles distinctes.

Les exportations de métaux précieux obéissent à une logique géographique. Une sortie définitive hors de l’Union européenne peut être taxable. Une exportation temporaire n’entre pas dans le champ, pas plus que la seule expédition vers un autre État membre de l’Union européenne.

Combien coûte la taxe forfaitaire ?

Le coût dépend de la catégorie fiscale établie plus haut. Deux taux coexistent, l’un pour les métaux bruts, l’autre pour les bijoux et objets précieux, et tous deux s’appliquent sur une assiette large.

Le taux applicable à l’or et à l’argent

L’article 150 VK du CGI fixe la taxe forfaitaire due sur les métaux précieux à 11 % du prix taxable, depuis la loi de finances pour 2018. Elle s’applique en principe aux cessions du patrimoine privé.

  • Taxe principale : 11 % du prix taxable.
  • CRDS : 0,5 % supplémentaire, soit une charge totale de 11,5 %.
  • Alternative : une option valable pour l’imposition de la plus-value remplace ce régime.

Les deux régimes ne se cumulent jamais : le vendeur relève de l’un ou de l’autre pour une même cession.

Bijoux, objets d’art et objets de collection

Pour les bijoux et les objets d’art, de collection ou d’antiquité soumis au régime forfaitaire, la taxe descend à 6 % du prix taxable. La CRDS y ajoute 0,5 % : le taux global atteint 6,5 %.

Le cours de l’or ou de l’argent aide à estimer la valeur d’un objet. Il ne fixe pas pour autant sa qualification fiscale : un bijou et un lingot de même poids ne relèvent pas nécessairement du même taux.

L’assiette retenue pour le calcul

La taxe forfaitaire porte sur la totalité du prix de vente, et non sur le seul gain réalisé. Dès lors, une revente à perte peut rester taxée lorsque le vendeur relève de ce régime.

Pour une exportation taxable, le calcul ne s’appuie pas sur le prix de cession mais sur la valeur en douane du bien.

Quand choisir le régime des plus-values ?

L’option permet d’être taxé sur la plus-value réelle plutôt que sur le prix total. Son intérêt dépend du gain dégagé, de la durée de détention et surtout de la capacité à prouver l’acquisition.

Image montrant des documents et des lingots d’or avec des graphiques et des pièces, symbolisant la fiscalité et la valeur

Option et justificatifs à réunir

L’article 150 VL du CGI autorise à opter pour le régime des plus-values sur biens meubles à la place de la taxe forfaitaire. Selon le BOFiP, ce choix est irrévocable. En cas d’exportation définitive taxable, il doit être exercé avant les formalités douanières.

Pour un lingot ou un lot de pièces d’or, factures, reçus, actes de donation ou documents successoraux doivent relier l’acquisition au bien effectivement revendu. Une facture ancienne isolée prouve une transaction, sans toujours démontrer que le métal cédé est celui acheté à cette date.

Une exonération liée à 22 ans de détention suppose une option valable et des écrits précis établissant cette durée ; selon le BOFiP, un témoignage seul ne suffit pas. La fiscalité de l’or à la revente figure parmi les thèmes du module sur l’achat de lingots et de pièces proposé par Samarie-cie.

Détermination du gain ou de la perte

La plus-value brute correspond en principe au prix de cession diminué du prix d’acquisition. Les frais d’acquisition ne s’ajoutent que s’ils sont fiscalement admissibles et justifiés. Dans ce régime, une moins-value valablement établie est retenue pour zéro : aucune imposition n’est due.

Pour un bien reçu par succession ou donation, la valeur déclarée pour les droits de mutation peut servir de prix d’acquisition. Le BOFiP prévoit une règle particulière pour certains biens successoraux vendus aux enchères publiques au cours des deux années suivant le décès.

Abattement et impôt à payer

Pour les cessions réalisées depuis le 1er janvier 2014, l’abattement atteint 5 % par année au-delà de la deuxième, jusqu’à exonération après 22 ans. L’article 200 B du CGI fixe l’impôt à 19 %, prélèvements sociaux examinés séparément. Exemple : achat à 6 000 €, revente à 10 000 € après 10 ans. La plus-value brute de 4 000 € subit un abattement de 40 %, soit 1 600 €. L’impôt sur 2 400 € atteint 456 €, contre 1 150 € de taxe forfaitaire.

Quelles ventes peuvent être exonérées ?

Les exonérations restent ciblées. Elles tiennent à la nature de l’objet, à la résidence fiscale du vendeur ou à la qualité de l’acquéreur.

Le seuil applicable à certains objets

L’article 150 VJ du CGI prévoit une exonération lorsque le prix de cession ou la valeur en douane n’excède pas 5 000 €. Elle concerne les bijoux et les objets d’art, de collection ou d’antiquité, jamais les lingots ni les pièces classées comme métaux bruts.

