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Archives 2023

Quels pays contribuent le plus aux mouvements sur l’or ?

Un rapport du FMI très instructif…

Un récent document publié par le Fonds Monétaire International répond à cette lancinante question des achats et des ventes d’or entre 1999 et 2021. Il liste tout bonnement les 10 plus gros acheteurs d’or au monde et les 10 plus gros liquidateurs. Analysons ce document.

  1. Un top-10 des acheteurs très « BRICS+ »

Le constat est saisissant : sur les 10 plus gros acheteurs d’or sur les 20 dernières années, 9 sont tous des pays membres des BRICS historiques (Russie, Inde, Chine, Mexique), des BRICS+, de futurs ou de potentiels candidats (Arabie saoudite, Thaïlande, Turquie) ou d’anciens satellites de l’URSS (Kazakhstan, Ouzbékistan).

A elles seules, la Russie et la Chine totalisent 51% des transactions d’or depuis 1999 !

Mais quatre autres pays méritent notre attention :

  • Le Kazakhstan et l’Ouzbékistan qui ont accru, de, respectivement, 42% et 21% la part de l’or dans les réserves officielles de leur banque centrale.
  • La Turquie, médaille de bronze des échanges (achats) d’or depuis 20 ans, dont la part d’or dans ses réserves a augmenté de 31% !
  • La Pologne, parce que c’est le seul membre de l’UE à apparaître dans le top-10 des acheteurs (au 9ème rang, juste devant le Mexique). 

Cet état de fait ne peut que confirmer le vaste mouvement de dédollarisation à l’œuvre « à l’Est » qui promet de substituer un panier de devises indexé sur un nouvel étalon monétaire (l’or ? une matière première ? les deux ?) au dollar américain.

  • Un top-10 des vendeurs très « UE »

Le constat n’est pas moins saisissant : hormis le FMI qui a vendu pour 13 M d’onces d’or en 20 ans, les 9 autres vendeurs d’or depuis 1999 sont tous, sans exception, des pays européens, voire de l’UE, voire de la zone euro !

Ainsi :

  • La Suisse est le plus grand liquidateur d’or depuis fin 1999 : près de 50 M d’onces ont été vendues, ce qui a fait baisser d’un tiers la part d’or dans les réserves de la BNS.
  • La France détient la médaille d’argent des ventes d’or, avec presque 19 M d’onces cédées (soit plus de 400 tonnes : merci, notamment, Sarkozy).
  • Suivent les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la BCE elle-même qui a attendu 2023 pour procéder à un rachat d’or (+2 tonnes) dont nous vous avons déjà parlé dans nos colonnes. 

Florent Ly-Machabert


Trente-troisième dossier disponible

Retrouvez notre 33ème dossier, disponible sur le site du Courrier de stratèges ! Après avoir posé les bases de notre stratégie (cliquez ici), puis abordé l’or, les métaux blancs, les matières premières, l’art-investissement, le secteur non coté, les devises étrangères, les actions françaises, les cryptoactifs, les obligations souveraines, l’assurance-vie, l’entreposage physique de l’or, la nature-investissement, les SCPI, la pierre et l’immobilier alternatif, les lois de défiscalisation immobilière, la débancarisation en cryptos, la gestion en bon père de famille et l’optimisation successorale, les principales stratégies de désendettement, la situation d’Air Liquide, la fiscalité des cryptos, le mode d’emploi des actions en bourse, l’achat d’or en période de crise et de guerre, la préparation de sa retraite, les banques digitales et autres courtiers en ligne, le Plan d’Épargne Logement (PEL), les ETF, les produits structurés, l’Impôt sur la Fortune Immobilière, les opportunités d’investissement en Inde, les actions et obligations émergentes et opportunités d’investissement au Japon, nous consacrons ce vingtième-et-unième dossier de l’année aux enchères, notamment immobilières.

