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Archives octobre 2023

Trente-deuxième dossier disponible

Retrouvez notre 32ème dossier, disponible sur le site du Courrier de stratèges ! Après avoir posé les bases de notre stratégie (cliquez ici), puis abordé l’or, les métaux blancs, les matières premières, l’art-investissement, le secteur non coté, les devises étrangères, les actions françaises, les cryptoactifs, les obligations souveraines, l’assurance-vie, l’entreposage physique de l’or, la nature-investissement, les SCPI, la pierre et l’immobilier alternatif, les lois de défiscalisation immobilière, la débancarisation en cryptos, la gestion en bon père de famille et l’optimisation successorale, les principales stratégies de désendettement, la situation d’Air Liquide, la fiscalité des cryptos, le mode d’emploi des actions en bourse, l’achat d’or en période de crise et de guerre, la préparation de sa retraite, les banques digitales et autres courtiers en ligne, le Plan d’Épargne Logement (PEL), les ETF, les produits structurés, l’Impôt sur la Fortune Immobilière, les opportunités d’investissement en Inde et les actions et obligations émergentes, nous consacrons ce vingtième dossier de l’année aux opportunités d’investissement au Japon.

N’hésitez pas aussi à consulter notre 38ème tableau de bord de l’épargnant, disponible chaque samedi sur le site du Courrier des stratèges et à rejoindre notre nouvelle chaîne “Stratèges en patrimoine”.

38e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le nouveau site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°31), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : les actions & obligations émergentes.

Le prochain dossier va paraître dimanche 29/10 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera les opportunités d’investissement au Japon. La vidéo de présentation du N°32 est à retrouver ci-dessous.

Great Reset : où en est la voiture électrique ?

Mirage ou réalité ?

J’ai appris au cours d’une récente discussion que le véhicule neuf, toutes motorisations confondues, le plus vendu au monde au premier trimestre 2023 était désormais… la Tesla Model Y, ce que la Une du Figaro en juin dernier allait rapidement confirmer !

Avec 267 000 Model Y vendus, Tesla détrône ainsi le véhicule, pourtant thermique, d’un autre pionnier de l’électrique (avec la Prius) : la Toyota Corolla, dont il ne s’est vendu entre le 01/01/2023 et le 31/03/2023 « que » 256 400 exemplaires dans le monde. Si l’on peut incontestablement saluer un succès pour la firme du milliardaire Elon Musk, doit-on cependant en déduire qu’une « révolution électrique » est vraiment en route ? C’est ce à quoi nous allons tenter de répondre à présent.

Perspectives de la filière électrique dans l’automobile

Mise sur le marché en 2020, la Model Y a pratiquement doublé ses ventes entre 2021 et 2022 (+91%), pour faire encore +67% entre le 1er trimestre 2022 et le 1er trimestre 2023, avec des performances marquées en Chine, aux USA et en Europe (sauf en France où les constructeurs nationaux sont encore préférés par les consommateurs). En nombre de véhicules vendus dans le top-5, c’est cependant Toyota qui s’impose, l’un de ses modèles occupant respectivement la 2e (Corolla donc), la 3e (Hilux), la 4e (RAV4) et la 5e (Camry) place, les pays émergents appréciant particulièrement ces différents modèles, fiables et moins onéreux qu’une Tesla.

Quand on regarde les ambitions des grands constructeurs mondiaux (voir graphique ci-dessous), les plus désireux de développer leurs ventes en électrique sont l’Américain Ford (qui veut atteindre 100% de ses ventes en Europe dès 2026 !) et le Suédois Volvo (50% dans le monde en 2025 et 100% en Europe en 2030).

D’autres sont plus modestes (à moins qu’ils ne soient plus réalistes…), à l’instar d’Honda (40% d’électriques et d’hybrides en 2030), Mercedes (50% en 2030), le chinois BAIC qui produit la low cost Seagull by BYD[1] (50% en 2030), Stellantis (70% en Europe et 35% en Chine et aux USA à horizon 2030) ou encore Volkswagen (70% en Europe et 50% en Chine et aux USA à horizon 2030).

D’autres, enfin, semblent vouloir faire sans, comme Mazda qui n’a présentement qu’un seul modèle électrique et compte n’atteindre 5% de ses ventes en électrique qu’en 2030.

On rappelle que le développement de véhicules électriques ne répond en rien aux enjeux climatiques, car, si, une fois construite, un EV n’émet en effet plus de CO2, sa production en rejette au moins autant (voire plus selon les modèles) que celle d’un véhicule thermique, sans compter les problématiques liées aux terres rares (comme le lithium) nécessaires à la fabrication des batteries. L’actuel PDG de Stellantis, Carlos Tavares, n’a de cesse d’ailleurs de fustiger le « tout électrique », qui ne peut correspondre aux besoins de tous les consommateurs et qui, il le dit clairement, ne peut en rien constituer une baguette magique pour « sauver la planète ».  L’Union européenne, toujours prompte au suicide économique, s’est d’ailleurs déjà logé une balle dans chaque jambe, avec, d’une part, l’interdiction de vendre des véhicules légers thermiques neufs à compter de 2035 et, d’autre part, les sanctions économiques contre la Russie qui ont privé des pays comme l’Allemagne d’une énergie (gaz, pétrole) bon marché pour sa production industrielle, et notamment automobile.   


[1] Qui pourrait prochainement inonder l’UE et les USA à 11 000 $ pièce…

Florent Ly-Machabert


37e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le nouveau site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°31), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : les actions & obligations émergentes.

