C’est désormais officiel, nous aurons notre propre émission sur la chaîne YouTube DiVizionair, la chaîne YouTube de Me Di Vizio. Un grand merci à Fabrice pour la confiance accordée.
Rendez-vous chaque semaine sur cette chaîne pour y décrypter ensemble, des grands concepts économiques ! Merci à vous d’être présent depuis le début, nous sommes à un tournant majeur de l’institut !
L’ITW#4 est disponible dans son intégralité. Découvrez toute l’interview de Philippe Murer, économiste et auteur, nous avons pu traiter de la BCE, de la réindustrialisation, du libéralisme et bien d’autres thématiques !
En apparence, les années se suivent sans se ressembler, mais…
Avec une performance d’environ 20% au 23 septembre (depuis le 1er janvier 2021), le CAC 40 est en forme et se redresse vigoureusement après l’annus horribilis 2020. Beaucoup de chemin a été fait par l’indice, car, comme le montre le graphique ci-dessous, l’indice parisien n’avait progressé que de 3% environ sur les 2 premiers mois de l’année, avec un mois de février au cours duquel il avait toutefois rebondi de plus de 5,5%. Les autres indices sont dans le sillage, qu’il s’agisse des actions européennes (Euro Stoxx, +17% depuis le 01/01/21) ou de l’un des indices américains (S&P 500, +19%, à un niveau très élevé, presque 2 écarts-type au-dessus de sa droite de régression). L’indice des actions émergentes (MSCI EM) est stable sur la même période. Sans surprise, les autres classes d’actifs sont soit très bien orientées, comme le pétrole, soit en déroute, comme les compartiments obligatoire (en raison bien évidemment de taux d’intérêt historiquement bas voire négatifs), et monétaire (du fait de la monétisation de la crise sanitaire, en € et $ notamment).
Après une mauvaise année boursière (2020), il semblerait donc que, sauf correction majeure qui n’est pas à exclure (le tableau de bord que nous utilisons dans nos Etudes Synthétiques de Valeurs, nos ESV, et que nous venons de mettre à jour fait ressortir un indice CAC40 au-dessus de sa droite de régression, de presque 1 écart-type), l’année 2021 soit une bonne, voire très bonne, année. Le marché actions semble donc performant sur le long-terme, comme nous l’avons toujours annoncé. Mais cela résiste-t-il à une analyse plus poussée ou doit-on prendre en compte d’autres paramètres ?
Source : Bloomberg, iBoxx, AG2R La Mondiale
Performances comparées de l’or et des marchés actions
Pour comprendre la démonstration qui suit, je vous renvoie au 1er graphique de cet article qui montre deux choses : une courbe représentant le ratio du cours de l’indice boursier US S&P500 sur le cours de l’or (cours S&P500/cours or) ; des hachures pour les périodes où, exprimés en or, les dividendes des entreprises de l’indice US en question ont augmenté. Que constate-t-on ?
D’abord, que les deux représentations coïncident parfaitement, c’est-à-dire que lorsque les entreprises US versent plus de dividendes d’une année sur l’autre, alors le ratio {cours S&P500 / cours or} croît aussi, c’est-à-dire, et c’est logique, qu’il valait mieux détenir des actions (actif d’efficacité) que de l’or (actif de rareté).
Ensuite, que le ratio en question oscille autour de 1, avec des périodes où il s’en écarte à la baisse (l’or progresse plus que les actions), et d’autres où il s’en écarte à la hausse (les actions progressent plus que l’or), ce qui nous donne les périodes où il vaut mieux détenir de l’or et d’autres où nous privilégierons les actions.
Mais, sur le long terme, détenir des actions nous livre donc en moyenne la même quantité d’or quelle que soit la période. Or, l’on sait qu’avec 1g d’or par exemple, on fait à peu près la même chose depuis la nuit des temps. On estime ainsi qu’un Napoléon permet depuis toujours de nourrir sa famille environ une semaine. Combiner dans son portefeuille or et actions, dans des proportions qui dépendent de votre profil de risque et de vos besoins, reste donc notre recommandation de base.
Découvrez le second extrait de l’interview de Philippe Herlin sur notre chaîne YouTube !
Retrouvez le point de vue de Philippe Herlin, économiste et auteur, sur sa perception du réchauffement climatique, de la surveillance de masse et sur la conscience de la population.
N’hésitez pas à prendre votre place pour notre prochaine conférence, qui aura lieu vendredi 11 Mars à 20h30 (et non plus 4 Mars) en cliquant ici
La conférence sera également disponible sur le Twitch de la chaîne de Me Di Vizio (cliquez ici).
Le sujet de cette conférence est le suivant : L’économie à l’épreuve du Covid. Nous présenterons cette conférence pour l’association Je ne suis pas un danger, fondée par Me Di Vizio.
Découvrez notre dernière vidéo sur notre chaîne YouTube !