N’hésitez pas aussi à consulter notre 41ème tableau de bord de l’épargnant, disponible chaque samedi sur le site du Courrier des stratèges et à rejoindre notre nouvelle chaîne “Stratèges en patrimoine”.

[Hebdo du Courrier] La France En Marche est devenue une France bloquée.

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le nouveau site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°32), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : le Japon.

Le prochain dossier va paraître dimanche 19/11 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera les opportunités des enchères. La vidéo de présentation du N°33 est à retrouver ci-dessous.

[Hebdo du Courrier] “L’inflation c’est fini, et dire que c’était la fille du premier Grand Reset”

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N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°32), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : le Japon.

Le prochain dossier va paraître dimanche 19/11 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera les “bons plans” aux enchères. La vidéo de présentation du N°32 est à retrouver ci-dessous.

Automne 2023 : bilan économique et financier

Les mois passent et la situation générale se tend. Le prix du gaz a bondi (Israël est un gros exportateur de GNL), de même que le pétrole (avant de revenir à ce qu’il était avant les attaques du Hamas le 7 octobre dernier).

L’or, surtout, surperforme (presque) toutes les classes d’actifs, évoluant à nouveau au-dessus de 2 000 $ l’once.

Presque, car Bitcoin écrase tout : +108,53% depuis le début de l’année, dont un rebond de 27% depuis le 12 octobre dernier.   

Le PIB de l’Allemagne poursuit sa descente aux enfers, entraînant peu à peu toute la zone euro dans la récession. Grâce à la profondeur du dollar, les USA s’en sortent à peu près bien (à court terme). 

Mais une autre menace guette la zone euro : celle d’une implosion – façon puzzle – de ladite zone, au fur et à mesure que se tend le « spread » dont vous retrouvez ci-dessus  l’évolution sur les six derniers mois : l’écart entre le taux auquel l’Italie emprunte sur 10 ans et le taux auquel l’Allemagne emprunte sur la même maturité a augmenté de quelque 14% en un peu plus d’un mois : c’est toujours le signe de tensions fortes entre les PIGS (Portugal, Italie, Grèce, Espagne) – l’acronyme désigne les pays du Sud de l’Europe qui ont des comptes publics dans le rouge – et les « frugaux » (Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Danemark), réputés pour leur orthodoxie budgétaire (déficit public maîtrisé voire excédent primaire).

Nous n’avons de cesse dans nos colonnes d’attirer votre attention sur le danger (croissant) qu’il y a à détenir des produits financiers autres que des actions sur le marché européen (donc libellés en €) : liquidez une bonne fois pour toutes vos contrats (donc vos obligations, c’est-à-dire vos assurances-vie placées en fonds euros) et, une fois bien garnis vos livrets d’épargne réglementée (et garantie), diversifiez en suivant les conseils que nous vous prodiguons à longueur de colonnes : abonnez-vous à Finance & Tic, mais aussi à nos dossiers bimensuels dont Samarie & Cie donne l’exclusivité de la diffusion au Courrier des Stratèges, ou encore via notre chaîne YouTube premium commune lancée au début de l’été.

Florent Ly-Machabert


[Hebdo du Courrier] L’incohérence des institutions mondiales, prélude au chaos ?

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Le prochain dossier va paraître dimanche 19/11 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera les opportunités des enchères. La vidéo de présentation du N°32 est à retrouver ci-dessous.

Trente-deuxième dossier disponible

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N’hésitez pas aussi à consulter notre 38ème tableau de bord de l’épargnant, disponible chaque samedi sur le site du Courrier des stratèges et à rejoindre notre nouvelle chaîne “Stratèges en patrimoine”.

38e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

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N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°31), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : les actions & obligations émergentes.

Le prochain dossier va paraître dimanche 29/10 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera les opportunités d’investissement au Japon. La vidéo de présentation du N°32 est à retrouver ci-dessous.

Great Reset : où en est la voiture électrique ?

Mirage ou réalité ?