  • Principe : le seuil s’apprécie à chaque cession ou exportation, objet par objet.
  • Ensemble cédé au même acquéreur : des éléments vendus séparément à des dates rapprochées peuvent compter comme une seule cession.
  • Acquéreurs distincts : le seuil s’apprécie de nouveau objet par objet.

En pratique, fractionner un ensemble au profit d’un même acheteur ne permet donc pas de rester sous la limite.

Résidence fiscale et volume des ventes

Aucun plafond annuel général de vente d’or ou de pièces d’argent n’exonère automatiquement un particulier. Chaque cession s’examine selon les règles posées plus haut.

Les personnes sans domicile fiscal en France échappent en revanche à la taxe forfaitaire française sur les cessions et exportations visées par ce régime.

Pour un résident français, la vente d’un métal resté dans un pays tiers à l’Union européenne sort de cette taxe. Elle peut toutefois relever du régime des plus-values sur biens meubles, selon les règles de territorialité.

Cessions à des institutions et transferts particuliers

Le même article du CGI exonère les cessions consenties à un établissement portant l’appellation « musée de France » ou à un musée d’une collectivité territoriale. Certaines ventes aux bibliothèques publiques ou aux services d’archives publics en bénéficient aussi.

Le BOFiP admet également, sous conditions, qu’une personne ayant importé ses métaux lors de son installation en France ne soit pas taxée en les exportant au moment de transférer son domicile hors de l’Union européenne.

Qui déclare la vente et dans quel délai ?

La charge de l’impôt et celle des formalités ne pèsent pas toujours sur la même personne. Identifier le bon interlocuteur conditionne le formulaire à utiliser et le délai à respecter.

Intermédiaire et acquéreur assujetti à la TVA

Selon l’article 150 VK du CGI, la taxe reste supportée par le vendeur ou l’exportateur, même lorsqu’un tiers effectue le versement.

  • Un intermédiaire établi en France : participant à la transaction, il peut être chargé du paiement et des formalités dans les cas prévus par la loi.
  • Un acquéreur assujetti à la TVA : établi en France, il peut devenir redevable à défaut d’intermédiaire chargé des démarches.
  • Le vendeur seul : dans les autres cas, notamment une vente directe entre particuliers, il accomplit lui-même les démarches.

La simple présence d’un intermédiaire ne garantit pas qu’il accomplisse ces formalités. Vérifiez son rôle juridique avant la vente.

Formulaires et dépôt après la cession

Sans intervenant chargé des formalités, le vendeur dépose le formulaire 2091-SD, Cerfa n° 11294, dans le mois suivant la cession et paie la taxe forfaitaire à cette occasion. S’il opte pour les plus-values, il dépose le formulaire 2092-SD, Cerfa n° 10251, dans le même délai, avec l’impôt dû.

Ce dépôt d’une déclaration exigible dans le mois ne peut pas attendre la déclaration annuelle des revenus.

Pièces à conserver et risque de retard

L’intermédiaire chargé de la vente peut demander des justificatifs pour identifier le vendeur et établir la propriété du métal.

Les pages officielles des formulaires 2091-SD et 2092-SD affichaient le millésime 2020. Ce millésime ne garantit pas que leurs champs et instructions conviennent à toute cession ultérieure.

Une déclaration omise ou tardive peut entraîner intérêts et majorations. L’article 1728 du CGI prévoit notamment 10 % pour certains retards, et 40 % après une mise en demeure restée sans effet dans le délai prévu. Le taux monte à 80 % dans certains cas particuliers, dont l’activité occulte.

Foire aux questions

Quels documents conserver pour préparer la revente de lingots ou de pièces d’or ?

Un dossier peut réunir la facture nominative, la preuve de règlement, les références du bien ou du lot, les documents de dépôt et les actes de donation ou de succession. Un numéro de lingot ou un emballage scellé aide à relier le métal à son achat. Selon Service-Public, aucune durée de conservation propre à ces justificatifs n’est fixée : les durées connues restent des minimums.

Que se passe-t-il si l’option pour le régime des plus-values est remise en cause ?

Selon le BOFiP, l’option est irrévocable : si elle est remise en cause faute de justificatifs suffisants, la taxe forfaitaire peut redevenir exigible. Calculée sur le prix de cession, elle peut alors être due même en cas de perte.

Comment prouver un achat ou une vente d’or entre particuliers ?

Selon Service-Public, une preuve écrite est obligatoire dès 1 500 € ; une attestation ou un contrat de vente suffit, sans facture professionnelle. Le BOFiP cite aussi le reçu établi par un particulier, la facture d’un négociant et le certificat de vente publique.

Est-ce le bon moment pour vendre de l’or ? Les repères

L’or après la correction : 12e brief

Tout d’abord, voici le brief :  https://samarie-cie.fr/produit/brief-investisseur-12-module-pedagogique-n5-or-post-correction

Un homme assis à une table en bois regarde quelques pièces d’or sur la table.

