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Archives 2023

36e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

Retrouvez notre dernier tableau de bord de l’épargnant, disponible sur le nouveau site du Courrier des Stratèges, en cliquant ici !

N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°30), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : l’Inde.

Le prochain dossier va paraître dimanche 15/10 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera les actions & obligations émergentes. La vidéo de présentation du N°31 est à retrouver ci-dessous.

35e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

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Quelle thérapie de choc pour remonter la pente ?

Nul besoin de revenir ici sur la litanie des maux économiques dont souffre la France. Envisageons en revanche les 7 réformes prioritaires que le prochain Chef de l’État devra mettre en œuvre :

Œ1) Baisser les impôts pour tous les Français

A défaut d’avoir une ambitieuse réforme fiscale qui passerait pas une réduction drastique de la TVA (qui opère une redistribution à l’envers, des plus modestes vers les plus riches, mais qui constitue, et de loin, la principale ressource fiscale de l’État), il faut en finir avec les baisses d’impôts inégales ou en trompe-l’œil : inégales quand elles ne concernent que les ménages les « plus modestes » et jamais ni les classes moyennes, ni les classes aisées, ni les entrepreneurs ; en trompe-l’œil quand elles consistent en la disparition d’un impôt (taxe d’habitation sur la résidence principale par exemple), compensée par l’explosion d’un autre (taxe foncière), quand il ne s’agit pas de la création d’une nouvelle contribution.

2) Réduire les dépenses publiques

Avec l’équivalent de près de 57% du PIB, les dépenses publiques sont très largement excessives en France. Il faut les réduire assez drastiquement, d’autant que le point 1)Œ induit une baisse des recettes fiscales, qui pourra créer un choc positif sur la demande (consommation des ménages et investissement des entreprises). La baisse des dépenses publiques ne doit pas aboutir à une dégradation de la qualité (déjà faible) des services publics : elle doit en revanche permettre leur rationalisation via l’inversion de la pyramide de la masse salariale : dégraisser les administrations centrales (c’est-à-dire les bureaux des ministères) et les services déconcentrés (préfectures, rectorats, etc.), par le non renouvellement sec des départs à la retraite, pour redistribuer l’enveloppe salariale en direction des personnels de terrain qu’on rémunèrera mieux et dont on augmentera les embauches : gendarmes, policiers, enseignants, personnels soignants, magistrats, etc.     

Ž3) Diminuer le coût du travail

Le coût du travail est exorbitant en France, eu égard à l’existence même et au niveau du salaire minimum, qui génère à lui seul une partie tout à fait substantielle du chômage structurel français. Il faudrait idéalement réduire voire supprimer le SMIC et surtout, ce qui est moins explosif, réduire les charges salariales et patronales, qui pèsent, pour les  premières, sur le pouvoir d’achat des salariés et, pour les secondes, sur la capacité des employeurs à embaucher. 

4) Moderniser notre marché du travail

Notre code du travail fait plus de 3000 pages, celui de la Suisse une trentaine ! Il faut considérablement assouplir et simplifier la législation protectrice de l’emploi (LPE) qui fixe les conditions d’embauche et surtout de licenciement des salariés. Autre priorité : supprimer le caractère obligatoire des 35 heures qui, avec l’euro, ont plombé la compétitivité-prix des produits français, en particulier dans l’industrie.

5) Innover massivement tous secteurs confondus

Si le poids du déficit public et de la dette publique dans le PIB est colossal en France, il n’en est rien des dépenses en R&D, qui ne pèsent que 2,3% du PIB. C’est insuffisant pour un pays développé à économie de marché (PDEM), même si nous sommes devant le Canada (1,84%), le Royaume-Uni (1,71%), l’Italie (1,51%) et l’Espagne (1,41%). En revanche, la Suède et la Finlande caracolent en tête avec respectivement 3,49% et 2,91%. Hors Europe, c’est, sans surprise, la Corée du Sud qui décroche la médaille d’or (4,3%), Israël l’argent (4,1%) et le Japon le bronze (3,4%). La Suisse, l’Autriche, le Danemark sont également bien classés. La France n’est que 13ème !