J’ai appris au cours d’une récente discussion que le véhicule neuf, toutes motorisations confondues, le plus vendu au monde au premier trimestre 2023 était désormais… la Tesla Model Y, ce que la Une du Figaro en juin dernier allait rapidement confirmer !

Avec 267 000 Model Y vendus, Tesla détrône ainsi le véhicule, pourtant thermique, d’un autre pionnier de l’électrique (avec la Prius) : la Toyota Corolla, dont il ne s’est vendu entre le 01/01/2023 et le 31/03/2023 « que » 256 400 exemplaires dans le monde. Si l’on peut incontestablement saluer un succès pour la firme du milliardaire Elon Musk, doit-on cependant en déduire qu’une « révolution électrique » est vraiment en route ? C’est ce à quoi nous allons tenter de répondre à présent.

Perspectives de la filière électrique dans l’automobile

Mise sur le marché en 2020, la Model Y a pratiquement doublé ses ventes entre 2021 et 2022 (+91%), pour faire encore +67% entre le 1er trimestre 2022 et le 1er trimestre 2023, avec des performances marquées en Chine, aux USA et en Europe (sauf en France où les constructeurs nationaux sont encore préférés par les consommateurs). En nombre de véhicules vendus dans le top-5, c’est cependant Toyota qui s’impose, l’un de ses modèles occupant respectivement la 2e (Corolla donc), la 3e (Hilux), la 4e (RAV4) et la 5e (Camry) place, les pays émergents appréciant particulièrement ces différents modèles, fiables et moins onéreux qu’une Tesla.

Quand on regarde les ambitions des grands constructeurs mondiaux (voir graphique ci-dessous), les plus désireux de développer leurs ventes en électrique sont l’Américain Ford (qui veut atteindre 100% de ses ventes en Europe dès 2026 !) et le Suédois Volvo (50% dans le monde en 2025 et 100% en Europe en 2030).

D’autres sont plus modestes (à moins qu’ils ne soient plus réalistes…), à l’instar d’Honda (40% d’électriques et d’hybrides en 2030), Mercedes (50% en 2030), le chinois BAIC qui produit la low cost Seagull by BYD[1] (50% en 2030), Stellantis (70% en Europe et 35% en Chine et aux USA à horizon 2030) ou encore Volkswagen (70% en Europe et 50% en Chine et aux USA à horizon 2030).

D’autres, enfin, semblent vouloir faire sans, comme Mazda qui n’a présentement qu’un seul modèle électrique et compte n’atteindre 5% de ses ventes en électrique qu’en 2030.

On rappelle que le développement de véhicules électriques ne répond en rien aux enjeux climatiques, car, si, une fois construite, un EV n’émet en effet plus de CO2, sa production en rejette au moins autant (voire plus selon les modèles) que celle d’un véhicule thermique, sans compter les problématiques liées aux terres rares (comme le lithium) nécessaires à la fabrication des batteries. L’actuel PDG de Stellantis, Carlos Tavares, n’a de cesse d’ailleurs de fustiger le « tout électrique », qui ne peut correspondre aux besoins de tous les consommateurs et qui, il le dit clairement, ne peut en rien constituer une baguette magique pour « sauver la planète ».  L’Union européenne, toujours prompte au suicide économique, s’est d’ailleurs déjà logé une balle dans chaque jambe, avec, d’une part, l’interdiction de vendre des véhicules légers thermiques neufs à compter de 2035 et, d’autre part, les sanctions économiques contre la Russie qui ont privé des pays comme l’Allemagne d’une énergie (gaz, pétrole) bon marché pour sa production industrielle, et notamment automobile.   


[1] Qui pourrait prochainement inonder l’UE et les USA à 11 000 $ pièce…

Florent Ly-Machabert


37e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le nouveau site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°31), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : les actions & obligations émergentes.

Le prochain dossier va paraître dimanche 29/10 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera les opportunités d’investissement au Japon. La vidéo de présentation du N°31 est à retrouver ci-dessous.