L’or a corrigé d’environ 25 % depuis son sommet de janvier 2026. Faut-il profiter de cette baisse pour renforcer sa position, conserver son métal précieux ou, au contraire, en vendre une partie ?

Dans ce Brief Investisseur n°12 de Samarie & Cie, nous analysons la situation de l’or après sa forte hausse, et surtout les décisions patrimoniales à envisager pour gérer son or physique dans les meilleures conditions.

Au programme:

📉 Où en est le cours de l’or ? Comprendre les facteurs qui pèsent sur les prix, ceux qui continuent de soutenir le métal jaune et ce que révèle sa tendance de long terme.

🔐 Comment bien conserver son or ? Coffre à domicile, coffre bancaire, gardien professionnel ou ETC adossé à l’or : nous comparons les solutions, leurs coûts, leurs avantages et leurs limites.

💰 Est-ce le bon moment pour vendre ? Pourquoi une vente partielle et progressive peut se justifier, comment déterminer la part d’or à conserver et pourquoi il peut être préférable de vendre par tranches plutôt qu’en une seule fois.

⚖️ Quelle fiscalité lors de la revente ? Taxe forfaitaire de 11,5 %, régime de la plus-value, justificatifs d’acquisition, seuil de 5 000 € pour certains biens et exonération après 22 ans : nous détaillons les règles et les points de vigilance.

🧾 Comment vendre dans de bonnes conditions ? Évaluation de l’or, comparaison des acheteurs, frais, marges et documents nécessaires : les étapes à connaître avant de céder vos pièces, lingots ou bijoux.

Enfin, nous présentons un plan d’action en sept étapes pour inventorier, regrouper, sécuriser et, si nécessaire, vendre une partie de son or tout en tenant compte de son patrimoine et de sa situation fiscale.

L’objectif : passer de la question « Que va faire le cours de l’or ? » à une question plus concrète : comment bien gérer l’or que l’on possède déjà ?

📄 Lire le dossier complet : https://samarie-cie.fr/produit/brief-investisseur-12-module-pedagogique-n5-or-post-correction

Autres modules sur les métaux précieux : 

Des enveloppes et des papiers posés sur une table en bois près d’une fenêtre.

Où placer son épargne : éviter la confiscation par l’État

Sommaire

Savoir où placer son épargne pour éviter une confiscation par l’État suppose d’abord de distinguer trois risques : la saisie légale d’une dette, la faillite d’un établissement et la perte de valeur liée à une crise. L’administration ne peut prélever que dans un cadre précis, chaque placement relève de garanties propres et des recours existent.

Le module pédagogique dédié

Principaux briefs investisseurs dédiés : 

L’État peut-il saisir votre épargne ?

L’État peut saisir une épargne, mais pas de façon arbitraire : la saisie suit une procédure de recouvrement visant une personne précise. Une décision financière éclairée commence par cette distinction, car elle détermine les protections réellement utiles et celles qui ne servent à rien.

Des enveloppes et des papiers posés sur une table en bois près d’une fenêtre.

Saisie légale et limites des placements

Une saisie sert à recouvrer une dette impayée ou une condamnation financière. Elle ne se confond pas avec un prélèvement général sur les dépôts en période de crise. Les biens d’un débiteur restent saisissables même lorsqu’un tiers les détient, à l’exception des biens et sommes que la loi déclare insaisissables.

Dès lors, aucun placement n’offre d’immunité générale, pas même l’assurance vie face aux créanciers ou à l’État. Une donation, un rachat ou un changement de titulaire destiné à organiser son insolvabilité peut être contesté. Une telle manœuvre peut en outre exposer à des risques civils ou pénaux : pour protéger son épargne, la voie légale reste la seule tenable.

Comment réagir à une saisie administrative ?

La saisie administrative à tiers détenteur permet à l’administration de demander à votre banque de lui verser les sommes dues. Dès réception de l’avis, procédez aux vérifications suivantes, puis conservez l’avis et tous vos justificatifs.

  • L’émetteur et la dette : identifiez l’administration à l’origine de l’avis, la nature de la créance et son montant.
  • Les paiements déjà effectués : comparez le montant réclamé avec vos règlements antérieurs.
  • La date de notification : notez-la, car elle fait courir le délai de contestation.

Selon la Direction générale des finances publiques, la contestation écrite doit parvenir au directeur départemental compétent dans un délai de deux mois. Elle peut viser la forme de la poursuite, le montant restant dû, l’exigibilité ou l’obligation de payer. L’administration dispose ensuite de deux mois pour répondre ; faute de réponse satisfaisante, vous avez deux mois pour saisir le juge. Ce recours préalable est obligatoire, ne suspend pas automatiquement la saisie, et seule une mainlevée transmise au tiers détenteur y met fin.

Quelles sommes restent disponibles après la saisie ?