‘6) Faciliter le financement de l’économie

Dans un contexte, plutôt sain, de relèvement des taux d’intérêt par la BCE qui redonne du prix au risque, l’accès au crédit des entreprises pour financer leurs investissements se complique. Le point positif est que seuls les projets vraiment rentables – le contraire des « entreprises zombies » – c’est-à-dire ceux qui actuellement rapporteront plus de 3,3% à échéance 10 ans, sont finançables. Cette situation fait éclater les bulles et assainit un tissu économique drogué à l’argent gratuit (taux zéro voire taux réel négatif) depuis 15 ans. Il faut donc diversifier les voies d’accès au financement, en étendant les réseaux de private equity (non coté) et plus largement le capital-risque.

7) Développer la culture économique des Français

C’est la raison d’être de Samarie & Cie ! La culture économique et financière des Français est mauvaise et l’Etat n’est que trop rarement leur ami. Ils doivent se prendre en mains, se former, se reformer et parfois même se réformer. Il n’est jamais trop tard. Abonnez-vous par exemple à Finance & Tic.

Florent Ly-Machabert


34e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

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N’hésitez pas à consulter notre dernier dossier (N°28), disponible sur la boutique du Courrier des Stratèges : l’IFI.

Le prochain dossier va paraître dimanche 01/10 dans la boutique du Courrier des Stratèges. Il explorera les possibilités d’investissement en Inde. La vidéo de présentation du N°30 est à retrouver ci-dessous.

L’infiltration en France du Parti Communiste Chinois (PCC)

Alors que la France a vécu sous « passe » sanitaire et que les institutions européennes nous préparent un « passe » carbone, nous voyons fleurir dans la presse des articles sur la généralisation en Occident d’un crédit social du type de celui qui sévit en Chine. Dans cet article, sur la base des travaux d’investigation d’Epoch Times, nous passons en revue les domaines où la France, bon gré, mal gré, s’est fait infiltrer, avec un succès parfois presque total, par le régime chinois.    

Des « rapprochements » scientifiques et hospitaliers

La Direction Générale de la Santé décrit « une coopération ancienne, en renouvellement et extension constants, qui est aussi la plus importante coopération de la France à l’étranger, dans le champ de la santé » et se félicite du fait que « la quasi-totalité de nos CHU ont été jumelés avec 17 grandes villes chinoises »… dont nous rajoutons qu’elles sont très souvent impliquées dans un trafic d’organes prélevés la plupart du temps sur des Ouïghours, par des médecins que nous accueillons ensuite potentiellement sur le territoire français ! L’ambassadeur de France en Chine préfère évoquer, on le comprend, les « près de 3000 chercheurs des deux pays, issus de plus de 600 unités de recherche, [qui] coopèrent aujourd’hui au sein d’une cinquantaine de structures publiques conjointes présentes dans une quarantaine de villes en France et une trentaine de villes en Chine ». C’est ce même ambassadeur qui avait salué l’essor des technologies de clonage à Shenzhen, ville où les premiers bébés génétiquement modifiés sont nés…     

Les instituts Confucius

Laissons la parole au Secrétaire général du ministère de l’éducation chinois : « L’Institut Confucius est une nouvelle cause. Après dix ans de développement rapide, nous avons ouvert 1500 Instituts Confucius et Classes Confucius dans plus de 130 pays. […] Nous avons planté des drapeaux rouges partout dans le monde. » Le message est transparent ! Ou encore le Directeur de recherche sur l’Es-prit révolutionnaire de l’École Normale du Sud de la province de Jiangxi et formateur d’enseignants des Instituts Confucius : « Il faut intégrer l’ADN rouge dans le sang et le transmettre de génération en génération. […] Cela relève de notre responsabilité en tant qu’enseignants. » On compte en France 17 instituts de ce type, dont à Pau dont le maire n’est autre que François Bayrou, un très proche de Macron qui l’a nommé Commissaire au Plan, en charge de penser la France de 2050…   

