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Treizième dossier et rétrospective 2022 disponibles

Retrouvez notre 13ème dossier, disponible sur le site du Courrier de stratèges ! Après avoir posé les bases de notre stratégie (cliquez ici), puis abordé l’or, les métaux blancs, les matières premières, l’art-investissement, le secteur non coté, les devises étrangères, les actions françaises, les cryptoactifs, les obligations souveraines, l’assurance-vie et l’entreposage physique de l’or, nous consacrons ce premier dossier de l’année, accompagné comme chaque premier dossier du mois de la mise à jour du « baromètre Machabert », au capital naturel (vignobles, forêts, bétail, etc.).

N’hésitez pas à consulter aussi notre 2ème tableau de bord de l’épargnant, disponible gratuitement chaque samedi sur le site du Courrier des stratèges.

Enfin, si vous souhaitez vous procurer ou offrir les 12 dossiers bimensuels parus depuis au second semestre 2022, voici à un prix attractif la rétrospective 2022.

2e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

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N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°12), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : Entreposer son or.

Le prochain dossier va paraître incessamment dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explore des pistes d’investissement dans la nature (vignoble, forêt…), couplées à la mise à jour mensuelle du baromètre de la sécession patrimoniale.

1er tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

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Le prochain dossier paraîtra demain dimanche 08/01 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera des pistes d’investissement dans la nature (vignoble, forêt…), couplées à la mise à jour mensuelle du baromètre de la sécession patrimoniale.

symmetrical view of haussmann buildings in paris

Faut-il vendre son immobilier parisien ? (extrait de Finance & Tic, N°22)

Question aigüe, réponse grave

Avant de répondre avec autant de précision que possible à cette épineuse question, rappelons que l’immobilier demeure un placement fiable sur le long terme (on entend généralement par long terme une échéance supérieure à 7 ans). Si vous êtes propriétaire à Paris (ou en petite couronne) et que votre horizon de liquidité est long, pas de panique, conservez, sauf exception (voir infra) votre bien.

Sur le graphique ci-dessous, on observe une baisse de l’immobilier parisien non seulement prévisible mais déjà à l’œuvre depuis août 2020 (- 4%), avec une accélération depuis l’automne 2021 (11 mois de baisse consécutifs). 38% du parc privé de la capitale est ainsi d’ores et déjà sous les 10 k€ du mètre, si bien qu’il commence à faire sens d’évoquer, ce qui est nouveau pour la capitale française, un véritable effet Baltimore, du nom de cette ville US de l’État du Maryland, frappée d’un « white flight », c’est-à-dire d’un exil vers la périphérie des classes les plus aisées, qui sont, aux États-Unis, massivement blanches. Nous en voulons pour preuve qu’à Paris 90% des logements neufs sont désormais des « logements pour tous » (ex-HLM) : Paris s’est pour ainsi dire vidé de ses classes moyennes, et si l’ouest et l’hypercentre parisiens restent très « gentrifiés », les autres arrondissements de la capitale sont déjà en voie de paupérisation rapide (nord, est, sud).

Le potentiel de baisse pourrait atteindre 15% sur le court et le moyen terme, soit un repli d’une ampleur analogue à la baisse de 2010-2015. Le taux de négociation des prix de vente est déjà à Paris presque 1,5 fois supérieur à la moyenne nationale (3,7% contre 2,69%) et l’écart avec la province voire la grande couronne ne cesse de s’accroître.

Pourquoi cette baisse ?

Deux raisons majeures ressortent : d’abord, et surtout, le « chartalisme », c’est-à-dire le recours indécent à la planche à billets qui, du fait de l’effet Cantillon, fait en premier lieu monter les actifs financiers (bourse) et l’immobilier qui se retrouvent donc depuis la crise des subprimes en économie de bulle ; ensuite, la politique sanitaire et ses confinements (inutiles) à répétition ont suscité un début d’exode urbain vers la grande couronne en Ile-de-France, voire en province, le rapport du Parisien à son logement changeant, tant en termes de superficie que d’espaces jugés indispensables (dédiés au télétravail ou à la détente comme un balcon ou une terrasse).

De fait, la demande a déjà baissé d’environ 10% par rapport à 2019 mais la motivation des acheteurs d’aujourd’hui est beaucoup plus nette.

Concrètement, la remontée des taux plombe déjà de 20% en moyenne la capacité d’emprunt des ménages, ce qui est susceptible d’aggraver la tendance baissière.

Des exceptions importantes

Quatre exceptions notables selon les caractéristiques du bien sont toutefois à intégrer pour savoir si vous êtes concernés par la nécessité de le vendre : d’abord les grandes surfaces, dont le prix ne baisse pas (+0,1%) ; ensuite, les biens de prestige, dont le prix de vente, compris entre 750 K€ et 2 M€, se maintient ; le prix des biens sans défaut ET avec un extérieur (balcon, terrasse, jardin…) est également en hausse, tandis que celui des produits sans défaut MAIS sans extérieur reste stable. Donc, sauf à posséder un bien présentant ces caractéristiques (vaste OU de standing OU sans défaut OU avec un extérieur), auxquelles j’ajouterais volontiers la localisation (hypercentre et ouest), la question de vendre se pose pour vous.

Moralité ?