Le solde bancaire insaisissable laisse un minimum disponible sur le compte bancaire saisi, sans protéger tout le compte ni le patrimoine. Certaines sommes restent insaisissables après leur versement si leur origine est justifiée ; pour certaines créances non périodiques, demandez leur mise à disposition avec les pièces requises. En pratique, réclamez à la banque le détail des sommes bloquées, transmettez vos justificatifs et, en cas de refus, une explication écrite peut être demandée avant le recours adapté.

Quelles garanties si une banque ou un assureur défaille ?

La faillite d’un établissement constitue un risque distinct de la saisie, couvert par des fonds de garantie aux plafonds différents. Comptes, livrets réglementés, titres et contrats d’assurance vie relèvent chacun d’un régime propre, qu’il convient de connaître avant de répartir ses avoirs.

Tableau simple montrant des icônes financières et des textes sur fond blanc.

Dépôts bancaires et délai d’indemnisation

Selon le Fonds de garantie des dépôts et de résolution, les dépôts éligibles sont couverts jusqu’à 100 000 € par déposant et par établissement juridiquement identifié. Le plafond ne se multiplie pas par compte ou par marque. Exemple : 60 000 € sur un compte courant et 50 000 € sur un compte à terme dans la même banque.

Ces 110 000 € dépassent alors le plafond ordinaire. Répartir ses dépôts entre établissements juridiquement distincts réduit ce risque, sans empêcher une saisie légale. Le Fonds indique une indemnisation sous 7 jours ouvrables après le constat d’indisponibilité. Certaines sommes issues d’une vente de logement, d’une indemnisation ou d’un héritage peuvent bénéficier temporairement d’une garantie supérieure, si leur origine et leur date de crédit sont établies. Samarie & Cie consacre un dossier au désendettement et à l’épargne bancaire exposée aux faillites.

SupportPlafond de garantieDélai d’indemnisationOrganisme
Dépôts bancaires100 000 € par déposant et par établissement7 jours ouvrablesFonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR)
Titres financiers70 000 € par client et par établissement3 mois, renouvelable une foisFonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR)
Assurance-vie70 000 € par assuré, souscripteur ou bénéficiaire2 mois pour verser l’indemnité au liquidateurFonds de garantie des assurances de personnes

Livrets garantis par l’État

Le Livret A relève d’une garantie spécifique de l’État, distincte de la garantie ordinaire des dépôts. Selon Service-Public, son plafond de versements atteint 22 950 € pour un particulier. Ses intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

Le LDDS bénéficie du même régime de garantie, avec un plafond de versements de 12 000 € selon Service-Public. Il est réservé aux personnes majeures remplissant les conditions légales, et ses intérêts sont également exonérés.

Le LEP complète ce trio : selon Service-Public, son plafond de versements est de 10 000 €, et son ouverture dépend des revenus. Ses intérêts échappent aussi à l’impôt et aux prélèvements sociaux. À noter : la capitalisation des intérêts peut porter le solde d’un livret au-delà de son plafond de versements.

Titres financiers et assurance-vie

Selon le Fonds de garantie des dépôts et de résolution, la garantie des titres est plafonnée à 70 000 € par client et par établissement prestataire. Le délai maximal d’indemnisation est de trois mois, renouvelable une fois, après constat d’indisponibilité par l’ACPR, l’autorité de contrôle prudentiel.

Cette garantie couvre la défaillance de l’intermédiaire, non une baisse du cours des actions, obligations ou fonds détenus. À l’inverse, les espèces d’un compte-titres ou d’un PEA tenu par une banque peuvent relever de la garantie des dépôts, selon leur structure de détention.

L’assurance vie est un contrat d’assureur, non un dépôt bancaire. Selon le Fonds de garantie des assurances de personnes, la garantie générale atteint 70 000 € par assuré, souscripteur ou bénéficiaire pour une même société défaillante. Le Fonds dispose de deux mois pour verser l’indemnité au liquidateur après sa demande, ce qui ne promet aux épargnants aucun retrait immédiat.

Quels placements résistent selon le type de crise ?

En cas de crise financière, la menace change de nature selon le contexte économique : hausse des prix, krach boursier ou remontée des taux. Aucun placement sécurisé ne couvre tous ces scénarios à la fois, et le capital n’est garanti sur aucun support de marché. Il s’agit donc d’associer chaque besoin au support adapté.

Or, livret, obligation montrant chacun un symbole du placement financier.

Inflation et disponibilité des fonds

L’inflation réduit le pouvoir d’achat d’une somme dont la rémunération nette progresse moins vite que les prix, même si son montant en euros reste inchangé. Les livrets réglementés gardent les fonds disponibles, mais ni leur garantie ni leur liquidité n’empêchent cette érosion. Pour les dépenses essentielles, trois critères guident la répartition.

  • L’échéance : la date à laquelle chaque dépense devra être couverte.
  • La liquidité : la rapidité avec laquelle le support se transforme en euros disponibles.
  • Les garanties applicables : le régime qui protège le support en cas de défaillance.