Retrouvez l’ITW#4 de Philippe Herlin, sur notre chaîne. Vous y découvrirez le point de vue de Philippe Herlin, économiste et auteur, sur l’état actuel de l’économie française (BCE, inflation, …)
Norvégien, Ragnar Anton Kittel FRISCH naît dans une famille d‘orfèvres célèbres. Poussé par son père à poursuivre une tradition familiale qui remonte au début du XVIIème siècle, il commence d’ailleurs lui-même comme apprenti orfèvre, avant d’être poussé par sa mère à étudier l’économie à l’Université d’Oslo, où il obtient sa licence à 24 ans. Ayant tôt fait de comprendre que les voyages et la diversité des cultures est une précieuse source d’enrichissements, il se rend en France entre 1921 et 1923 pour y perfectionner ses mathématiques. Il dira d’ailleurs souvent que la France est son deuxième pays. Puis, en 1923, il se rend en Angleterre, séjourne ensuite en RFA (1927-28), aux USA et enfin en Italie, avant de rentrer en Norvège pour y obtenir une chaire de professeur (1931) et de prendre ensuite la direction de l’Institut d’Economie, qu’il gardera jusqu’à sa retraite en 1965. Méconnu de nos jours malgré le prix Nobel qu’il partage en 1969 avec le Néerlandais Tinbergen. Frisch n’a en effet guère œuvré personnellement à faire sortir ses travaux de l’Université d’Oslo, travaux fort mathématisés par ailleurs, ce qui a pu en rebuter plus d’un. Il jouit néanmoins d’une indiscutable stature internationale du fait de :
sa notoriété comme spécialiste de la statistique mathématique (publiant en français dans Compte-rendus de l’Académie des Sciences, 1924-26) ;
son article qui fera date sur les cycles économiques (1933) ;
l’ampleur de son œuvre de plus de 6 500 pages ;
sa contribution décisive à l’institutionnalisation de l’économétrie comme nouvelle branche de l’économie.
Il fondera d’ailleurs en 1931 la désormais célèbre Société d’Econométrie, à laquelle il associe deux ans plus tard la non moins fameuse revue internationale qu’il dirigera jusqu’en 1966 : Econometrica.
Un pionnier de la modélisation quantitative, par ailleurs très éclectique
La communauté internationale a sélectionné plusieurs contributions majeures dans l’œuvre de FRISCH :
1ère contribution : en microéconomie FRISCH a contribué à perfectionner la théorie du consommateur en étudiant les fonctions de demande de façon très poussée, ainsi que les élasticités13 de la demande par rapport aux prix. En matière de théorie du producteur, il a fait progresser l’estimation des fonctions de production et l’étude des mécanismes de substitution entre capital et travail.
2ème contribution : en macroéconomie FRISCH est avec STONE le pionnier des comptes nationaux, c’est-à-dire de la représentation schématique et quantifiée de l’activité économique d’un pays, ce qui explique que la Norvège ait été l’un les premiers pays à adopter une telle approche, qui s’est depuis largement généralisée. Il a également étudié les politiques économiques et le cycle des affaires notamment. La question des points de retournement (donc des « crises » stricto sensu) l’a beaucoup occupé, de même que la recherche de tendances (trend) et d’emboîtement autour d’elles d’une composante cyclique (dite « réelle ») et d’une composante résiduelle (dite « erratique » ou « aléatoire »). Il en déduit la théorie de l’impulsion et de la propagation des fluctuations suivante : on trouve, d’abord, à l’origine de la fluctuation des choix erratiques exogènes ainsi que les grappes discontinues d’innovations schumpétériennes ; puis, contribuent à propager les ondes de choc du cycle l’accélérateur d’investissement, les décalages dans la production des biens et l’imparfaite élasticité de la demande de monnaie et de l’offre ; enfin, il remarque que c’est la production de biens d’investissement (ou intermédiaires) qui est le plus soumise aux fluctuations.
3ème contribution : en économétrie FRISCH a théorisé l’économétrie (créée en 1919 par Pawel Ciompia) qui consiste à tester (notion de « test statistique ») les modèles économiques et a fait progresser l’analyse de la corrélation multiple, en aidant à distinguer la multicolinéarité (c’est-à-dire l’interdépendance des variables agissantes) de la causalité véritable.
4ème contribution : en mathématiques appliquées Enfin, FRISCH fait partie des fondateurs de la programmation linéaire, donnant notamment naissance à une méthode de résolution d’un programme linéaire dite du « multiplexe » et du « potentiel logarithmique », qui permettent toutes deux d’élucider des cas, fort nombreux en économie, où de nombreuses contraintes rendent le problème complexe.
FRISCH apparaît donc bien comme un auteur prolixe et un véritable pionnier, relativement éclectique, dans de nombreux champs à la fois théoriques et appliqués de l’économie.
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L’épisode 3 de notre série ITW se déroule avec Yannick Legendre, de la chaîne YouTube Crypto 1nvest. Nous avons traité, en grande majorité du Bitcoin, mais aussi de l’identité numérique et du Web 3.0.
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Aujourd’hui, nous sommes très heureux de vous annoncer les dates ainsi que les thématiques de nos prochaines conférences, qui auront lieu en Mars et Juillet 2022.
Le 23 Février 2022 :
Redevenir libres et souverains
Pour l’Université d’été Sophia Polis
Le 4 Mars 2022 :
L’économie à l’épreuve du Covid
Pour l’association “Je Ne Suis Pas Un Danger” (Me Di vizio)