Plus la vente va prendre du temps, plus les prix vont baisser et ainsi faire paniquer le vendeur…

Sauf besoin urgent de cash (ce qui pourrait plaider le cas échéant pour une vente en viager…) ou si votre bien est réellement menacé par l’effet Baltimore (bien dégradé, petit, mal localisé, plein de défauts, sans atouts, proximité d’un projet municipal voire privé contribuant à dégrader son environnement immédiat comme un centre pour migrants ou drogués), mieux vaut attendre le cycle d’après (entre le prochain retournement haussier et le prochain plus-haut), qui pourrait intervenir après 2025.


Florent Ly-Machabert

24ème tableau de bord de l’épargnant disponible

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Le prochain dossier paraîtra demain dimanche 08/01 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera des pistes d’investissement dans la nature (vignoble, forêt…), couplées à la mise à jour mensuelle du baromètre de la sécession patrimoniale.

Pourquoi votre taxe foncière augmente-t-elle ?

La taxe foncière va grimper d’au moins 3,4% en 2022 

Aujourd’hui, 25% des Français qui ne possèdent pas de logement ne souhaitent pas en acquérir. Selon une étude menée par l’institut de sondage OpinionWay, à la question « Quelles sont les raisons qui vous empêchent de devenir propriétaire ? », 43% des Français ont répondu que les prix de l’immobilier sont trop élevés et 30% que l’apport personnel exigé par les banques est excessif.

Avec la guerre en Ukraine et l’élection présidentielle, les Français n’ont pas forcément la tête à l’immobilier. Ce contexte anxiogène n’incite pas à acquérir un logement. Pourtant, ces dernières années ont prouvé que le secteur pouvait résister à la crise. En 2021, malgré le Covid, le marché a battu un record de ventes : près d’1,2 million. Mais cette année, la liste des points négatifs s’allonge…

D’abord, la hausse des taux de crédit. Il est désormais très rare, voire impossible, d’emprunter à moins de 1,5% sur 20 ans. Les taux moyens avoisinent les 2,2%. Et ce n’est pas fini. Cela équivaut, pour un emprunt de 200 000 €, à une augmentation de plus de 100€ par mois. Un surplus qui vient s’ajouter à une hausse des prix de l’électricité et de l’essence notamment et à une hausse prévue des frais de notaire au 1er janvier 2023…

Côté fiscalité, certes, 80% des Français ne paient plus de taxe d’habitation. Mais, en contrepartie, la taxe foncière augmente. Gelée en 2020, année des élections municipales, les maires ne pouvant pas se faire élire sur des hausses fiscales, la taxe foncière grimpe en 2022. Cette augmentation des prix vient de la nouvelle méthode de calcul de cet impôt local (qui a rapporté plus de 35 Mds € en 2021). Jusqu’en 2017, les valeurs locatives, revalorisées chaque année et servant de base au calcul de la taxe foncière, étaient fixées par le Parlement. Depuis 2018, elles sont indexées sur l’évolution des prix à la consommation qui ne cessent de grimper. Dit autrement, plus l’inflation augmente, plus la taxe foncière s’alourdit.

Pour la seule année 2022, les valeurs locatives ont été revalorisées de 3,4%, a confirmé Jérôme Fournel (Directeur général des finances publiques). Cependant, rien n’interdit les villes, qui fixent ces taux, d’imposer à leurs habitants une hausse encore plus importante. C’est notamment le cas à Strasbourg où la taxe foncière est passée de 1,15% à 4,6%, pour financer des travaux coûteux de rénovation énergétique.

On estime, aujourd’hui, que la taxe foncière peut représenter jusqu’à deux mois de crédit.

Des projets revus à la baisse

Les villes de taille moyenne sont les plus touchées par cette hausse, car elles ont la cote depuis la crise sanitaire. Par exemple, à Angers, elle pesait, avant la hausse des taux de crédit, l’équivalent de 1,5 mois de crédit immobilier (1495 € par an) dans le cas de l’achat d’un bien de 70 m² financé sur 20 ans à 1,1%. Soit un surplus de 125 € à rembourser chaque mois à votre banque !

Pareil à Dijon (119 € en plus) ou à Reims et au Mans (+98 €) où la taxe foncière varie entre 1174 et 1428 € par an. En revanche, l’impact est plus faible à Paris (+62 €), à Lille (+72 €) ou à Lyon (+74 €) où la taxe est plus faible (entre 745 et 892 € par an). Mais les prix immobiliers y sont bien plus élevés…

On ne peut toujours gagner sur tous les tableaux.


Florent Ly-Machabert

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Douzième dossier disponible

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N’hésitez pas à consulter aussi notre 24ème tableau de bord de l’épargnant, disponible gratuitement chaque samedi sur le site du Courrier des stratèges.

23ème tableau de bord de l’épargnant disponible

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N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°11), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : Le point sur l’assurance-vie et premier baromètre de l’épargne.

Le prochain dossier paraîtra demain dimanche 18/12 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera en complément du dossier N°2 des pistes pour l’entreposage de l’or, couplées aux perspectives 2023 du métal jaune.

22ème tableau de bord de l’épargnant disponible

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N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°11), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : Le point sur l’assurance-vie et premier baromètre de l’épargne.

Le prochain dossier paraîtra demain dimanche 18/12 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera en complément du dossier N°2 des pistes pour l’entreposage de l’or.

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Onzième dossier disponible

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N’hésitez pas à consulter aussi notre 21ème tableau de bord de l’épargnant, disponible gratuitement chaque samedi sur le site du Courrier des stratèges.