Cette méthode remplace les pourcentages arbitraires par une diversification calée sur les besoins réels. Samarie & Cie aborde cette répartition des risques dans sa sélection de modules sur le cash et les banques.

Krach et hausse des taux

Une obligation d’État est une créance sur un émetteur souverain, non un dépôt garanti. Revendue avant l’échéance, elle peut produire une moins-value, notamment après une hausse des taux. Les échéances longues sont les plus sensibles à ce mouvement.

Ce que les marchés ne disent pas toujours : les obligations d’État ont parfois amorti des baisses des actions, mais les deux marchés peuvent aussi reculer ensemble. Leur association ne garantit donc ni le capital ni le rendement pendant un krach.

Un fonds monétaire détient généralement des titres de dette à court terme, ce qui le rend moins sensible aux taux qu’une obligation longue. Ses actifs, les conditions de marché et ses modalités de rachat interdisent toutefois d’y voir une garantie contre une crise.

Et si vous placiez dans des obligations souveraines LATAM ?

L’or et l’immobilier face aux crises

L’or physique, souvent présenté comme valeur refuge, n’est pas une créance bancaire. Son prix en euros varie toutefois, et sa détention n’empêche pas une saisie légale. Le rendement réel des métaux précieux doit intégrer la prime d’achat, l’écart de prix à la revente, le stockage, l’assurance et la fiscalité de cession. L’or « papier » expose au cours du métal sans possession physique.

Conservé à domicile, l’or échappe à la faillite de la banque du détenteur mais expose au vol et à des limites d’assurance. Il ne constitue pas une valeur sûre en toutes circonstances : une analyse historique citée pour la France relève une perte de pouvoir d’achat entre 1941 et 1948. Quant à l’immobilier, actif réel, sa vente peut être lente et son prix incertain ; frais, travaux, charges, impôts et financement réduisent la valeur mobilisable, et une crise peut accroître vacance et impayés. Avant de placer son argent dans la pierre, ces contraintes pèsent autant que le prix.

Nous consacrerons à l’or notre 12e brief investisseurs à venir. 

Déplacer ses avoirs les met-il à l’abri ?

Transférer des avoirs à l’étranger, dans un coffre ou en espèces modifie leur exposition matérielle, pas leur statut juridique. Chacune de ces options obéit à des obligations précises que le résident fiscal français doit respecter.

Comptes étrangers et obligations déclaratives

Un compte à l’étranger diversifie l’exposition à une banque ou à un système bancaire. Sa protection dépend de la licence de l’établissement, du régime de garantie compétent et de la devise, et il ne fait pas obstacle à une saisie régulièrement ordonnée. Trois obligations encadrent cette détention.

  • Article 1649 A du CGI : déclaration des comptes ouverts, détenus, utilisés ou clos à l’étranger par les personnes concernées.
  • Article 1649 AA du CGI : obligations propres à certains contrats étrangers de capitalisation ou placements assimilés.
  • Formulaires n° 3916 ou 3916 bis : report des références du produit, joint à la déclaration annuelle de revenus.

Selon l’administration fiscale, l’amende atteint 1 500 € par compte étranger non déclaré. Elle est portée à 10 000 € dans certaines situations visant un pays sans convention d’échange d’informations fiscales avec la France. Samarie & Cie propose un module sur l’internationalisation du patrimoine en crise de 13 pages : il traite de la loi Sapin II, du cadre légal et déclaratif, et présente six solutions internationales.

Biens conservés dans un coffre

Un coffre bancaire ou privé protège matériellement certains biens. Son contenu reste toutefois accessible à une procédure judiciaire ou fiscale légalement conduite. Le Code général des impôts prévoit d’ailleurs la déclaration des locations de coffres-forts par les organismes concernés.

La protection effective d’un bien en coffre dépend de sa propriété, du droit d’accès et des conditions de garde. Conservez les justificatifs d’achat et de propriété : ils facilitent l’assurance, la revente et la défense de vos droits.

Argent liquide à domicile ou en déplacement

Garder du numéraire chez soi réduit la dépendance aux paiements électroniques pendant une interruption de service. Cette réserve ne crée aucune protection juridique contre une saisie, et elle expose au vol, à la perte et aux dommages matériels.

Le transport transfrontalier d’argent liquide obéit en outre à des obligations douanières spécifiques. Vérifiez-les avant tout déplacement, quelle que soit la destination.

Foire aux questions

Contester un impôt suffit-il à suspendre la saisie de son épargne ?

Non. Une réclamation contestant le bien-fondé de l’impôt n’interrompt pas, à elle seule, les poursuites. Un sursis de paiement peut être demandé dans les conditions de l’article L.277 du Livre des procédures fiscales. Demander un échéancier ou contester ne signifie pas qu’une mainlevée a déjà été transmise à la banque.

Quel juge saisir pour contester une saisie administrative à tiers détenteur ?