La France-China Foundation

Managée par un ancien conseiller d’Edouard Philippe, cette fondation est un nid d’anciens premiers ministres : Fabius, Philippe bien sûr, mais aussi Raffarin de très longue date. Sans compter l’ancien ministre des affaires étrangères, Védrine, ou encore quantité de grands patrons, d’Engie, Axa ou encore Mérieux (lequel est à l’origine du célébrissime laboratoire P4 de Wuhan dont s’est très vraisemblablement échappé le Sars-Cov-2). Cette fondation distingue chaque année des « personnalités », parmi lesquels O Véran, des hauts-gradés, des Rothschild, mais aussi, de façon plus surprenante, la compagne d’O Véran, la présidente de Radio France, le rédacteur en chef des Echos, des managers de TF1, de Free, d’Eutelsat, de la SNCF ou encore de Biomérieux ! Politiques français, business, big pharma, médias et Chine, main dans la main ! Sans compter Macron, évidemment.

Des investissements immobiliers massifs ainsi qu’en terres agricoles

Bénéficiant légalement d’aides européennes, des Chinois ont ainsi investi dans notre meilleur foncier agricole et viticole : 1700 ha de terres céréalières dans le Berry, 900 ha dans le nord-est de l’Allier, 165 châteaux et domaines (dont Saint-Emilion et Pomerol), 14% des transactions immobilières parisiennes, etc.     

Un cas emblématique : Huawei

Par ailleurs « partenaire » de l’Opéra de Paris, Huawei, allié étroit de l’armée chinoise, s’est installée en Alsace, pour tenter de vaincre Nokia et Ericsson. Mais la firme, soupçonnée de vouloir installer des relais d’espionnage partout où elle s’implante, a été frappée par de nombreuses sanctions financières, aux USA, au Royaume-Uni, ou encore en Inde. Dossier chaud à suivre…    

Le Paris Santé Campus

En mars 2021, M. Tesnière, qui a été le monsieur Covid du ministère de la Santé en France, a été nommé directeur du projet « Paris Santé Campus », qui, sur 70 000 m², doit devenir le lieu le plus stratégique pour la protection des données de santé françaises et pour l’indépendance stratégique de la France dans le domaine de la santé numérique. Problème, M. Tesnière copilote la France-China Foundation évoquée plus haut et dirige une plateforme de formation médicale dont le Gouvernement chinois est client ! Bienvenue au pays des conflits d’intérêt majeurs !

L’infiltration des écoles d’ingénieurs et le lien avec l’armée

Les « hirondelles[1] » sont nombreuses à Brest, ville qui concentre l’escadre de l’Atlantique, la Force océanique stratégique et, avec la base de l’île Longue, la composante sous-marine de la dissuasion nucléaire stratégique française. Il en va de même d’autres territoires stratégiques français.    

La prise de contrôle de certaines entreprises 

Enfin, depuis 10 ans, l’actionnariat chinois en France s’accroît nettement, avec des prises de contrôle total le plus souvent : l’aéroport de Toulouse-Blagnac, la charcuterie française (Aoste, Justin Bridou, Cochonou), la cristallerie Baccarat, de grandes chaînes hôtelières (Kyriad, Campanile, Première Classe, Golden Tulip), des enseignes de prêt-à-porter pour adultes (Naf Naf, Maje) ou enfants (Z, Catimini, Absorba, Chipie, Lili Gaufrette), le Club Med, quelques marques plus haut-de-gamme (Sandro, Claudie Pierlot, Sonia Rykiel, Lanvin), le parfumeur Marionnaud, les skis Salomon ou encore l’industriel agroalimentaire Saint-Hubert.


[1] Jeunes étudiantes chinoises venues espionner pour le compte du PCC, en jouant de leur charme évidemment ; un rapport confidentiel fait d’ailleurs état d’un « nombre accru de mariages entre militaires basés en Bretagne et d’étudiantes chinoises ».

Florent Ly-Machabert


33e tableau de bord de l’épargnant disponible (2023)

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