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Archives 2022

12e tableau de bord de l’épargnant disponible

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°6), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : Investir dans PME-PMI.

Le prochain dossier paraîtra le dimanche 09/10 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera l’achat de devises étrangères pour vous prémunir contre la chute de l’€ (-14% depuis le 01/01/22).

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Porsche : acheter l’introduction en bourse ? [INEDIT]

1ère cotation jeudi 29 septembre 2022

La société de renommée mondiale Dr. Ing. h.c. F. Porsche Aktiengesellschaft (Porsche AG) s’introduit cette semaine en bourse. L’Allemand cherche en effet à lever jusqu’à 9 Mds €, essentiellement pour accélérer l’électrification de ses véhicules et l’investissement dans du capital technologique (nouveaux logiciels). Le prix des actions sera fixé entre 76,50 et 82,50 €, ce qui valorisera l’entreprise de 70 à 75 Mds €. Cela ferait de cette introduction en bourse (IPO dans le jargon) la 3ème plus importante d’Europe !
Les investisseurs privés d’Allemagne, d’Autriche, de Suisse, de France, d’Italie et d’Espagne peuvent participer à l’introduction en bourse qui interviendra ce jeudi 29/09/22. Les actions seront cotées à la place boursière de Francfort (« Börse Frankfurt ; FRA ») sous le code ISIN DE000PAG9113.

« In the beginning, I looked around and could not find the car I dreamed of. So I decided to build it myself. »

C’est la fameuse phrase du fondateur du constructeur des légendaires voitures de sport allemandes en 1931, Ferdinand Porsche. Son fils, Ferry, prendra ensuite la relève.
Depuis, le succès n’a cessé d’être au rendez-vous pour ce fleuron du luxe : 1 million de modèles 911 vendues depuis 1964 (911 millions d’actions seront d’ailleurs émises en hommage au modèle fétiche), belle croissance structurelle, marges opérationnelles solides, expertise technologique exponentielle, essor international impressionnant avec des ventes dans 120 pays et un équilibre géographique parfait (27% US, 29% Europe, 32% Asie, 13% reste du monde), cap des 300 000 livraisons franchi en 2021 dans un contexte pourtant morose, soit 33 Mds € de CA et 7,4 Mds € de résultat (EBITDA).

Faut-il ajouter une ligne Porsche à votre portefeuille d’actions ?

Indéniablement la valorisation envisagée est élevée, de 20 à 25% (HSBC la situait plutôt autour de 50 Mds €), qui plus est sur un secteur en plein brouillard et dans un pays (la maison mère de Porsche est le groupe Volkswagen qui conservera 37,5% des actions, contre 12,5% pour la Holding familiale Piech/Porsche) frappé par une crise énergétique d’anthologie avec une récession à la clef. Mais dans le contexte inflationniste actuel (8% annuel en Allemagne) , un fleuron du luxe automobile comme Porsche figure évidemment parmi les firmes ayant le pricing power qui permet d’encaisser puis de répercuter sur les clients la hausse sans précédent des coûts à la production (+45% en août 2022 sur un an glissant !).

Quatre actionnaires ont d’ores et déjà pris des engagements de souscription : un fonds qatari, le fonds souverain norvégien, le gestionnaire d’actifs du Maryland T Rowe Rice et là holding ADQ d’Abu Dhabi.

Un pari audacieux donc, pour amateur de sensations fortes. Mais c’est ce qu’on recherche chez Porsche, non ?

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Photo by Dante Juhasz on Pexels.com

Florent Ly-Machabert

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Sixième dossier disponible

Retrouvez notre 6ème dossier, disponible sur le site du Courrier de stratèges ! Après avoir posé les bases de notre stratégie (cliquez ici), puis abordé l’or, les métaux blancs, les matières premières et l’art-investissement, nous avons étudié pour vous l’opportunité d’investir dans les PME-PMI (cliquez ici).

N’hésitez pas à consulter notre 11ème tableau de bord de l’épargnant, disponible gratuitement chaque samedi sur le site du Courrier des stratèges.

Nouveau tableau de bord de l’épargnant disponible

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°5), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : L’art-investissement.

Le prochain dossier paraîtra le dimanche 25/09 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera l’investissement dans les TPE, PME et PMI locales.

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Le prochain dossier paraîtra dimanche 25/09 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera l’investissement dans les TPE, PME et PMI locales.

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Qui supporte vraiment l’inflation ?

Question douloureuse mais réponse, hélas, très simple !