Le juge de l’exécution traite notamment les questions de forme, tandis que certaines contestations portant sur la dette relèvent du juge de l’impôt. Le recours administratif préalable est obligatoire : après une réponse insatisfaisante ou deux mois sans réponse, vous disposez de deux mois pour saisir le juge compétent.

Un virement important est-il automatiquement couvert par la garantie majorée des dépôts ?

Non. Sans conditions réunies, le plafond ordinaire reste la référence. Pour vérifier une garantie temporairement majorée, établissez l’origine de la somme et sa date de crédit, conservez les justificatifs, puis contrôlez les conditions applicables auprès du fonds de garantie et de la banque.

Une femme pointe un graphique en hausse affiché sur une planche accrochée au mur dans un bureau sombre.

Est-ce le bon moment pour investir en métaux précieux ?

Sommaire

Savoir si c’est le bon moment pour investir dans les métaux précieux demande plus qu’un coup d’œil au dernier cours. Il faut situer les prix de 2026 dans leur cycle et distinguer l’or, l’argent, le platine et le palladium, puis fixer la part du patrimoine à leur réserver et la forme de détention. Les coûts et la fiscalité, de l’achat à la revente, complètent le calcul.

Nos principaux modules dédiés : 

Les cours de 2026 justifient-ils un achat maintenant ?

Un cours en repli attire l’œil, mais il ne dit rien du prix d’équilibre. Pour juger le moment, il faut le comparer aux sommets récents, à l’ampleur des corrections et aux facteurs qui font bouger le marché de l’or. L’argent obéit à la même logique, avec des mouvements plus amples.

Une femme pointe un graphique en hausse affiché sur une planche accrochée au mur dans un bureau sombre.

L’or est-il devenu bon marché ?

Selon le World Gold Council, l’once d’or valait en moyenne 3 683 € en septembre 2026. Elle avait perdu 6,5 % sur le mois. Depuis le début de l’année, le recul en euros n’atteint que 0,9 % : le métal reste à un niveau historiquement élevé (voir graphique).

Le record de l’année, à 4 539 € l’once, date du 2 mars, toujours selon le World Gold Council. Un prix inférieur à ce sommet n’est pas pour autant un prix bas. Décider s’il faut acheter de l’or en 2026 suppose donc de replacer le cours actuel dans un cycle complet.

Ce cycle a été heurté. Selon la LBMA, la référence de l’or est montée à 5 501,70 $ l’once le 29 janvier, puis a chuté de près de 27 %. Elle a clôturé juin à 4 026,05 $. Au comptant, le cours de l’or évolue autour de 4 141 $ l’once, après un plus bas de deux mois.

Évolution des cours de l’or depuis 2001 avec régression linéaire et bandes de ±1 et ±2 σ, montrant une forte hausse récente.

Le recul de l’argent annonce-t-il une occasion ?

Le marché de l’argent en 2026 appelle la même prudence. Selon la LBMA, sa référence est passée de 74,870 $ au début du deuxième trimestre à 58,795 $ fin juin, soit une baisse de 21,47 %. En janvier, le cours de l’argent culminait à 118,450 $. Une correction aussi forte ne garantit pas pour autant un prix d’achat avantageux.

Les flux d’investissement ne suffisent pas non plus à protéger un cours. En septembre 2026, l’or a perdu 8,5 % en dollars alors que les produits indiciels adossés au métal recevaient environ 10 milliards de dollars, soit 67 tonnes, selon le World Gold Council. Comme ni l’or ni l’argent ne versent d’intérêt ou de dividende, une longue stagnation après l’euphorie laisse le détenteur sans aucun revenu.

Quels signaux comptent davantage qu’une baisse ?

Selon la Banque de France, l’or réagit aux taux réels, à l’aversion au risque, au dollar et aux achats des banques centrales, sans relation mécanique. Sa réputation de valeur refuge s’exprime surtout lorsque l’inquiétude domine. Côté taux, la BCE affichait au 16 septembre 2026 : 2,50 % pour le dépôt, 2,65 % pour le refinancement. Le prêt marginal se situait à 2,90 %.

L’inflation française est estimée provisoirement à 3,0 % sur un an en septembre 2026, contre 2,4 % en août, selon l’Insee. La Banque de France prévoit 2,3 % en moyenne en 2026, puis 1,9 % en 2027. Elle observe toutefois la protection de l’or plutôt sur 10 à 15 ans : aucun indicateur isolé ne désigne le meilleur moment pour acheter. En complément, le change compte pour un acheteur en euros. Le 7 octobre 2026, le taux de référence de la BCE était de 1 € pour 1,1177 $, un taux informatif et non un prix de transaction.

Quel métal précieux choisir pour son objectif ?

Les quatre métaux précieux ne remplissent pas la même fonction. L’or joue un rôle monétaire, tandis que l’argent, le platine et le palladium se rapprochent davantage des matières premières industrielles. Le choix dépend donc de ce que vous attendez du placement : protection, diversification ou pari sur un cycle.

