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Eric Verhaeghe nous encense !

Merci à Eric Verhaeghe de nous avoir fait confiance pour ce nouveau partenariat. Retrouvez la vidéo d’explication complète sur ce sujet dans son article L’Union Européenne en panique face à un possible effondrement bancaire sur son sol.

N’hésitez pas à nous proposer des thèmes que vous souhaiteriez que nous abordions dans les prochains dossiers payants, ou bien dans les tableaux de bord de l’épargnant, sur le Courrier des stratèges.

Annonce importante !

Nous avons signé un partenariat avec le Courrier des stratèges, un média indépendant, dirigé par Eric Verhaeghe, sur la sécession patrimoniale.

Retrouvez toutes les semaines un article gratuit sur leur site, dont voici le 1er (cliquez ici), avec les conseils patrimoniaux de Florent, sur l’actualité économique pour les épargnants. Mais également un dossier payant toutes les 2 semaines explorant une solution concrète de placement sécessionniste !

L’école autrichienne d’économie

La première école autrichienne

La première école autrichienne d’économie s’est constituée autour de la notion d’« individualisme méthodologique » associée en toute logique à un subjectivisme radical fondant sa théorie de la valeur sur l’appréciation subjective par le consommateur final des coûts de production. Nous sommes ici bien loin de la position d’un Alfred Marshall qui tentait de concilier les coûts, d’une part (l’offre), et l’utilité, d’autre part (la demande). Au sein de cette école, on retrouve K Menger, F von Wieser, E von Böhm-Bawerk, suivis d’une seconde génération autour de L von Mises (voir notre article), J Schumpeter (voir notre article) et F von Hayek. Une 3ème équipe a fini par se constituer autour d’O Morgenstern, F Machlup, P Rosenstein-Rodan ou encore G Haberler.

Hayek & Mises

La seconde école autrichienne

La seconde génération s’est le plus souvent exilée au cours des années 30 : Mises quitte la Suisse en 1938, Schumpeter part aux USA en 1934, Hayek émigre à Londres en 1931, Morgenstern quitte l’Autriche en 1938, Machlup part aux USA en 1931, Haberler en 1932. Cette génération se distingue par une vision « chimiquement pure » de l’économie de marché, en droite ligne de la pensée libérale du XVIIIe s. Elle fait notamment de la rationalité des choix économiques un pilier de ses théories, prenant donc fait et cause contre les gouvernements qui paralysent les vrais prix de marché. Elle plaide systématiquement pour la concurrence et réfute toute 3ème voie entre le planisme et le marché, comme le proposera, d’une certaine manière, l’orthodoxie keynésienne dominante de 1945 à 1973, date à laquelle elle se fracassera sur le premier choc pétrolier…

Mais la seconde école de Vienne trouve aussi son carburant théorique dans la lutte contre les régimes autoritaires qui pullulent en Europe à l’époque : sa haine de l’Etat fort brimant l’individu nourrit son combat contre les idéologies totalitaires, nazie, fasciste, stalinienne. Leur rejet du socialisme est clair chez tous ces dissidents précoces d’une Europe qui bascule très vite dans l’arbitraire, l’extrémisme, l’anti-individualisme, ce qui débouchera sur une authentique phobie de l’Etat les conduisant à formuler des critiques vives y compris à l’encontre des « économies mixtes », sous la forme par exemple du travaillisme anglais, de la planification indicative française, de la social-démocratie allemande ou scandinave.

Ces situations intermédiaires leur apparaissent en effet comme des ersatz de politique économique keynésienne, articulés autour d’un Etat-providence généreux, d’une politique monétaire expansionniste et d’une relance budgétaire ; programmes auxquels la crise de mutation des années 70 mettra un grand coup d’arrêt, portant au pouvoir dans un grand nombre de pays des « libéraux » (Reagan, Giscard, Thatcher). C’est l’époque également où une autre école, monétariste, dite de Chicago, fait florès autour de la figure de M Friedman (auquel nous avons consacré cette rubrique en février 2021) et de son best seller : Les voies de la liberté (Free to choose). L’économie de l’offre (Laffer, Gilder) a désormais le vent en poupe, de même que l’école du Public choice (Tullock, Buchanan) qui se met à critiquer rationnellement l’intervention étatiste, donnant de nouvelles ambitions aux courants de pensée libéraux.

A la fin des années 80, l’école de Vienne et la nouvelle orthodoxie libérale qui s’est substituée au keynésianisme dominateur semblent cependant avoir échoué à fournir les recettes pour sortir de la stagflation. Mises et Hayek semblent toutefois avoir apporté un cadre de lecture d’une insondable fécondité, tant par sa cohérence d’ensemble que par la finesse du modèle d’économie de marché qu’il propose.