Le prochain dossier va paraître dimanche 29/10 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera les opportunités d’investissement au Japon. La vidéo de présentation du N°31 est à retrouver ci-dessous.

36e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

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N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°30), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : l’Inde.

Le prochain dossier va paraître dimanche 15/10 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera les actions & obligations émergentes. La vidéo de présentation du N°31 est à retrouver ci-dessous.

35e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le nouveau site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°30), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : l’Inde.

Le prochain dossier va paraître dimanche 15/10 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera les actions & obligations émergentes. La vidéo de présentation du N°30 est à retrouver ci-dessous.

Quelle thérapie de choc pour remonter la pente ?

Nul besoin de revenir ici sur la litanie des maux économiques dont souffre la France. Envisageons en revanche les 7 réformes prioritaires que le prochain Chef de l’État devra mettre en œuvre :

Œ1) Baisser les impôts pour tous les Français

A défaut d’avoir une ambitieuse réforme fiscale qui passerait pas une réduction drastique de la TVA (qui opère une redistribution à l’envers, des plus modestes vers les plus riches, mais qui constitue, et de loin, la principale ressource fiscale de l’État), il faut en finir avec les baisses d’impôts inégales ou en trompe-l’œil : inégales quand elles ne concernent que les ménages les « plus modestes » et jamais ni les classes moyennes, ni les classes aisées, ni les entrepreneurs ; en trompe-l’œil quand elles consistent en la disparition d’un impôt (taxe d’habitation sur la résidence principale par exemple), compensée par l’explosion d’un autre (taxe foncière), quand il ne s’agit pas de la création d’une nouvelle contribution.

2) Réduire les dépenses publiques

Avec l’équivalent de près de 57% du PIB, les dépenses publiques sont très largement excessives en France. Il faut les réduire assez drastiquement, d’autant que le point 1)Œ induit une baisse des recettes fiscales, qui pourra créer un choc positif sur la demande (consommation des ménages et investissement des entreprises). La baisse des dépenses publiques ne doit pas aboutir à une dégradation de la qualité (déjà faible) des services publics : elle doit en revanche permettre leur rationalisation via l’inversion de la pyramide de la masse salariale : dégraisser les administrations centrales (c’est-à-dire les bureaux des ministères) et les services déconcentrés (préfectures, rectorats, etc.), par le non renouvellement sec des départs à la retraite, pour redistribuer l’enveloppe salariale en direction des personnels de terrain qu’on rémunèrera mieux et dont on augmentera les embauches : gendarmes, policiers, enseignants, personnels soignants, magistrats, etc.     

Ž3) Diminuer le coût du travail

Le coût du travail est exorbitant en France, eu égard à l’existence même et au niveau du salaire minimum, qui génère à lui seul une partie tout à fait substantielle du chômage structurel français. Il faudrait idéalement réduire voire supprimer le SMIC et surtout, ce qui est moins explosif, réduire les charges salariales et patronales, qui pèsent, pour les  premières, sur le pouvoir d’achat des salariés et, pour les secondes, sur la capacité des employeurs à embaucher. 

4) Moderniser notre marché du travail

Notre code du travail fait plus de 3000 pages, celui de la Suisse une trentaine ! Il faut considérablement assouplir et simplifier la législation protectrice de l’emploi (LPE) qui fixe les conditions d’embauche et surtout de licenciement des salariés. Autre priorité : supprimer le caractère obligatoire des 35 heures qui, avec l’euro, ont plombé la compétitivité-prix des produits français, en particulier dans l’industrie.

5) Innover massivement tous secteurs confondus

Si le poids du déficit public et de la dette publique dans le PIB est colossal en France, il n’en est rien des dépenses en R&D, qui ne pèsent que 2,3% du PIB. C’est insuffisant pour un pays développé à économie de marché (PDEM), même si nous sommes devant le Canada (1,84%), le Royaume-Uni (1,71%), l’Italie (1,51%) et l’Espagne (1,41%). En revanche, la Suède et la Finlande caracolent en tête avec respectivement 3,49% et 2,91%. Hors Europe, c’est, sans surprise, la Corée du Sud qui décroche la médaille d’or (4,3%), Israël l’argent (4,1%) et le Japon le bronze (3,4%). La Suisse, l’Autriche, le Danemark sont également bien classés. La France n’est que 13ème !

‘6) Faciliter le financement de l’économie

Dans un contexte, plutôt sain, de relèvement des taux d’intérêt par la BCE qui redonne du prix au risque, l’accès au crédit des entreprises pour financer leurs investissements se complique. Le point positif est que seuls les projets vraiment rentables – le contraire des « entreprises zombies » – c’est-à-dire ceux qui actuellement rapporteront plus de 3,3% à échéance 10 ans, sont finançables. Cette situation fait éclater les bulles et assainit un tissu économique drogué à l’argent gratuit (taux zéro voire taux réel négatif) depuis 15 ans. Il faut donc diversifier les voies d’accès au financement, en étendant les réseaux de private equity (non coté) et plus largement le capital-risque.

7) Développer la culture économique des Français

C’est la raison d’être de Samarie & Cie ! La culture économique et financière des Français est mauvaise et l’Etat n’est que trop rarement leur ami. Ils doivent se prendre en mains, se former, se reformer et parfois même se réformer. Il n’est jamais trop tard. Abonnez-vous par exemple à Finance & Tic.

Florent Ly-Machabert