Quatre lingots et pièces d’or, d’argent, de platine et de palladium alignés côte à côte.

L’or répond-il au besoin de protection ?

L’or tient plus que les autres métaux un rôle de réserve de valeur lors des crises monétaires ou géopolitiques. Samarie-cie le présente comme une protection face à la perte de pouvoir d’achat et aux conflits armés, un rôle développé dans son module pédagogique sur le rôle de l’or. Les achats officiels de 2023 illustrent cet attrait :

  • Chine : plus de 200 tonnes achetées par la Banque populaire de Chine.
  • Pologne : 120 tonnes.
  • Singapour et Libye : respectivement 70 tonnes et 20 tonnes.

Cette demande n’immunise pas le capital à court terme. Sur 1985–2025, pour un investisseur en euros, l’or a offert une performance annualisée de 5 % pour une volatilité de 15 %. Ce point de repère aide à arbitrer s’il faut investir dans l’or ou l’argent, sans prédire les résultats futurs.

L’argent offre-t-il le même profil ?

L’argent métal sert dans l’électronique, le photovoltaïque et les applications médicales. Cette demande industrielle peut soutenir son prix, mais elle l’expose aussi aux ralentissements économiques.

Son marché est plus étroit que celui de l’or et généralement plus agité. De plus, une part importante de sa production provient de l’extraction d’autres métaux, ce qui empêche l’offre de s’ajuster rapidement à la demande.

Sur 1985–2025, investir dans l’argent a rapporté 4,5 % par an, avec une volatilité de 30 %. Sa corrélation avec l’or atteint 0,68 : détenir l’or et l’argent ne procure donc pas deux expositions indépendantes.

Quand envisager le platine ou le palladium ?

Le platine et le palladium suivent les cycles industriels plus que la logique de valeur refuge. Ils entrent notamment dans les convertisseurs catalytiques automobiles, ce qui les rend sensibles aux changements technologiques du secteur. Les cotations actuelles tournent autour de 46,62 € le gramme et 1 450,09 € l’once pour le platine. Le palladium se situe vers 32,05 € le gramme et 996,98 € l’once, des valeurs du métal et non des prix d’achat garantis.

Samarie-cie souligne l’exposition particulière du palladium aux enjeux géopolitiques. Comme pour toutes les matières premières, l’offre pèse sur le prix : une interruption minière peut faire grimper le cours à court terme, une hausse de production produire l’effet inverse.

Quelle place et quelle forme dans le patrimoine ?

Une fois le métal choisi, deux décisions restent à prendre : la part du patrimoine à lui consacrer, puis le support. Ces deux choix déterminent le risque réellement pris.

Quelle part investir sans fragiliser son épargne ?

L’AMF recommande de garder une épargne de précaution et de ne pas consacrer plus de 5 % du patrimoine total à l’or. La Chambre des notaires de Paris cite une fourchette de 5 à 10 %. La bonne part dépend donc de la stratégie de gestion de patrimoine retenue.

Certains modèles vont plus loin. Dans les portefeuilles permanents de Samarie-cie, la part d’or varie selon le profil, des allocations propres à ces modèles et non des seuils universels :

  • Profil prudent : 33,5 % d’or.
  • Profil équilibré : 15 % d’or.
  • Profil dynamique : 10 % d’or.
  • Point commun : l’or sert à diversifier le portefeuille, sans remplacer l’épargne de précaution.

L’ABE Infoservice présente l’or physique comme un placement de long terme, idéalement d’au moins 10 ans. Avant d’acheter, vérifiez qu’une baisse de 20 % ou 30 %, parfois durable, resterait supportable. Ce placement comporte un risque de perte en capital.

Métal physique ou exposition cotée ?

Investir dans l’or physique, sous forme de pièces, lingotins ou lingots, procure une détention tangible. Il faut en revanche garantir l’authenticité, la conservation et la revente du métal. Samarie-cie privilégie les pièces ou les lingots et conseille de choisir les pièces selon leur pureté, leur liquidité et votre profil, collectionneur ou investisseur pragmatique.

À l’inverse, l’or papier évite de garder soi-même le métal. Un ETC sur un seul métal n’équivaut pas à un ETF, fonds coté investi dans un panier d’actifs : structure, émetteur, frais et risque de change sont à examiner. Ni le métal ni un ETC répliquant l’or ne sont des supports PEA ordinaires. Une action minière dépend aussi des gisements, de la dette et de la gestion, et les dérivés ajoutent parfois un levier qui accélère les pertes. Le module pratique sur l’achat de lingots et de pièces de Samarie-cie compare ETF, pièces, lingots, plateformes et actions minières, une grille utile pour investir dans les métaux sans confondre les fonds et le métal.

Comment organiser un achat physique prudent ?