Quels titres ont le meilleur “Pricing Power” ?

Sélection diversifiée de 4 price makers pour jouer l’inflation en 2022-2023

Voici une sélection de 4 valeurs ayant un pricing power jugé fort :

Secteur des boissons : Keurig Dr Pepper (USA)

Il s’agit du 3ème producteur nord-américain de boissons sans alcool. Il commercialise des boissons gazeuses, eaux aromatisées, jus de fruits, concentrés et sirops. Le titre a progressé de 44% sur 3 ans. Avec un CA de près de 13 Mds $ et un PER de 26, le groupe, qui emploie 27 000 personnes à travers le monde, capitalise 52 Mds $, dont près de 60% de flottant. Le titre offre un rendement d’environ 2%, soit un dividende annuel moyen sur les 5 dernières années de 1,3€ par action. Quelques marques-phares : Orangina, Schweppes, Canada Dry, Evian.

Secteur pharmaceutique : Unitedhealth Group (USA)

Il s’agit de l’un des premiers fournisseurs US de produits et services de santé.
Le titre a progressé de 127% sur 3 ans. Avec un CA de près de 286 Mds $ et un PER de 26, le groupe, qui emploie 330 000 personnes à travers le monde, capitalise 434 Mds $, dont plus de 99% de flottant. Le titre offre un rendement d’environ 1,2%, soit un dividende annuel moyen sur les 5 dernières années de 3,53€ par action.

Secteur électronique (semi-conducteurs) :

1) ASML Holding NV (Pays-Bas)

Il s’agit de l’un des premiers fabricants mondiaux de matériel de lithographie destiné à l’industrie des semi-conducteurs. Les équipements du groupe sont destinés à l’impression de circuits intégrés sur des plaques très fines de silicium.
Le titre a progressé de 460% sur 3 ans ! Avec un CA de près de 19 Mds $ et un PER de 52, le groupe, qui emploie 29 000 personnes à travers le monde, capitalise 287 Mds $, dont plus de 96% de flottant. Le titre offre un rendement d’environ 0,5%, soit un dividende annuel moyen sur les 5 dernières années de 1,67€ par action.

2) Broadcom (USA)

Il s’agit de l’un des spécialistes mondiaux de la conception, du développement et de la commercialisation de composants et de sous-systèmes analogiques, à signaux mixtes et optoélectroniques (amplificateurs de puissance, filtres radiofréquence, encodeurs, optocoupleurs, émetteurs-récepteurs à fibre optique, etc.).
Le titre a progressé de 170% sur 3 ans. Avec un CA de plus de 27 Mds $ et un PER de 35, le groupe, qui emploie 21 000 personnes à travers le monde, capitalise 219 Mds $, dont plus de 97% de flottant. Le titre offre un rendement d’environ 2,7%, soit un dividende annuel moyen sur les 5 dernières années de 9,82€ par action.

Pour connaître notre décision d’analyste, n’hésitez pas à nous commander une Etude
Synthétique de Valeur à jour (ESV) via notre site web pour choisir le bon moment
d’acquisition de l’un de ces quatre titres.

Nouvelle vidéo disponible !

Le 2nd extrait de notre entretien avec Chloé Frammery (enseignante suspendue) est disponible ! Nous avons pu aborder des sujets passés sous silence, comme le “scientisme”, le “complotisme”, ou l’effondrement de l’Etat de droit.

L’entièreté de l’interview sera disponible lundi 30 Mai. N’hésitez pas à nous faire part de vos retour concernant la vidéo !

Les 9 plus grosses capitalisations mondiales en 2022

Les matières premières en tête…

En tête du classement des 9 premières capitalisations mondiales, l’on trouve, sans grande surprise pour le lecteur assidu de Finance & TIC, 2 métaux précieux et 1 matière première.

Il s’agit bien sûr, d’abord, au rang N°1, de la « relique barbare », de l’or, qui capitalise près de 12 000 Mds $, alors même, rappelons-le au passage, que cet actif ne rapporte rien d’autre qu’une éventuelle plus-value à la revente (pas de coupon, ni d’intérêt, ni de dividende).

Au rang N°7, on trouve son cousin germain, l’argent, à la fois métal précieux et matière première utilisée dans l’industrie (comme l’or mais à plus grande échelle encore). Sa capitalisation mondiale totale s’élève à 1260 Mds $.

Enfin, au rang N°4, on retrouve le pétrole, à travers la plus grosse compagnie pétrolière mondiale, la Saudi Aramco, qui capitalise en bourse la bagatelle de 1887 Mds $.

