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L’essor des chatbots dans le secteur de la santé

Une menace ?

Depuis la pandémie, les chatbots ont été utilisés pour communiquer des informations, par exemple, sur le virus, les symptômes, les mesures préventives, les soins personnels, etc. L’année dernière, le Forum économique mondial a réuni une communauté multipartite qui a co-créé « chatbots RESET », un cadre pour régir l’utilisation responsable des chatbots dans les soins de santé.

Plusieurs organisations ont piloté les chatbots. Le pilotage du bot se veut un moyen rapide de valider son contenu en termes de pertinence et de praticité. Les opportunités qui découlent de l’utilisation des chatbots dans les soins de santé sont nombreuses :

  • réduire le coût et augmenter l’accessibilité des soins de santé ;
  • réduire le nombre d’appels sans réponse et alléger le temps de traitement des incidents de santé publique.

L’une des raisons pour lesquelles les chatbots dans le secteur de la santé devraient être régis est la préoccupation d’ordre éthique lorsqu’il s’agit de répondre à un besoin critique sur le plan social, comme les soins de santé, sans intervention humaine.

Quelle valeur ajoutée des chatbots ?

Facilité d’utilisation, pertinence, exhaustivité et organisation des réponses apportées, aide au traitement de la sensibilité des données sont autant d’atouts de cet outil adossé à de l’intelligence artificielle.

Cependant, tous les principes n’étaient pas applicables dans tous les scénarios.   

Sur l’ensemble des entreprises pilotes, toutes sont unanimes concernant la « gouvernance » de cette application. Elle est nécessaire car le domaine est encore relativement nouveau. Par conséquent, les cadres de gouvernance sont indispensables pour combler les lacunes d’une réglementation qui n’a pas encore rattrapé les réalités du développement et du déploiement de produits dans ce domaine en évolution rapide. Par exemple, dans le cadre du Covid, les informations sont constamment mises à jour en raison des recherches en cours et des fluctuations du nombre de personnes infectées. La diffusion et l’accès à des informations objectives provenant de sources validées revêtent donc une grande importance.

La pandémie de COVID-19 a ainsi accéléré la transformation numérique des soins de santé dans le monde. En particulier, il y a une plus grande reconnaissance de la valeur des solutions de santé numériques qui permettent aux patients et aux membres du public de recevoir des conseils médicaux fiables et sûrs à leur domicile, réduisant ainsi le besoin de visites inutiles à l’hôpital.

Le cadre dans son ensemble ne prend pas en compte les différences potentielles de maturité numérique entre les développeurs et les fournisseurs, qui peuvent exister même lorsqu’ils collaborent sur le même projet.

Une maturité numérique plus faible peut entraîner des problèmes avec des attentes réalistes en termes de paramètres de développement/déploiement, tels que la portée et les délais, en grande partie en raison de l’inexpérience de la mise en oeuvre de solutions numériques telles que les chatbots.

Pour conclure, voici les bénéfices réels qui semblent être apportés par les chatbots santé aux différentes entreprises qui les ont expérimentés :

  • La diminution du taux d’appels sans réponse ;
  • Les questions/réponses peuvent être adressées rapidement, à tout moment et indépendamment des ressources humaines grâce à une disponibilité 24h/24 et 7j/7 ;
  • La disparition du temps d’attente et des rappels ;  
  • L’allègement de la charge des employés du centre de services en charge des appels téléphoniques ;
  • La réduction des coûts de personnel du centre de services ;
  • Une prise de décision jugée très bonne. 

En conclusion, nous pouvons rappeler que ni l’IA ni le progrès technologique ne sont en soi bons ou mauvais mais que ce sont les usages qu’on en fait et les fins qu’on sert qui comptent. Si les chatbots peuvent rendre des services sans déshumaniser le secteur où on les implante, alors ils sont une avancée. Dans le cas contraire, passons vite notre chemin.  