Acheter régulièrement une somme ou une quantité fixe lisse le prix d’entrée après une forte hausse, sans garantir un meilleur rendement. Samarie-cie recommande cette méthode, appelée DCA, par exemple gramme par gramme. Chaque achat suit ensuite les mêmes contrôles :

  • Le produit : vérifiez le poids, la pureté et l’authenticité.
  • Les justificatifs : exigez une facture et conservez-la jusqu’à la revente.
  • Le rachat : renseignez-vous sur les conditions, sachant que la DGCCRF impose un contrat écrit et interdit le paiement en espèces lors d’un rachat par un professionnel.
  • La garde : comparez domicile, coffre bancaire et tiers spécialisé, dont les risques et coûts diffèrent.

En cas de stockage chez un tiers, distinguez la propriété d’un métal identifié d’une simple créance sur l’opérateur. Samarie-cie évoque aussi une conservation hors de l’Union européenne et du système bancaire. Son dossier payant consacré à l’achat d’or traite les questions pratiques d’un premier achat.

Combien coûte l’investissement de l’achat à la revente ?

Entre le cours mondial et la somme finalement récupérée, plusieurs postes s’intercalent : prime, TVA éventuelle, conservation, écart de rachat et fiscalité. Une décision financière éclairée commence par leur addition.

Une pièce d’or stylisée avec trois secteurs montrant une caisse de lingots, un coffre-fort et des flèches de recyclage logo,

Du cours affiché au prix réellement payé

Une cotation donne actuellement 118,04 € le gramme d’or fin, soit 1 180,40 € pour 10 g. Cela représente 3 671,56 € l’once et 118 043 € le kilogramme, une valeur du métal qui n’est pas le prix commercial d’un produit. L’argent cote 1,7171 € le gramme, 53,41 € l’once et 1 717 € le kilogramme, un faible prix qui ne renseigne pas sur le coût d’entrée réel. Une pièce de 20 francs contient environ 5,806 g d’or fin : rapportez son prix total à cette quantité pour mesurer la prime. Transport, assurance, stockage et écart de rachat peuvent s’y ajouter ensuite.

Quelle TVA s’applique à l’achat ?

Selon le BOFiP, l’or d’investissement qui répond aux critères légaux est exonéré de TVA à l’achat en France. Ces critères diffèrent selon la forme du produit :

  • Barres, lingots et plaquettes : masse supérieure à 1 g et pureté d’au moins 995 ‰.
  • Pièces d’or d’investissement : pureté d’au moins 900 ‰ et frappe après 1800.
  • Statut monétaire : la pièce doit avoir ou avoir eu cours légal.
  • Prix plafonné : il ne dépasse pas de plus de 80 % la valeur de l’or contenu.

Cette exonération ne couvre pas automatiquement les lingots d’argent. Sans régime particulier, le taux normal français de 20 % s’applique, et le traitement des pièces d’argent dépend de leur statut. Avant d’acheter de l’or ou de l’argent, vérifiez donc la qualification fiscale du produit.

Quelle fiscalité réduit le produit de la revente ?

Toute vente d’or physique supporte par défaut une taxe forfaitaire de 11 % du prix de vente, plus 0,5 % de CRDS. Le total atteint 11,5 % du prix de cession, quel que soit le montant : une vente de 10 000 € entraîne 1 150 € de taxe avant les autres frais.

Avec des justificatifs de date et de prix d’achat, le vendeur peut opter pour la taxation de la plus-value réelle. Les produits cotés relèvent quant à eux d’un autre régime, selon Bercy, et leur rendement net dépend aussi des frais du support et du courtage.

RégimeBaseTaux globalParticularités
Taxe forfaitaire (métal)Prix de vente11,5 %11 % de taxe et 0,5 % de CRDS, sans seuil
Plus-value réelle (métal, 2026)Gain net37,6 %19 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux ; abattement de 5 % par an dès la 3e année, exonération après 22 ans
Produits financiers cotés (depuis le 1er janvier 2026)Gain31,4 %12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux

Foire aux questions

Faut-il déclarer l’or transporté hors de France ?

Oui, à partir d’un certain montant. Selon les douanes françaises, l’or transporté d’un pays à l’autre doit être déclaré dès 10 000 €, notamment les lingots d’au moins 99,5 % de pureté et les pièces d’au moins 90 %. Au-delà de 50 000 €, vous devez aussi présenter des justificatifs de provenance.

Quelles protections encadrent la revente de métaux précieux à un professionnel ?

Selon la DGCCRF, l’opération de rachat ouvre un droit de rétractation de 48 heures dans les conditions prévues. La DGCCRF recommande aussi de comparer plusieurs professionnels et de vérifier les termes du contrat avant de signer.

Un courtage sans commission rend-il l’investissement dans l’or gratuit ?

Non. Même sans commission, d’autres coûts peuvent subsister : l’écart entre prix d’achat et prix de vente, les droits de garde, les frais du produit, ainsi que les frais de transfert ou de change.