… suivies de la tech US

Toutes les autres places sont trustées, c’est le cas de le dire, par 5 companies de la tech américaine :
1) Au rang N°2, mais loin derrière l’or, on retrouve Apple, qui capitalise un peu plus de 2800 Mds $ ;
2) Au rang N°3, on retrouve Microsoft, qui capitalise près de 2400 Mds $ ;
3) Au rang N°5, on retrouve Alphabet (Google), qui capitalise un peu plus de 1800 Mds $ ;
4) Au rang N°6, on retrouve Amazon, qui capitalise près de 1700 Mds $ ;
5) Au rang N°8, on retrouve Tesla, qui capitalise plus de 1000 Mds $ ;
6) Au rang N°9, on retrouve Meta (Facebook), qui capitalise aussi près de 1000 Mds $.

Le bitcoin arrive ensuite très vite avec une capitalisation mondiale qui oscille fortement entre 750 et 1200 Mds $.

Forte évolution des classements depuis 1980

Il est frappant, si l’on prend le classement des 10 plus grosses capitalisations boursières (sans les métaux précieux donc) sur chacune des décennies 80, 90, 2000, 2010 et 2020, de voir combien la destruction créatrice chère à J Schumpeter fait bien son œuvre et que les champions d’hier ne sont presque jamais les champions de demain. Vivent la compétition et la concurrence !

1980 : choc pétrolier !

1990 : le Japon conquiert le monde

2000 : la bulle Internet

2010 : le discret avènement de l’Empire du Milieu

2020 : le triomphe de la tech US (et chinoise)

Nouvelle vidéo disponible !

Découvrez le 1er extrait de notre entretien avec Chloé Frammery, hyperactiviste et professeure suspendue. Nous avons notamment traité ici de GAVI, ainsi que du réveil de la population.

L’entièreté de l’interview sera disponible lundi 30 Mai. N’hésitez pas à nous dire quelles personnalités souhaiteriez vous voir sur cette chaîne YouTube !

Connaissez-vous vraiment Schumpeter ?

JOSEPH ALOIS SCHUMPETER (1883-1950)

L’un des plus grands économistes du XXe siècle

Joseph SCHUMPETER naît l’année où meurt Marx. C’est aussi l’année de naissance de J M Keynes dont l’oeuvre et surtout l’aura – passablement usurpée – éclipseront SCHUMPETER de son vivant. Autrichien, fils d’un industriel du textile, il passera sa jeunesse parmi les élites politiques et économiques. Principalement influencé pendant ses études de droit et d’économie à Vienne par ses professeurs Wieser et Böhm-Bawerk, il accepte en 1919 par amitié pour un marxiste (Otto Bauer) un poste de ministre des finances d’un gouvernement socialiste, auquel il ne restera pas très longtemps, retournant rapidement à sa carrière d’universitaire, d’abord à Bonn, puis définitivement aux USA, à Harvard après 1932.

Très travailleur, d’un tempérament pessimiste, SCHUMPETER sait toutefois se faire proche de ses étudiants, parmi lesquels on compte les futurs économistes Stolper, Sweezy ou encore Samuelson.

Un théoricien novateur

Mais ce qui frappe, c’est sa capacité à innover au plan théorique, qui en fait un penseur de la dynamique économique. Il réinterprète les cycles économiques (voir ci-dessous) en y intégrant le progrès technique et le rôle d’une figure centrale dans son approche : celle des entrepreneurs. Il s’interroge surtout dès 1942 sur les chances de survie du capitalisme dans un contexte de diminution de l’esprit d’entreprise et d’innovation.

Historien de la pensée économique, sociologue (notamment des crises de l’Etat), SCHUMPETER a laissé son nom à la dynamique schumpétérienne de l’évolution du capitalisme qui provient de l’innovation portée par la classe entrepreneuriale dont il brosse un portrait psychologique édifiant : « la capacité de voir les choses d’une manière que l’expérience confirme ensuite […] la capacité d’aller seul de l’avant, de ne pas sentir l’insécurité et la résistance comme des éléments contraires […] enfin la faculté d’agir sur autrui ».


Théoricien des temps longs, il a mis comme personne en évidence le principe de « destruction créatrice ». Cette notion, qui est cœur de la compréhension de nombreux phénomènes économiques tant structurels que conjoncturels, de la formation de la croissance au taux de chômage, en passant par les effets du progrès technique qui apparaît en « grappes » et pousse la dynamique de l’offre.

Nous étions présents au séminaire de Gavekal à l’institut de France

Nous étions présents au sein de l’institut de France ce matin pour le séminaire de Gavekal. Au programme, 3 conférences :

  • Nos perspectives d’investissement mondiales
  • Une mise à jour sur les marchés européens
  • Nos dernières recherches sur la construction de portefeuille.

Merci à Gavekal pour ces conférences très enrichissantes, dans des locaux d’exceptions, au sein de l’institut de France !