Les courbes ci-dessous représentent, en 1980 à gauche et en 2014 à droite, l’évolution des revenus réels, c’est-à-dire corrigés de l’inflation, des plus modestes aux plus riches. La rupture est saisissante, puisqu’en 1980, année qui a connu un taux de croissance annuel moyen des revenus de 2%, on voit clairement que ce sont les plus pauvres qui augmentent leurs revenus le plus vite (+3,5% par exemple pour les 5% de la population les moins aisés, contre une hausse des revenus inférieure à 1,5% pour les 20% les plus riches), alors que 34 ans plus tard, ce sont les 10% les plus aisés qui augmentent le plus, et exponentiellement, leurs revenus (jusqu’à +6% pour le top 1%), tous les autres enregistrant une hausse de leurs revenus inférieure au taux de croissance annuel moyen de 1,4%.

Source : LISC

Non seulement on peut en déduire que les inégalités entre riches et pauvres ont explosé entre les deux dates, mais la situation ne s’est pas arrangée depuis 2014 ! En effet, la politique monétaire expansionniste liée au Covid depuis 2020 (intervenue en réalité pour masquer la nouvelle crise financière qui couvait) a encore aggravé la situation en permettant aux ultra-riches de capter presque toute la « richesse créée », ou plutôt, en l’espèce, toutes les liquidités injectées par la banque centrale et qui sont venues alimenter les marchés boursiers et immobiliers, sur lesquels les riches étaient déjà très investis. 

Par ailleurs, le surplus d’épargne financière des ménages lié à la crise Covid et que nous voyons dans le graphique ci-dessous (avec projections pour 2022-2023) a été capté à près de 80% par les 20% – à  nouveau – des ménages les plus aisés, le reste des ménages français devant immédiatement mobiliser les aides gouvernementales voire leur épargne d’avant-crise pour faire face, notamment, aux confinements successifs.


Ajoutons à cela que la part des dépenses contraintes, qui, comble de malheur, concerne des secteurs actuellement très inflationnistes (l’énergie, l’alimentaire, mais aussi le logement dans une moindre mesure) est d’autant plus grande que les ménages sont modestes : elle est proche de 100% pour les premiers déciles qui ont une propension marginale à épargner quasi nulle et très faible pour les déciles les plus élevés qui se caractérisent par une propension marginale à épargner très grande.

Tout se combine donc actuellement pour continuer à appauvrir drastiquement les classes modestes, ce qui n’augure rien qui vaille pour la paix sociale. Mais il paraît que c’est le petit secret des politiques communistes…       

Florent Ly-Machabert

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Nouveau dossier disponible

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Qu’est-ce que la “pentification”…

… de la courbe des taux d’intérêt ?

On désigne par « pentification de la courbe des taux », « pentification » tout court, voire « pentification des taux », la situation dans laquelle la forme de la courbe des taux d’intérêt obligataires se modifie pour passer d’une courbe concave (pointillé vert dans le graphique ci-dessous, où le financement court terme est moins cher que le long terme) à une courbe convexe voire une droite, du fait du redressement des taux d’intérêt long terme (quadrant en bas à droite).

Nous rappelons ici que le taux d’intérêt, lorsqu’il n’est pas comme aujourd’hui administré par les banquiers centraux, est un prix de marché : celui des fonds prêtables disponibles, mais aussi celui du risque pris par le prêteur et celui du temps, l’épargnant cherchant à compenser son renoncement à la liquidité par l’encaissement d’un taux d’intérêt. Dans ce contexte, il est donc logique que le taux d’intérêt soit une fonction croissante du temps (et du capital prêté), car plus l’investisseur emprunte sur une longue durée, plus le risque de défaut s’accroît et plus le prêteur renonce longtemps à la liquidité de son avoir. Aussi comprend-on mieux que l’autre nom de la pentification soit la « normalisation » de la courbe des taux. Ce phénomène s’observe lorsque les prêteurs exigent une rémunération d’autant plus élevée que l’échéance est lointaine, notamment pour se protéger du risque d’inflation. Toute pentification est donc associée à des anticipations de hausse de l’inflation à terme, ce qui est bien le cas actuellement. Les banquiers centraux sont toutefois contraints par les énormes encours de dettes publiques des pays occidentaux qui ont tous « monétisé le Covid », ce qui les dissuade de remonter les taux directeurs (courts) trop brutalement. Voire de les remonter tout court. L’Histoire dira. 

Y a-t-il donc actuellement pentification ? Non !

Toutefois, les anticipations haussières sur l’inflation sont actuellement neutralisées par les craintes de récession, si bien que la situation dans laquelle le marché obligataire se trouve d’ores et déjà outre-Atlantique est celle d’une “inversion” de la courbe des taux (en gris dans le quadrant en haut à droite), qui traduit que le risque court-terme, du fait de la menace que fait peser une récession hic et nunc sur l’économie américaine, est plus élevé (donc mieux rémunéré) que le risque long-terme. Cette anomalie est même utilisée comme signe avant-coureur de toute récession économique. Actuellement (au 22/08/22), le 2-ans US se rémunère 3,28% contre un 10-ans à 2,97%. CQFD.

Source : Lafinancepourtous.com

Florent Ly-Machabert