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Florent Ly-Machabert

Tout savoir sur les obligations chinoises

Une excellente alternative aux titres de dette occidentaux

Nous vous proposons aujourd’hui un article sur les obligations chinoises, qui, comme le dit la presse mainstream (ci-dessous un titre des Echos d’avril 2021), peut constituer une très bonne alternative à l’ensemble des titres de dette occidentaux présents en abondance dans les fonds € des assurances-vie des Français. L’enjeu est majeur car l’assurance-vie en France capitalise environ 1700 Mds €, dont nous démontrerons dans un prochain numéro qu’ils courent un sérieux danger de spoliation par l’Etat.

A titre personnel, nous sommes positionnés sur une SICAV investie en obligations chinoises à longue duration depuis avril 2021 avec un rendement annuel de plus de 5%. Une analyse fondamentale des titres de dette émis par l’Empire du Milieu permet de discerner :

1) Une droite de régression pentue qui confirme un rendement annuel moyen de 5% depuis 6 ans ;
2) Une valorisation correcte avec un positionnement actuel du cours des titres légèrement sous la
droite de régression.

Comparaison n’est pas raison… mais quand même !

Si l’on rapporte le cours des obligations chinoises à celui de l’or, voici le résultat :

Dans ce graphique, quand la courbe monte, cela signifie que les obligations chinoises font mieux que de l’or et donc qu’il vaut mieux détenir des obligations chinoises et quand elle redescend, c’est l’inverse, l’or faisant mieux que la dette chinoise. On voit clairement que depuis le début de l’année 2020 (tout à droite), on est entré dans une phase où les titres de dette chinoise font mieux de l’or et qu’il vaut donc mieux se positionner sur eux que sur la relique barbare.

C’est pourquoi, dès avril 2020, nous avons mis près de 15% de notre portefeuille en obligations chinoises et qu’elles ont depuis rapporté un rendement annuel de plus de 5%. Il faut, comme vous le savez, compléter cette partie antifragile avec de l’or, une proportion idéale étant 2/3 en dette chinoise et 1/3 en or, même si nous, nous sommes plutôt 50/50. Rappelons enfin que cette partie défensive du portefeuille correspond idéalement à la moitié environ de l’ensemble de vos avoirs financiers (immobilier exclu).

Regardons à présent la performance des titres de dette chinoise au regard de ceux des pays occidentaux qui ont commis cette folie de monétiser le covid en imprimant de la monnaie comme des fous.

D’abord, contre le 10-ans américain :

Sur les 20 dernières années, si la performance globale des deux titres est comparable (ce qui est déjà un exploit pour le 10-ans chinois), le titre de dette chinoise présente une volatilité moins forte que le 10-ans US, une amplitude entre le point haut et le point bas plus faible et un écart-type plus faible aussi. Voilà donc bien un actif antifragile.

Contre le Bund, le titre de dette allemand, la comparaison est saisissante sur les 3 dernières années : tandis que le 10-ans chinois progresse de 25% (soit 7,7% de rendement annuel moyen), le titre allemand ne fait rien (+2,5% sur la période soit 0,8% par an !!). Il y a un facteur 10 entre les rendements annuels moyens respectifs ! La faute aux taux d’intérêt réels négatifs en Allemagne, qui ruinent progressivement les retraités allemands, mais aussi hollandais et scandinaves.

Concrètement ?

Si vous souhaitez faire l’acquisition de titres de dette chinois, il vous faut acquérir des parts d’un fonds
investi en de telles obligations. Des courtiers comme Boursorama en proposent de nombreux (siglés « RMB » pour l’autre nom du yuan, le renminbi), avec des tickets d’entrée variables, souvent autour de 2 000€. Au sein de nos équipes, notre choix s’est tourné depuis le printemps 2020 vers un fonds HSBC mais la société Gavekal en propose également.


Conformément à la législation française, nous ne pouvons formuler dans le cadre de notre activité de
presse de recommandations plus précises.

Florent Ly-Machabert